Un flic
Acteurs
Avec Alain Delon, Richard Crenna, Catherine Deneuve, Riccardo Cucciolla, Simone Valère, Jean Dessailly, Paul Crauchet, André Pousse, Valérie Wilson, Michael ConradPitch
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Acteurs :
- : Edouard
- : Simon
- : Cathy
- : Paul Weber
- : la femme de Paul
- : l'homme distingué
- : Morand
- : Marc Albouis
- : Gaby
- : Louis Costa
Equipe du film :
Dates :
- : 04/10/72
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Français
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Bandes annonces
Thèmes
Ils en parlent
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La Saison...
" ... Sans doute Melville rêve-t-il de Bresson, d'un Bresson à l'américaine, bien sûr, avec spectacle et tra-la-la. Mais chez Bresson, chaque plan est "chargé" : chaque entrée de champ, chaque panoramique, chaque travelling, chaque regard dégagent une électricité propre qui nous dépayse. Melville se veut spectacle : chaque plan, chaque regard etc... sont signifiants, certes, mais de quoi ?... D'une anecdote trop souvent banale. Nous apparaît alors la disproportion énorme entre l'aventure proposée et l'apparât, psychologique ou métaphysique, dont l'entoure Melville (...) poussant à l'extrême la mégalomanie, il tente de donner une dimension tragique à un fait divers qui n'en demandait pas tant, en appelle au dérisoire avec une telle compoction que la mise en images devient grandiloquente (...)
Dans ce tête à tête Melville-Melville, les acteurs ont toutes les peines du monde à existe : ils promènent leurs carcasses en attendant que ça se passe. Les jouent le masque, la femme l'abbsence hiératique (c'est le plus mauvais rôle de Catherine Deneuve). Seul le travesti, gâté par une vraie scène, parvient à jouer un peu la comédie."
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Ecran
"... un ballet de spectres, un bel objet inanimé, un cadavre prêt pour l'embaumement. Les mots n'ont plus grand sens, les gestes sont ceux d'automates, le décor n'est qu'un grand désert bleuâtre, fonctionnel, inexpressif comme un sapin de Noël. Des vitres s'abaissent lentement dans leurs glissières, des valises s'ouvrent et s ferment, des êtres à la démarche de somnambules hantent des rues vides. Ce n'est plus la jungle de l'asphalte, c'est la paix du cimetière (...)
Nous pressentons alors ce qu' Un flic aurait dû être, et que le Melville que nous aimons aurait pu faire : un blues desespéré, la quête d'une paix introuvable, le désarroi de l'homme en proie au démon de la technicité, la mort souhaitée par tous comme un ultime refuge. De tout cela nous n'avons ici - mais peut-être était-ce, après, tout, le propos - que la dérision."
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Le Monde
" Derrière les personnages d'Un flic, on ne découvre guère que le vide. Cinéaste du comportement, Melville veut ignorer la psychologie. mais il tombe ici dans le schématisme pur et simple. C'est peu de dire que ses héros n'ont ni passé ni avenir. Leur présent même nous échappe (...) Reste le style de Melville, cette écriture elliptique au grain serré dont la sécheresse frôle parfois le maniérisme (...) On aimerait pouvoir écrire qu'Un flic est une quintessence du cinéma melvillien. ce n'en est malheureusement qu'un pastiche."
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Le Canard enchaîné
" J.P. Melville a perdu son second souffle, son dernier film ne valant pas tripette. Occupé à nous donner du suspense à tout prix, il se moque de la plus approximative des vraisemblances tout en étant méticuleux sur les détails. ça commence par un hold up. Où ça ? Sur une plage de l'Atlantique, hors saison, quand il n'y a plus personne mais où, par miracle, une banque est restée ouverte -et bourrée de fric. On ne sait pour quels clients, sinon Melville et son équipe. Tout le reste est du même tonneau (...) Ce rien du tout est bien ficelé et interprété. Au salon de l'Emballage, il mériterait un Oscar."
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Combat
" ...l'écriture de Melville me fascine par son lyrisme, son élégance glacée, son refus de céder aux modes, quel que soit le sujet. Derrière l'intrigue parfaitement agencée de Melville, il y a toujours eu des personnages passionnants et une réflexion au second degré, où l'auteur s'abandonnait à ses nostalgies. Cette fois, le charme est rompu et la beauté du détail n'arrive pas à faire oublier l'absence de crédibilité du sujet (...)
La force du propos devant précéder la simple virtuosité, on ne peut trouver dans Un flic le souffle de naguère. C'est un Melville de la main gauche, un objet de luxe ostentatoire, une déception qu'il faudra s'empresser d'oublier."
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France-Soir
" Nourri des grands moments d cinéma policier américain, Jean-Pierre Melville a jugé suffisant de mettre bout à bout des morceaux de bravoure pour faire un film qui subjuguerait le spectateur au point de lui faire oublier d'insupportables longueurs, de flagrantes invraisemblances et des truquages indignes de lui (...)
Melville (...) ne s'est jamais caché de fuir la réalité pour arriver à une vérité de l'état second, qui est celle des vrais artistes. Mais quand, comme ici, la machine s'alourdir, tout passe plus difficilement.."
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Libération
" Un flic est un film qui devrait interdire qu'on exerce sans rougir le métier de critique (quel critique peut se vanter d'avoir défendu ce film en son temps ?) ou celui de journaliste, qui ne consiste au fond qu'à mettre des jolis mots autour d'une fiche de police. Melville met juste quelques images un peu ternes, un peu passées autour d'une tragédie policière quelconque (...) A l'image, un homme comme on n'en voit plus, Alain Delon, flic aphasique mangé par son imperméable Quelques mois plus tard, il sera mangé par les murs dans Le Professeur (Zurlini), étrange jumeau du dernier Melville. Delon n'a pas la grâce féminine du Samouraï, cette frime oiselière pour crétins américains. Il oublie même d'être Delon, c'est dire. Ne pas pleurer à ce film serait une vraie faute de goût. Pleurer sur quoi ? A vous de voir.
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Libération
" Entre ce film et moi, c'est une histoire d'amour qui n'en finit pas; Au moindre plan, c'est le flash, l'éblouissement. Comme si le film avait changé de chemise depuis la dernière fois (...) Il me met mal à l'aise, ce film. J'ai parlé à voix haute sans m'en apercevoir ? Tu l'as déjà dit, me dit le film. Je sais, je lui dis, Melville aussi. Melville quoi ? Il me met mal à l'aise avec ses yeux d'insomniaque et son Stetson de pédé (...) Je dis, Melville, c'est rigueur et rétention. C'est ça, dit le film, Melville est le Bresson du polar. Il est mieux que ça, je dis, il a de belles manières. Tu me fais plaisir quand tu dis ça, répond le film, les yeux mouillés. Tu pleures ?, je lui dis. Il ne répond pas. Je suis le dernier Melville, on m'a insulté à ma sortie, tu me rends ma dignité. Il remet son feutre sur sa tête et me fait un signe de l'autre coté du trottoir. On va se revoir, Caporal, je dis. Je le regarde du coin de l'oeil. Il pleure encore."















Vous en parlez
Delon/Deneuve quand même! Deneuve assez effacée malheureuesement, c'est un film de mecs. Ce film est plein de mystères... ça doit être pour ça que les critiques n'ont pas beaucoup aimé.