Films

Useless{Wuyong}

Réalisation

Acteurs

Avec Ke Ma

Pitch

Canton, un jour lourd et étouffant. Un ventilateur électrique soulève les jupes suspendues à un fil de fer et révèle les visages des ouvrières d’une usine de textile. Au milieu du bruit tonitruant des machines à coudre, les ouvrières paraissent incroyablement calmes sous les néons fluorescents. Les vêtements qui vont bientôt quitter l’usine seront expédiés vers des clients inconnus. De même, l’avenir de chacun de ces visages le long de la ligne de production semble bien flou. En trois mouvements distincts (trois circuits de fabrication de vêtements), le réalisateur de "Still Life" et "Platform" filme la Chine de demain et celle d'hier à travers un documentaire à la beauté calme.

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Acteurs :

Equipe du film :

Dates :

Informations techniques :

  • : Couleur
  • : Long metrage
  • : Français

Bandes annonces et photos

On vous en parle

  • Pourquoi je crée des vêtements "inutiles"...

    La créatrice de mode Ma Ke est l'un des personnages que suit le réalisateur Jia Zhang-Ke dans son documentaire Useless. Elle explique comment elle en est arrivé à ce concept de "Wu Yong" qui pourrait se traduire par "inutile", "sans intérêt"....

    Lire la suite

Ils en parlent

  • Télérama

    Télérama

    " Dans un coin, Jia Zhang-ke filme en se faisant le plus discret possible. Useless est surtout un film d'écoute. Et d'exploration : dans le troisième volet, Jia Zhang-ke nous transporte dans une petite ville poussiéreuse de la province du Shanxi, plus particulièrement dans l'échoppe d'un tailleur. Le réalisateur observe alors les gestes de l'arti­san, recueille les témoignages de quelques clients.
    Il s'agit ici d'une Chine plus traditionnelle, qui s'ajoute à celle de la production à grande échelle et à celle de Ma Ke, créatrice internationale qui montre à Paris ses collections. Voilà comment, de motifs en motifs, Jia Zhang-ke tisse (lui aussi !) une allégorie composite de son pays, à bonne distance des choses et des gens, antithèse exacte des reportages télé."

    Jacques Morice, Télérama
  • L'Humanité

    L'Humanité

    " En un long travelling latéral très doux, on peut dire attentif, la caméra longe de l’extérieur le mur d’un hangar aux larges fenêtres. Vapeur des fers électriques, visages baissés vers l’ouvrage, ce hangar est un atelier de repassage. Puis on pénétrera dans d’autres ateliers, de coupe, de couture, robes parfaitement identiques suspendues à des cintres qu’une femme soulève. Toujours les mêmes robes droites et des visages différents. L’attention, toujours, pour chacun d’eux, jeunes, souvent très beaux, regard d’un homme qui lève les yeux de son fer à repasser pour regarder droit la caméra, sourire esquissé d’une ouvrière quittant sa machine à coudre. Et sans un mot : une paisible beauté, plaisir de promener la caméra en des lieux qui, ainsi parcourus lentement, paraissent voués à l’harmonie, symphonie du travail.
    Les premiers mots, on les entendra au dispensaire de la zone industrielle numéro 5 de Chine du Sud à Canton où furent filmés ces ateliers. Ils disent les migraines, la fatigue jusqu’à l’épuisement, les yeux qui ne veulent plus voir, la maladie. Plus d’harmonie, la destruction : des corps usés s’allongent sur des lits de camp, dans l’attente de la consultation.
    Ainsi commence Useless, de Jia Zhang-Ke, qui, de la même distance, sans intervenir autrement que par sa façon de regarder un lieu, passe de la description « objective » d’une situation à la mise en cause de ses conséquences, à leur critique. Démarche impressionnante, car c’est tout ce film qui avance ainsi, de l’observation à la prise de distance en trois mouvements souplement enchaînés, à l’image de ces mutations d’un pays, la Chine, où cohabitent, avec un présent ouvert au monde, une très ancienne culture et de non moins vieilles et tenaces habitudes (...)
    C’est un portrait d’une remarquable justesse qu’une fois de plus il donne de la Chine, en ayant l’air de ne pas y toucher, de simplement montrer au spectateur. Montrer, c’est vite dit : par la mise en rapport des trois mouvements du film, par la construction interne de ces mouvements, il dit assez, lui, où il est : aimant tous ses personnages jusque dans leurs contradictions et portant un regard critique sur la société."

    Emile Breton, L'Humanité
  • Les Inrockuptibles

    Les Inrockuptibles

    " C'est calmement cinglant, et paradoxalement, de cet univers âpre le cinéaste parvient à extraire de la beauté. "

    Serge Kaganski, Les Inrockuptibles

Vous en parlez

  • 27/04/11 | rayonvert75
      8/10

    Très beau témoignage que ce documentaire. Par contre, il est anormal que UNIVERCINE fasse payer 5 euros pour une diffusion à l'image si mauvaise.
    C'est d'autant plus dommageable que Jia Zhang-Ke a pour habitude de proposer des oeuvres aux images superbes.

A propos de

  • Jia Zhang-Ke

    Issu du cinéma underground chinois, Jia Zhang-Ke explose à la Mostra en 2006 avec Still Life et débarque à Cannes en 2008 pour 24 City.

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Affiche

Useless

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  •  (1 GB)

Notes

8/10

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  • elPoto au sujet de : L'Art de séduire

      2/10

    Personnages caricaturaux, acteurs assez moyens, métier de psy ridiculisé, style bobo-branchouille : aucun intérêt.