Useless{Wuyong}
Réalisation
Acteurs
Avec Ke MaPitch
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Acteurs :
Equipe du film :
- : Lik-wai Yu
- : Jia Zhang-Ke
- : Giong Lim
- : Jia Zhang-Ke
- : Jia Zhang-Ke
- : Zhang Yang
- : Memento Films
- : Xstream Pictures
- : China Film Association
Dates :
- : 06/02/08
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Français
Bandes annonces et photos
Bandes annonces
Thèmes
Ils en parlent
-
Télérama
" Dans un coin, Jia Zhang-ke filme en se faisant le plus discret possible. Useless est surtout un film d'écoute. Et d'exploration : dans le troisième volet, Jia Zhang-ke nous transporte dans une petite ville poussiéreuse de la province du Shanxi, plus particulièrement dans l'échoppe d'un tailleur. Le réalisateur observe alors les gestes de l'artisan, recueille les témoignages de quelques clients.
Il s'agit ici d'une Chine plus traditionnelle, qui s'ajoute à celle de la production à grande échelle et à celle de Ma Ke, créatrice internationale qui montre à Paris ses collections. Voilà comment, de motifs en motifs, Jia Zhang-ke tisse (lui aussi !) une allégorie composite de son pays, à bonne distance des choses et des gens, antithèse exacte des reportages télé." -
L'Humanité
" En un long travelling latéral très doux, on peut dire attentif, la caméra longe de l’extérieur le mur d’un hangar aux larges fenêtres. Vapeur des fers électriques, visages baissés vers l’ouvrage, ce hangar est un atelier de repassage. Puis on pénétrera dans d’autres ateliers, de coupe, de couture, robes parfaitement identiques suspendues à des cintres qu’une femme soulève. Toujours les mêmes robes droites et des visages différents. L’attention, toujours, pour chacun d’eux, jeunes, souvent très beaux, regard d’un homme qui lève les yeux de son fer à repasser pour regarder droit la caméra, sourire esquissé d’une ouvrière quittant sa machine à coudre. Et sans un mot : une paisible beauté, plaisir de promener la caméra en des lieux qui, ainsi parcourus lentement, paraissent voués à l’harmonie, symphonie du travail.
Les premiers mots, on les entendra au dispensaire de la zone industrielle numéro 5 de Chine du Sud à Canton où furent filmés ces ateliers. Ils disent les migraines, la fatigue jusqu’à l’épuisement, les yeux qui ne veulent plus voir, la maladie. Plus d’harmonie, la destruction : des corps usés s’allongent sur des lits de camp, dans l’attente de la consultation.
Ainsi commence Useless, de Jia Zhang-Ke, qui, de la même distance, sans intervenir autrement que par sa façon de regarder un lieu, passe de la description « objective » d’une situation à la mise en cause de ses conséquences, à leur critique. Démarche impressionnante, car c’est tout ce film qui avance ainsi, de l’observation à la prise de distance en trois mouvements souplement enchaînés, à l’image de ces mutations d’un pays, la Chine, où cohabitent, avec un présent ouvert au monde, une très ancienne culture et de non moins vieilles et tenaces habitudes (...)
C’est un portrait d’une remarquable justesse qu’une fois de plus il donne de la Chine, en ayant l’air de ne pas y toucher, de simplement montrer au spectateur. Montrer, c’est vite dit : par la mise en rapport des trois mouvements du film, par la construction interne de ces mouvements, il dit assez, lui, où il est : aimant tous ses personnages jusque dans leurs contradictions et portant un regard critique sur la société." -
Les Inrockuptibles
" C'est calmement cinglant, et paradoxalement, de cet univers âpre le cinéaste parvient à extraire de la beauté. "












Vous en parlez
Très beau témoignage que ce documentaire. Par contre, il est anormal que UNIVERCINE fasse payer 5 euros pour une diffusion à l'image si mauvaise.
C'est d'autant plus dommageable que Jia Zhang-Ke a pour habitude de proposer des oeuvres aux images superbes.