" ... un tableau effrayant de l'enfer familial, de l'impossibilité d'y survivre, de l'impossibilité de s'en détacher (...) et pourtant, c'est drôle. Parce que chaque acteur est d'une justesse hallucinante dans son rôle; parce que cette accumulation de détails réalistes, nous fait déraper, l'air de rien, dans une espèce de chronique sociale délirante et fantasmatique."
Fabienne Pascaud, Télérama
"... le film devient éblouissant et comme benoît d'horreur. A travers ses escaliers tout en clair-obscur, que l'on ferme,ses couverts et ses papiers peints, Tilly filme formidablement le manoir qui implose, la gangrène un rien bunuelienne qui ronge les masques.
Il part dans le fond des mêmes personnages qu'un Chatilliez, mais là où ce dernier, en forçant le trait, l'amadoue (et le vend comme une pub), Tilly dégraisse, mine de rien, le même trait jusqu'àla zébrure, jusqu'à l'effroi. C'est beaucoup moins charmant mais beaucoup plus probant."
Jean-Pierre Thibaudat, Libération
" La charité du regard n'est guère une caractéristique de l'écriture de Tilly. Son théâtre s'est toujours voulu et affirmé grinçant, grimaçant , sans complaisance envers les personnages qu'il fait s'agiter.
De
Charcuterie fine à
Y'a bon Bamboula, il s'est ainsi toujours attaché à montrer, à exposer en pleine lumière et sans aucun jugement, toute les faiblesses, toutes les petitesses, toutes les bassesses de la nature humaine (...)
Loin du Brésil, expressément écrit pour le cinéma (...) apparaît plus comme un film douloureux que cruel (...) Tilly ne cesse de pointer les égoïsmes de chacun, les lâchetés misérables de tous (...) les petits conformismes qui paralysent, les innombrables compromis qui étouffent, les minuscules comédies que l'on se joue à soi-même et qui défigurent (...) Il nous offre en prime de découvrir une Emmanuelle Riva aussi formidable qu'inattendue."
Didier Roth-Bettoni, La Revue du cinéma