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Pour chanter, debout devant son écran, en écoutant les balles siffler...

"The Wind That Shakes the Barley", titre original du film de Ken Loach est un reel, une danse irlandaise traditionnelle, mais aussi une ballade pour laquelle le poète Robert Dwyer Joyce né en 1836 et marqué par les premières guerres contre les Anglais a écrit des paroles de résistance et de révolte. Les voici. Parce qu'en Irlande, la musique et la poésie furent des armes aussi puissantes que les fusils.

The Wind that shakes the barley

I sat within the valley green, I sat me with my true loveMy sad heart strove the two between, the old love and the new loveThe old for her, the new that made me think on Ireland dearlyWhile soft the wind blew down the glen and shook the golden barley

'Twas hard the woeful words to frame to break the ties that bound usBut harder still to bear the shame of foreign chains around usAnd so I said, "The mountain glen I'll seek at morning earlyAnd join the bold united men," while soft winds shake the barley

While sad I kissed away her tears, my fond arms round her flickingThe foeman's shot burst on our ears from out the wildwood ringingA bullet pierced my true love's side in life's young spring so earlyAnd on my breast in blood she died while soft winds shook the barley

I bore her to some mountain stream, and many's the summer blossomI placed with branches soft and green about her gore-stained bosomI wept and kissed her clay-cold corpse then rushed o'er vale and valleyMy vengeance on the foe to wreak while soft wind shook the barley

But blood for blood without remorse I've taken at Oulart HollowAnd laid my true love's clay cold corpse where I full soon may followAs round her grave I wander drear, noon, night and morning earlyWith breaking heart when e'er I hear the wind that shakes the barley.

 

Ce qui donne en français :

Je me suis assis dans la vallée verte, je me suis assis avec mon véritable amourMon coeur triste est tiraillé entre les deux, l'ancien amour et le nouvel amourL'ancien pour elle, le nouveau qui me fait penser très cher à l'IrlandeAlors que doucement le vent souffle dans la vallée et secoue l'orge doré

Il fut difficile de formuler les mots douloureux pour briser les liens qui nous liaientMais encore plus difficile de supporter encore la honte des chaînes étrangères sur nousEt donc j'ai dit, "La vallée montagneuse je chercherais tôt le matinEt rejoindrais les hardis hommes unis", alors que des vents doux secouent l'orge

Alors que triste j'embrassais ses larmes, mes bras affectueux autour d'elle tremblotantDes rafales de tir de l'ennemi sifflant à nos oreilles depuis les boisUne balle transperça mon véritable amour dans le jeune printemps de sa vie, si tôtEt sur ma poitrine ensanglanté elle mourut alors que des vents doux secouent l'orge

Je l'ai porté à un ruisseau de montagne, où se répandent les fleurs d'étéJ'ai placé des branches douces et vertes sur sa poitrine tachée de sangJ'ai pleuré et embrassé son corps froid comme l'argile puis rué par monts et par vauxMa vengeance contre l'ennemi à détruire alors que des vents doux secouent l'orge

Mais le sang pour le sang sans remords j'ai pris à Oulart HollowEt couché le corps froid comme l'argile de mon véritable amour que je pourrais bien rejoindre très viteAutour de sa tombe j'erre morne, à midi, la nuit et tôt le matinAvec le coeur brisé comme jamais j'entends le vent qui secoue l'orge.