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Une rue, un roman et un film...

Brick Lane est une rue située à l'Est de Londres, qui a une histoire bien particulière. Laquelle rejoint le coeur du roman de Monica Albi où une jeune immigrée du Bengladesh arrive pour se marier. Quant au fim, il inclut une donnée nouvelle : la perspective de l'attentat du 11 Septembre...

Une rue...

Brick Lane est une rue située à l’est de Londres, dans l’ombre des tours dédiées au business de la City, dont l’origine remonte à l’Empire Romain. La rue est le coeur symbolique du film et comme son histoire, c’est un lieu en constante transformation. Depuis quatre siècles, Brick Lane est le refuge des immigrants, et les différentes communautés ont laissé leur marque dans le quartier au fil du temps.

Depuis la fin des années 50 et le début des années 60, la rue est devenue le coeur de la plus grande communauté bengalie en dehors du Bangladesh, originaire en grande partie de la région de Sylhet. Le quartier a toujours été un refuge pour les persécutés de tous horizons. Pour échapper aux persécutions des Catholiques en France durant les XVIIe et XVIIIe siècle, beaucoup de Huguenots se sont installés à Spitalfields, près de Brick Lane. Les Huguenots étaient de bons artisans et tisserands, ces riches réfugiés se construisirent de nouvelles maisons au style architectural bien particulier. Plusieurs d’entre elles peuvent encore être vues dans les rues autour de Brick Lane, et en particulier dans Fournier Street.

A la fin du XIXe siècle, une nouvelle vague d’immigrants juifs fuyant les Pays-Bas, l’Allemagne, la Russie et la Pologne s’est installée à Brick Lane et en a fait le centre de la communauté juive et de la confection textile. Vers la fin des années 1950, les premiers hommes bengalis sont venus pour travailler dans les usines de confection autour de Brick Lane. En prospérant, ils ont fait venir leurs familles et ont installé une nouvelle communauté à Brick Lane.

Un roman...

C’est en 2003 que Monica Ali publie son premier roman, Brick Lane, paru en France l’année suivante sous le titre Sept mers et treize rivières. A sa sortie, le livre est salué par la critique et sera par la suite nommé de nombreuses fois pour des récompenses au Royaume-Uni et à l’étranger.

Son histoire raconte avec réalisme la vie d’une jeune immigrée originaire du Bangladesh venue à Londres pour se marier. Elle y est confrontée à un monde complètement étranger, et le récit prend la dimension d’une histoire universelle sur la vie, l’amour, les différences culturelles et le dépassement de soi. En lisant le roman, la productrice Alison Owen a tout de suite été attirée par cette histoire et a pensé à Sarah Gavron pour la réalisation. Celle-ci avait déjà lu le roman qu’elle adorait : « L’histoire de cette jeune femme à la recherche d’une identité et d’une place dans le monde était racontée avec beaucoup d’intelligence et d’émotion, dit elle. Le scénario était très prometteur.

Les personnages sont très complexes et différents. Chanu est assez didactique. Il a beaucoup d’humour alors que Nazneen est plus réservée et sophistiquée.

De son côté, Karim est un jeune homme sûr de lui et sensuel. Leur rencontre est un vrai choc des cultures. Un thème important du film était aussi cette idée qu’il y a dans la vie deux types d’amour : l’amour-passion capable de changer toute une vie, et celui plus discret qui se construit chaque jour davantage. Nous avons ensuite essayé de rester très fidèles à l’esprit du livre, mais il était impossible de tout inclure.

Les 500 pages du roman se focalisaient sur les pensées intimes de Nazneen, il fallait condenser tout cela sans perdre ce qui fait l’intérêt de l’évolution du personnage. Nous avons donc dû faire des choix difficiles.

Un film...

Après plusieurs versions, nous avons décidé de réduire la trame chronologique du roman à la seule année 2001 avec quelques flashbacks et des passages pour retracer le passé des personnages. 

Nous avons fait ce choix car c’est vraiment en 2001 que tout commence, lorsque Nazneen voit sa vie transformée par Karim. » La scénariste Abi Morgan ajoute : « Nous souhaitions enfin nous focaliser sur le parcours de cette femme vers sa propre identité. L’histoire pouvait se dérouler en 2001, et les événements du 11 septembre pouvaient d’une certaine façon refléter le monde intérieur de Nazneen et les changements qui se font en elle. Nous avons suivi une trame finalement assez simple : elle débute au printemps dans les couleurs chatoyantes du Bangladesh natal de Nazneen et se termine dans la froideur et la blancheur hivernales de Londres. »

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