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Serait-ce le drame de sa vie qui a conduit Kenji Mizoguchi a dédier son cinéma aux femmes ? L’histoire est connue : tombé dans une extrême pauvreté, le père du cinéaste a vendu sa sœur aînée à une maison de geishas. Marqué par cette expérience, Mizoguchi n’a cessé de mettre en scène des prostituées hautes en couleur, amantes monnayées et marginalisées par les conventions, mais aussi des fiancées humiliées et des épouses bafouées. Autant de femmes en quête d’indépendance, et sacrifiées, à travers le regard desquelles Mizoguchi s’est livré à une critique résolument moderne des mœurs de son époque, pour une œuvre colossale qui le place aux côtés d’Ozu, Naruse et Kurosawa dans la dynastie des grands maîtres japonais.

Oyuki la vierge (1935)

Adapté de la nouvelle Boule de suif, Mizoguchi illustre, comme Maupassant, toute l’hypocrisie d’une société par le prisme de ses tabous et de ses marges considérées comme honteuses. Elles sont ici symbolisées par la figure de la prostituée - personnage emblématique du cinéma de Mizoguchi qui constellera son œuvre jusqu’à son dernier film, Rue de la honte - malmenée par des notables, détenteurs d’une respectabilité de surface.

L'Élégie d'Osaka (1936)

Mizoguchi retrouve Isuzu Yamada, grande actrice japonaise de l’époque et sa nouvelle comédienne fétiche, qui incarnait Oyuki la vierge. Elle interprète ici Ayako, jeune femme poussée dans les bras de son patron par les problèmes d’argent de sa famille. En se sacrifiant, elle embrasse une infamie que personne ne lui pardonnera… Un mélodrame puissant et à nouveau une étude de mœurs acide de la part de Mizoguchi.

Les Sœurs de Gion (1936)

À travers le destin de deux geishas, Mizoguchi scrute les changements à l'œuvre dans le Japon de l’entre deux guerres, entre tradition et modernité. L’une reste fidèle à son souteneur désargenté et aux codes de sa caste, tandis que l’autre tente de s’en affranchir. Ces deux femmes, aux prises avec le poids des carcans sociaux et des hommes, se retrouvent en tout cas liées par la même prise de conscience amère de leur condition, la même noirceur qui infuse dans tout le cinéma de Mizoguchi.

Les Contes des chrysanthèmes tardifs (1939)

Adapté du roman de Shôfu Muramatsu, le film retrace la trajectoire d’un acteur de kabuki, censé prendre la relève de son père, et de la passion naissante qu’il entretient avec la nourrice de sa famille. Mizoguchi puise dans le Japon de la fin du XIXe siècle la critique d’une société corsetée par les différences de classes et de genres, avec en point d’orgue le destin tragique d’une femme. Présenté à Cannes dans sa version restaurée en 2015.

Cinq femmes autour d’Utamaro (1946)

Mizoguchi conte l’histoire d’Utamaro Kitagawa, peintre du XVIIIe siècle qui a mêlé de façon intime son art et sa relation aux femmes. Tout comme le cinéaste, faisant de son biopic une forme d’autoportrait. Kinuyo Tanaka, égérie de Mizoguchi qui apparaît également chez Ozu et Naruse, interprète Okita, le modèle favori du peintre connu de tout Kyoto et victime d’un amour sans retour...

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