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Après nous avoir apeurés au début des années 2000 avec quelques pépites de j-horror, Kiyoshi Kurosawa a décidé de nous émouvoir, sa filmographie prenant un tour inattendu. Un de plus. Avec Real et Vers l'autre rive, le cinéaste continue de se jouer des codes du genre pour y infuser une puissante dose de romantisme. L’amour toujours, fantastique ou science-fictionnel, est au programme de ce week-end.
 
Real (2013)
 
Un drame peut en cacher un autre… Kurosawa enchevêtre espaces et récits en s’amusant avec une technologie imaginée qui permet de voyager dans l’esprit d’une personne. Un homme, Koichi, plonge dans le subconscient de sa compagne Atsumi, dans le coma depuis un an, pour expliquer sa tentative de suicide. Au fil des allers-retours entre l’intime de sa moitié et la réalité, Koichi perd pied, et nous avec, une inquiétante étrangeté envahissant subtilement le film, jusqu’à le dévorer tout à fait. L’esthétique, chargée d’une surbrillance suspecte qui vient frapper des décors lisses et peuplés d’êtres désincarnés (les zombies philosophiques), lorgne du côté du jeu vidéo pour renforcer cette sensation de virtualité. Kurosawa se permet tous les excès pour fragiliser la réalité et dénouer un récit tortueux centré sur un trauma originel. Avec autant de culot que de tendresse, le cinéaste passe Freud à la moulinette Inception. Présenté en sélection officielle au festival de Locarno en 2013.
 
Vers l’autre rive (2015)
 
Toutes les histoires de fantômes ne sont pas forcément effrayantes, la preuve avec ce film hanté et sensible. Chaque apparition de spectre est l’occasion de scènes bouleversantes, à commencer par celle de Yusuke, disparu en mer 3 ans auparavant, qui revient auprès de sa femme pour l’emmener dans un échappée nostalgique. Pas de sursaut de terreur, ni de cri d’horreur, car les fantômes, profondément ancrés dans la culture japonaise, sont ici le symbole d’une réconciliation avec ce qui ne peut plus être rattrapé, ni évité. Le deuil est un long cheminement vers l’apaisement, vers le souvenir et c’est à cette acceptation joyeuse et mélancolique de notre condition mortelle que nous invite Kurosawa. Sa réalisation, d’une infinie délicatesse, fait danser la lumière et les éléments, joue des profondeurs de champs pour faire fusionner les vivants et les morts, les plaisirs terrestres - l’amour, les gyozas, la musique - et la marche de l’univers. Un enchantement proprement fantastique. Prix de la mise en scène à Un Certain regard à Cannes en 2015.

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