Les Revenants
Acteurs
Avec Géraldine Pailhas, Jonathan Zaccaï, Frédéric Pierrot, Marie Matheron, Djemel Barek, Dan Herzberg, Catherine Samie, Saady Delas, Catherine Salvini, Victor GarrivierPitch
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Acteurs :
- : Rachel
- : Mathieu
- : Gardet
- : Véronique
- : Isham
- : le soldat
- : Martha
- : Sylvain
- : la psychiatre
- : le maire
Equipe du film :
- : Robin Campillo
- : Stéphanie Léger
- : Martin Wheeler
- : Robin Campillo
- : Olivier Mauvezin
- : Mathieu Menut
- : Agnès Falque
- : Jeanne Lapoirie
- : Robin Campillo
- : France 3 Cinéma
- : Haut et Court
- : Gimages Développement
- : Haut et Court
Dates :
- : 27/10/2004
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Français
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Thèmes
Ils en parlent
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Cahiers du Cinéma
" Images vertes et ocre pour caméra infrarouge. Poésie anonyme des exposés, off puis in, qui introduisent certaines discussions à la mairie. Saisissante contre-plongée sur l'enfant se relevant sans un bleu après défenestration. Merveilleux effet spécial des morts s'évanouissant sur le marbre granulé de leur tombe.
Toutes ces prouesses gravitent autour d'un foyer où brûle le coeur des Revenants : moins le deuil que le "deuil du deuil", le défi d'accueillir à nouveau ceux qu'on croyait à jamais disparus. Coeur sans doute hors d'atteinte, sujet à peu près intraitable - sauf à imposer cette discipline de froideur et de neutralisation des affects qui étouffe par endroits de premier long métrage , sans rien retirer toutefois à sa puissante singularité..." -
Positif
" La qualité majeure des Revenants réside dans ce ton singulier, qui déboussole car il ne correspond en rien à ce qu'on a déjà vu (les morts ne sont pas agressifs) ni à ce qu'on pourrait attendre : le retour ne provoque pas la fête (...). Il est au contraire source de tristesse, de doutes, de mal-être.
La question qui parcourt le film est celle de la coexistence des communautés et elle est assez évidemment métaphorique : l'insertion de l'autre, la différence qu'on accepte d'autant mieux qu'elle se tient à distance, la tolérance pour un mode de vie singulier renvoient bien sûr le spectateur à sa propre société, à une actualité souvent douloureuse. Les dortoirs pour accueillir les morts sont une évocation subtile des camps de réfugiés d'ici ou d'ailleurs (...) tandis que les belles séquences qui voient les revenants se réunir la nuit ont une double fonction dramatique (elles augmentent la tension) et métaphorique ( si l'on accepte l'autre, est-on prêt à accepter ses habitudes, ses croyances, son esprit communautaire ?).
Une troupe de comédiens impeccables donne corps à ces réflexions qui auraient pu sembler artificielles et théoriques (...); Quelque part sur le chemin immense qui éloigne Sous le sable des Body Snatchers de Siegel, Les Revenants marque les débuts saisissants d'un cinéaste maître dans l'art de créer une atmosphère"
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Le Monde
" Voici un objet rare - un film français fantastique (...) - dont les créateurs affirment la singularité dès les scènes d'exposition. Film fantastique cartésien, Les Revenants se traîne un moment entre les termes de sa contradiction avant de retrouver sa voie pour un finale spectaculaire et inévitable."
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Elle
" Le cinéma japonais (...) et les films de science-fiction américains nous ont habitué à des déferlements réguliers de morts vivants (...), mais les cinéastes français (...) n'ont jamais déliré sur ce thème. (...) Il faut savoir gré à Robin Campillo de l'avoir traité avec un parti pris de réalisme forcené, qui s'impose dès la première scène et n'en finira plus de distiller une inquiétante étrangeté."
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Le Monde
" Robin Campillo trouve un ton discrètement satirique qui donne à sa critique des discours dominants une violence inattendue, celle-là même que les films de zombies mettent directement en scène..."
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Libération
" Cette histoire invraisemblable, ce retour en marche des morts-vivants (...) surgit au centre d'un récit qui terrorise le naturalisme en lui inoculant le virus de l'étrange, ou, à l'inverse, il montre comment une idée malade résiste à la platitude du réel. Le résultat, clinique, effrayant, nous convient (...)
Les Revenants ne sont pas qu'une métaphore sur le sida (...). C'est davantage le récit, presque mythologique, d'une sensation, d'un état sans repère, tout ce qui est né d'années et d'années de flou (...) C'est un film qui se voit plutôt comme une plongée en anesthésie.
Souverainement, celle-ci se fait du côté des vivants, de ceux à qui est posée la colle de cet inopiné retour et qui ne savent toujours pas s'ils doivent en rire ou en pleurer(...) Le jeu intériorisé de Géraldine Pailhas est d'autant plus beau qu'il est tout en accord avec la lumière du film, véritable banquise échouée sur une plage d'été. A ce degré d'inquiétude, cette photo tranchante mériterait un article à elle seule, la lumière devenant ici la première actrice du film. Elle n'est pas juste réfrigérante, elle accuse le monde vivant tout entier..."











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