Oslo, 31 août {Oslo, 31. august}
Acteurs
Avec Anders Danielsen Lie, Hans Olav Brenner, Ingrid Olava, Øystein Røger, Johanne Kjellevik Ledang, Petter Width Kristiansen, Kjærsti Odden Skjeldal, Renate ReinsvePitch
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Acteurs :
- : Anders
- : Thomas
- : Rebecca
- : David
- : Johanne
- : Petter
- : Mirjam
- : Renate
Equipe du film :
- : Joachim Trier
- : Joachim Trier
- : Eskil Vogt
- : Pierre Drieu La Rochelle
- : Jakob Ihre
- : Andrew Windtwood
- : Ellen Dæhlie Ystehede
- : Jørgen Stangebye Larsen
- : Olivier Bugge Coutté
- : Gisle Tveito
- : Torgny Amdam
- : Ola Fløttum
- : Yngve Sæther
- : Hans-Jørgen Osnes
- : Don't Look Now
- : Motlys
Dates :
- : 29/02/12
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Norvégien
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Bonus
Ils en parlent
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Le Nouvel Observateur
Adapter Le Feu follet, de Drieu La Rochelle, dans le Oslo des années 2000, un demi-siècle après le chef-d’œuvre de Louis Malle, on peut dire que Joachim Trier voit grand. Et pourtant Oslo, 31 août s’en tient à une sobriété formelle qui confine ici à la modestie la plus noble, le cinéaste se contentant de suivre sagement les grandes lignes du film qui l’a précédé. Ce qui fait sa force (une mise en scène douce, fluide, élégante) mais aussi sa faiblesse (un petit côté scolaire, enfant sage, qui érode un peu l’intensité du récit). Reste la brillante prestation d’Anders Danielsen Lie, version 2.0 de Maurice Ronet : plus filiforme, presque anguleux, plus sec aussi dans son maniement de la déprime.
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Les Inrockuptibles
Une seule journée dans un film, cela peut paraître long, mais ça permet à Oslo, 31 aoûtde prendre tout son temps pour regarder un spectacle d’une triste beauté : les derniers feux de l’été, la flamme d’une existence qui vacille. Cette patience autorise un autre luxe, un beau moment : capter, dans un parc, une conversation d’une dizaine de minutes entre Anders et un vieil ami sur leurs trajectoires respectives. Comme si la vie du film en dépendait.
Joachim Trier double son film d’un bel hommage à Oslo – qu’il appelle “la banlieue de l’Europe” pour son côté provincial. Mais qui le fascine aussi par son aspect schizophrène, “riche mais pleine de drogués, qui fait rêver les Norvégiens mais potentiellement pleine d’ennui”. Trier mêle images personnelles en super-8, films d’archives et scènes de rue tournées à l’arrache dans un tourbillon commenté par les habitants, qui évoquent candidement leurs souvenirs et leurs espoirs.
Cette matière documentaire impromptue crée peut-être le dialogue le plus décisif d’Oslo, 31 août. Entre une ville parlant dans ses rêves (...), son inconscient collectif, et Anders. La conversation est plus sensorielle que strictement verbale. Les mots chatoient plus qu’ils n’imposent des idées toutes prêtes sur le sens de la vie. Cela achève de sortir le film du solo suicidaire posé sur rails. On vogue plutôt dans une belle dérive. Un voyage sans autre bagage que le talent de Trier à éviter l’apitoiement facile et le portrait noir monochrome.
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Le Monde
Joachim Trier a trouvé en Anders Danielsen Lie le parfait véhicule pour ses interrogations. L'acteur (qui n'en est pas vraiment un) porte l'angoisse avec une élégance nonchalante qui fait à la fois comprendre la séduction qu'il a pu execrer du temps de sa splendeur et la fragilité qui est la sienne au moment où il doit choisir entre continuer de vivre ou mourir. Insensiblement, on s'est intéressé de si près au sort d'Anders que l'étude de caractère s'est transformée en un suspense presque douloureux, tant on croit à la réalité de ce personnage, tant l'on sent que sa vie ne tient qu'à un fil.
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Télérama
Voilà un film qui, au lieu de nous divertir aimablement comme tant d'autres, semble nous demander pourquoi on vit, nous rappeler pourquoi on meurt. D'une beauté foudroyante, d'une lucidité perçante, Oslo, 31 août est une perle rare. Son héros au bord du vide est du genre inoubliable.
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Libération
«Je me souviens… Je me souviens…», citant Georges Perec, Oslo, 31 août s’élance dans un entrelacs de voix et de souvenirs de la capitale norvégienne. Collage d’éclats d’intime évanescent et de grands tremblements collectifs, empreintes nineties de petits riens adolescents ou effondrement monumental de la tour Philips, à Oslo, en avril 2000, comme une répétition inconsciente du devenir poussière des grandes sœurs new-yorkaises. On vante le sentiment de liberté, les beautés changeantes de la ville, mais celle-ci mute sans cesse, ne laissant prise à personne à mesure que les souvenirs s’estompent et les édifices s’affaissent. Aux intersections de cette élégiaque polyphonie s’esquisse peu à peu une béance partagée, les contours d’un inconnu, une silhouette que tous ont sans doute croisée, mais que nul n’a saisie.
Ce pourrait être celle d’Anders, 34 ans, joli postado postcamé, tout juste arraché à une désintox où il a laissé quelques années, son lien au monde et toute aspiration. D’un simulacre d’aube à un autre, de la rivière d’un suicide avorté à la piscine d’une étreinte arrivée trop tard, le film nous arrime à ses pas dolents d’homme creux, le temps d’une journée d’été qui agonise, revisitant la ville comme un cimetière pavé des vestiges et figures de la vie qu’il aurait pu y mener - moins en quête de rédemption que d’un sens qui inexorablement se dérobe. Le train de son futur est déjà passé, ne reste qu’à se confronter à un âge adulte dont il a négligé de se forger la clé. Au bout, il a rendez-vous avec le vide. Et on ne l’abandonnera que dans un déchirement..."



Vous en parlez
Du mal à comprendre l'emballement autour de ce film long, bavard et déprimant. 1h36 de désespoir et d'agonie en danois, qui terminent sur un suicide annoncé dès les dernières images, sonnant comme une libération pour le spectateur. Je suis bien passée à côté !