Films

Que la fête commence

Réalisation

De Bertrand Tavernier - France - 1974 - 1h54min

Pitch

1719 en Bretagne. La révolte éclate, contre la pression du pouvoir et la famine qui sévit, sous la direction d'un nobliau impatient, le marquis de Pontcallec. Avant de passer à l'action armée, le marquis décide de se rendre à Paris et d'avoir un entretien avec le Régent, Philippe d'Orléans. Celui-ci est un chef d'État libéral et travailleur. Du moins le jour, car, dès la nuit tombée, il court aux petits soupers et aux fêtes galantes. Il vient justement d'enterrer sa fille Joufflotte. Il est parvenu à surmonter son chagrin et semble saisi d'une énergie nouvelle pour gouverner. L'abbé Dubois, son ministre et complice, l'incite à sévir contre les Bretons, mais il est éconduit avec humour. De Pontcallec arrive sur ces entrefaites à Paris, où il est arrêté et déporté vers la Louisiane. Il parvient à s'échapper et rejoint son manoir, bien décidé cette fois à déclarer la guerre au Régent.

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Informations techniques :

  • : Couleur
  • : Long metrage
  • : Français

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  • Télérama

    Télérama

    "[fresque] cocasse, pleine de verve, d'humour et de mots irrespectueux, dont la vérité historique est attestée par les études de Michelet ou de Philippe Erlanger. Les notables, hauts en couleur, sont incarnés par de prodigieux comédiens dont Tavernier a encouragé la démence jubilatoire. Jean Rochefort et Jean-Pierre Marielle n'ont peut-être jamais été aussi grands."

    Nagel Miller, Télérama
  • Le Monde

    Le Monde

    " Autour de ces deux personnages superbement incarnés par Philippe Noiret (le Régent) et Jean Rochefort (l'abbé Dubois), le récit s'organise. Non selon une ligne dramatique continue, mais comme une mosaïque d'événements qui se complètent les uns les autres (…)

    L'un des mérites de ce film est sa crédibilité. En nourrissant son récit d'anecdotes authentiques (les mariages à la chaîne des hommes et des femmes expédiés en Louisiane, la séance de lanterne magique -déjà le cinéma porno), en accumulant les détails pittoresques et révélateurs (les masques des chirurgiens, les seaux hygiéniques portés par les valets, les mercenaires du sexe, chargés de remplacer les bambocheurs défaillants), en mettant dans la bouche de ses personnages des répliques dont la verdeur est confirmée par les « mémoires » du temps, Tavernier trace un tableau exact de ce que pouvait être la vie quotidienne sous la Régence.

    Il fait mieux en montrant qu'au fil des siècles les problèmes ne changent guère (…) L'Horloger de Saint-Paul nous avait fait découvrir le talent de Bertrand Tavernier. Mais L'Horloger était un film relativement facile à réussir. Avec Que la fête commence, le réalisateur affrontait une épreuve beaucoup plus périlleuse. L'élégance, la vigueur, l'allégresse avec lesquelles il a dominé son sujet confirment la multiplicité et la solidité de ses dons. Que la fête commence est une fête pour l'esprit et les yeux."

    Jean de Baroncelli, 28/03/1975, Le Monde
  • Le Nouvel Observateur

    Le Nouvel Observateur

    " C'est un régal. Drôle, vivant, mordant, pétant le feu. C'est un film historique qui n'a aucun des défauts des films historiques (…) Que la fête commence est aux films « en costume » ce que les livres de Claude Manceron sur la Révolution française sont aux thèse sorbonnardes : une réussite de l'érudition camouflée. Un souffle passe, qui est peut-être le vent de l'histoire, mais plus encore la respiration de la vie (…)

    Et pourtant, l'érudition est là (…) Il est vrai que Philippe d'Orléans, régent de France, était ce prince cultivé, intelligent, libéral, libertin mais velléitaire. Un diable dont Dubois eût été le suppôt ? Mais un diable comme on les aime; parce qu'ils sont en avance sur leur temps. Il est vrai que l'époque, sur fond de misères populaires et de violence de tout acabit, était à l'insolence et à l'élégance et à ce raffinement du goût dont la musique du Régent, utilisée par Bertrand Tavernier, avec l'aide d'Antoine Duhamel, apporte la preuve et la présence exquises.

    Tavernier a été conquis : étonné, amusé. Double émotion qu'il nous transmet avec exactitude : on s'étonne et on s'amuse : c'est trop beau pour être vrai, et c'est vrai ! Et comme il est drôle que ce soit vrai ! D'où l'entrain du film. Et le nôtre. Le mouvement emporte, c'est l'allégresse du galop..."

    Jean-Louis Bory, 24/03/1975, Le Nouvel Observateur

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A propos de

  • Bertrand Tavernier

    Inlassable cinéphile, cinéaste engagé (mais sur tous les fronts, esthétiques comme politiques), Bertrand Tavernier, né en 1941, à Lyon, est...

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Que la fête commence

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10/10  (3)

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  • elPoto au sujet de : 4 mois, 3 semaines et 2 jours

      5/10

    Oui, c est fort, et fort bien filmé, mais c est tellement sombre qu au final on ne voit pas bien l intérêt.