Vincere
Réalisation
Acteurs
Avec Giovanna Mezzogiorno, Filippo Timi, Fausto Russo Alesi, Michela Cescon, Pier Giorgio Bellocchio, Corrado Invernizzi, Paolo Pierobon, Francesca PicozzaPitch
Voir la fiche technique
Acteurs :
- : Ida Dasler
- : Benito Mussolini
- : Riccardo Paicher
- : Rachele Mussolini
- : Pietro Fedele
- : le docteur Cappelletti
- : Giulio Bernardi
- : Adelina
Equipe du film :
Dates :
- : 25/11/09
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Italien
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Bandes annonces
Thèmes
Ils en parlent
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Le Monde
"Le nouveau film de Marco Bellocchio, qui fut bien avant Nanni Moretti l'enfant révolté du cinéma italien, est une oeuvre magistrale, un geste stylistique, poétique, politique d'une rare envergure."
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L'Humanité
" D’un côté, l’œuvre suit en filigrane l’expansion du fascisme, les élections gagnées en 1922, le glissement de l’anticléricalisme à la bénédiction de l’Église, puis ce que l’on connaît mieux, la prise du pouvoir absolu, l’acension, le film s’arrêtant avant la chute finale.
De l’autre, le film s’intéresse surtout à Ida, dont l’unique raison d’être devient de reconquérir cet homme qui lui a tourné le dos, en a rencontré une autre, l’a épousée civilement puis religieusement, lui a fait quatre enfants. Une descente aux enfers quoi, un basculement dans la folie, sujet par excellence de nombre de films de Marco Bellocchio. Mais cette fois, d’être adossé à la grande histoire, à une de ses pages secrètes de surcroît, l’œuvre développe une tension accrue, atteigant son sommet alors qu’Ida tente une fois de plus de recouvrer la liberté. De plus, les gages dus à la reconstitution nous offrent un cours d’histoire de la peinture, de l’architecture, du cinéma, de la musique en même temps qu’un cours d’histoire événementielle. Il y a longtemps que ce cinéaste ne nous avait autant enthousiasmés."
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Le Point
" Passant du particulier (son héroïne) au collectif (son pays), Bellocchio gagne sur tous les tableaux et signe une oeuvre fiévreuse, urgente, dont le moindre des mérites n'est pas de révéler dans un rôle majeur une comédienne exceptionnelle : Giovanna Mezzogiorno, impeccable de la première à la dernière scène."










Vous en parlez
Superbe! Le parallèle entre la montée du fascisme et la progression de la folie d'Ida Dalser est facinante, nous révélant que le facisme, loin de n'être qu'une idéologie abstraite, répond à un besoin profond de l'âme humaine : le besoin d'absolu, la soif d'infini. Le fascisme, en plus d'être décrit assez classiquement comme une machine à broyer les individus, est dépeint comme un mythe, s'adressant à l'affect bien plus qu'à la raison. Remarquable !
Oui, c'est bien!
Il ne fait pas de doute pour moi que "Vincere" est le film le plus fort sorti l'année dernière. Sous ses dehors de fresque classique - "Encore un film historique" pourrait t-on entendre clamer -, avec présence notoire de musique orchestrale, l'oeuvre de Bellochio propose une interrogation puissante sur la notion de sujet : de la matérialité du corps de l'acteur à sa confrontation avec un personnage historique. Approche profondément inédite dont je propose une critique plus longue sur le blog :
www.attractions-visuelles.over-blog.com