Films

White lightnin'

Réalisation

De Dominic Murphy - Royaume-Uni, États-Unis - 2010 - 1h32min

Acteurs

Avec Edward Hogg, Carrie Fisher, Owen Campbell, Kirk Bovill, Stephanie Astalos-Jones, Muse Watson, Stephen Lester, Steve Nicolson, Damian Samuels, Clay Steakley

Pitch

Au cœur des montagnes Appalaches, en Virginie Occidentale, où tout homme possède une arme et de quoi distiller de l’alcool de contrebande, vit une légende : Jesco White. De sa jeunesse trempée dans les effluves d’essence en passant par de nombreux séjours en maison de redressement ou en hôpital psychiatrique, la vie tumultueuse et incandescente de Jesco se consumait dangereusement. Pour le sauver, son père tente de lui apprendre au moins une chose dans la vie : la danse ou plutôt une version frénétique de claquettes sur de la musique country... Violent et controversé, à la fois trash et ultrasensible, un premier long-métrage coup-de-poing qui a remporté le Grand Prix du festival de Dinard 2009, où l'on retrouve Carrie Fisher (ex-Princesse Leia de "La Guerre des étoiles").

Voir la fiche technique

Acteurs :

  • : Jesco White
  • : Cilla
  • : Jesco jeune
  • : Long
  • : Birty Mae White
  • : D. Ray White

Equipe du film :

  • : Dominic Murphy
  • : Shane Smith
  • : Eddy Moretti
  • : Tim Maurice-Jones
  • : Nick Zinner
  • : Ivo Husnjak
  • : Blanka Budak
  • : Sam Sneade

Dates :

  • : 17/02/2010

Informations techniques :

  • : Couleur
  • : Long metrage
  • : Anglais

Bandes annonces et photos

On vous en parle

Ils en parlent

  • Le Monde

    Le Monde

    " Jesco White existe. Né en 1956, il est fils du danseur de claquettes Donald Ray, qui fut assassiné par deux ivrognes. Ce film évoque sa vie. Et d'abord une enfance obsédée par les paradis artificiels (dès 6 ans, le môme n'a de cesse de se coller sous le nez un mouchoir imbibé d'essence), rythmée par des séjours en maison de redressement (crâne de skinhead, visage tuméfié par les brimades).

    Censé remettre ses pensionnaires sur le droit chemin, ce bagne pour culottes courtes a pour effet de les rendre pires. Jesco multiplie les rêves vaporeux et aggrave son casier judiciaire de délinquant. Il tâte aussi de l'asile psychiatrique.

    Surmontant sa dépression chronique et ses pulsions toxicomanes, il chausse les groles de son père et entame à son tour une carrière de pantin trépidant, faisant son numéro de tap dance de ville en ville, de bar en bar, accompagné par un joueur de banjo ; tombe amoureux d'une femme qu'il s'apprêtait à détrousser, qui plaque mari et marmots pour vivre avec lui dans un mobile home.

    Oscillant entre ses démons, son idylle orageuse avec la blonde pulpeuse, et un désir de venger la mort de son père, il croit accomplir sa mission justicière en hallucinations... A cet instant, le film s'éloigne du vrai pour exacerber des images cauchemardesques.

    White Lightnin' explore l'Amérique des Appalaches, en Virginie, fief d'une musique country associée à un décor ténébreux et menaçant. Bercé par les prédications mystiques de son héros qui sculpte à la pyrogravure des tablettes où Jésus côtoie des chevaliers justiciers, le film baigne dans une atmosphère religieuse, une mythologie morbide mêlant extases (divine ou psychédélique) et rédemption christique par le crime.

    Ce trip gothique nous plonge dans le crâne du défoncé qui, de bouffées délirantes en chants de la Bible, s'obstine à s'imposer comme un homme bon. Ses pertes de conscience, la fragmentation de sa mémoire sont rendues par une succession de plans noirs entre chaque séquence. Un parti pris formel avec voix off, images en noir et blanc, granuleuses, qui ne sont pas sans évoquer les photographies de Walker Evans. Saturé de country folk, de honky tonk, de rockabilly, le son égrène quelques morceaux d'Hasil Adkins."

    Jean-Luc Douin, Le Monde
  • Libération

    Libération

    "... Que peut-on espérer quand les bons moments de la vie se résument à une petite soirée entre amis à vider quelques chargeurs sur des bouteilles de bière juste après les avoir sifflées ? Réponse : un bon personnage de fiction. Du coup, Dominic Murphy a eu l’idée saugrenue et passionnante d’imaginer un autre destin, presque conforme, à celui du vrai Jesco White dans un film qui carbure à la drogue dure. Chaque plan est en effet une hallucination tantôt ultraréaliste, tantôt déjantée, et il devient peu à peu impossible de discerner les contours de la réalité et ceux de la bouffée délirante.

    Pour corser un peu l’addition, le cinéaste n’a pas mégoté sur la musique. Un torrent de décibels que l’on doit à Black Rebel Motorcycle Club, les Ozark Mountain Daredevils ou Nick Zinner, mais surtout à Hasil Adkins, vieux fou né et mort dans le même Boone County où se déroule l’action de White Lightnin’..."

    Marie Lechner et Bruno Icher, Libération
  • Le Journal du dimanche

    Le Journal du dimanche

    " Un premier long-métrage impressionant, dont les partis pris esthétiques spectaculaires mêlent adroitement souvenirs, hallucinations et cauchemars."

    Alexis Campion, Le Journal du dimanche
  • Télérama

    Télérama

    " Un long clip complaisant, indigeste et prétentieux. "

    Cécile Mury, Télérama
  • VSD

    VSD

    " On imagine Fred Astaire propulsé dans Requiem for a dream, et on se fera une idée de la cauchemardesque transe audiovisuelle que propose ce film virtuose et éprouvant. "

    B.A., VSD
  • Brazil

    Brazil

    " Il n'y a aucun doute que les premiers films d'une telle force et maîtrise sont extrêmement rares et il n'y a guère que Eraserhead de Lynch qui me vienne à l'esprit comme choc premier."

    Hervé Deplasse, Brazil
  • Les Inrockuptibles

    Les Inrockuptibles

    " Pour illustrer son récit inspiré de la vie tumultueuse de Jesco White, légende (toujours) vivante du clog, sorte de claquettes white trash pratiquées dans les Appalaches, le jeune réalisateur anglais Dominic Murphy n’a que deux idées de mise en scène, et elles sont mauvaises : désaturer l’image plus ou moins aléatoirement ; découper son film en dizaines de petites vignettes indépendantes, ponctuées d’écrans noirs, telles des flashs. En ressort un abécédaire complaisant de la déchéance, bric-à-brac plastiquement hideux..."

    Jacky Goldberg, Les Inrockuptibles

Vous en parlez

  • 29/06/2010 | sandrapasini
      0/10

    bien d'accord avec les inrock et télérama...
    on peut toujours travailler la forme, si le fond n'est pas là
    successions de scènes annoncées, sans surprise, tout est unilatéral, voix off qui commente tout sans aucun recul par rappot à l'image.
    Berk !
    Pourquoi avoir retenu ce film ???

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White lightnin'

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6/10

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  • jyb au sujet de : Lily la tigresse

      5/10

    Même si Woody n'est pas ici au sommet de son art (mais il s'agit encore des débuts), n'oublions pas qu'il est l'auteur indispensable de sublimes chef -d'oeuvres: Manhattan, Zelig ou La rose pourpre du Caire pour n'en citer que quelques uns... bientôt dispo sur UniversCiné????