Agua
Réalisation
Acteurs
Avec Nicolás Mateo, Rafael Ferro, Pablo Testa, Gloria Carrá, Diego Alonso, Jimena Anganuzzi, Leonora BalcarcePitch
Voir la fiche technique
Acteurs :
- : Chino
- : Goyo
- : Roque
- : Maria
- : Jorge
- : Luisa
- : Ana
Equipe du film :
- : Verónica Chen
- : Verónica Chen
- : Pablo Lago
- : Sabine Lancelin
- : Matias Mesa
- : Federico Billordo
- : Martin Grignaschi
- : Paola Delgado
- : Jacopo Quadri
- : Cesar D Angiolillo
- : Eva Duarte
- : Denis Freyd
- : Verónica Chen
- : Erica Denmon
- : Federico Ricaldoni
- : Bambu
- : Gabriela Schmid
- : Archipel 35
Dates :
- : 07/02/07
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Spanish
Bandes annonces et photos
Bandes annonces
Thèmes
Ils en parlent
-
Positif
" D’emblée, les deux personnages masculins d’Agua apparaissent comme des êtres en décalage avec la réalité immédiate, à la lisière d’une certaine folie. Car ils ne peuvent fonctionner qu’au contact de l’eau, quand leur corps se libère de la pesanteur terrestre et s’abandonne à l’immensité bleutée d’une piscine, voire à l’étendue saumâtre du fleuve.
Avec une extraordinaire économie de moyens, Veronica Chen rend presque palpable l’inadaptation de ces deux hommes, Goyo et Chino, au monde. Il en ressort comme un léger trouble, comme un sentiment d’hébétude, à les voir se débattre avec leur entourage et s’avérer incapables d’affronter des problématiques du quotidien.
Rarement un film aura aussi bien cerné la matérialité, si on ose l’écrire, de l’élément aquatique. Cristalline ou boueuse, l’eau est à la fois instrument de renaissance et élément mortifère. Pour autant, la cinéaste à l’intelligence de ne pas convoquer la symbolique maternelle attachée à l’eau, même si on ne peut s’empêcher de songer au liquide amniotique. Il faut d’ailleurs rendre hommage au travail sur le son, époustouflant, qui nous permet d’approcher au plus près l’intimité des deux protagonistes et leur rapport à l’eau. Agua est une œuvre complexe, d’une extraordinaire singularité, mais qui ne cesse pas de nous fasciner." -
Télérama
"... Impression de flottement plutôt agréable, à contre-courant des films trop explicites. Les zones d'ombre s'éclaircissent peu à peu, il faut être confiant, se laisser aller. C'est même là l'enjeu du récit : une tentative pour Chino de vaincre des défenses et pour Goyo de léguer quelque chose. Se lâcher totalement tout en étant concentré, trouver le rythme juste, la bonne respiration. Un sport mental, la natation, très bien cerné par la caméra attentive et fluide de Verónica Chen, nouvelle venue d'Argentine qui réalise ici son deuxième film.
Dans le bassin de la piscine, elle signe des images sous-marines fascinantes, graphiques et chorégraphiques. Et puis il y a l'épreuve finale, un marathon réputé qui se déroule dans un fleuve reliant Santa Fe et Coronda. C'est là, dans ce décor marécageux, entre terre et ciel, trahison et rédemption, que la part mythique du film s'épanouit en toute liberté." -
Le Monde
"...comme tout bon film mettant en scène des personnages de sportifs et des challenges physiques, les péripéties d'Agua sont moins cruciales que l'itinéraire moral qu'elles engagent. La mise en scène de Veronica Chen, qui signe ici son deuxième long métrage, se révèle à cet égard particulièrement suggestive. Avec ses vues sous-marines en apnée, sa construction elliptique et ses cadrages fragmentés, elle nous fait pénétrer dans l'univers mental de ces deux hommes que l'obsession de la réussite emprisonne dans la solitude de leurs efforts.
Tout l'enjeu consiste dès lors à mettre en place les conditions d'un échange entre eux, d'une possibilité de transmission, serait-elle obtenue au prix d'un renoncement et d'une impureté en contradiction avec l'idéal sportif qui les anime. Le théâtre de cette opération se situe durant le marathon infernal, dans les eaux sales du fleuve qui se sont substituées à la transparence azuréenne de la piscine d'entraînement. A ce moment, les deux personnages rompent délibérément avec l'éthique sportive pour se donner enfin une chance de renouer avec leur humanité." -
Les Inrockuptibles
"... un film en creux, qui cultive des figures habituelles (le dépassement, la rédemption, la passion) complètement à l’envers (...) cet étrange parcours est souligné par une insistance sur la perception (sonore, visuelle), notamment lors des scènes de compétition en piscine ou en rivière (le filmage du marathon aquatique Santa Fe – Coronda, auquel participe le héros, tire le film vers le documentaire).
Gros plans, sons accentués hyperréalisent l’introversion chronique du personnage principal ; un syndrome qui contrecarre constamment les relations qui s’offrent à lui. La manière dont la perception subjective du personnage est exprimée n’est pas parfaite, mais on est intrigué de bout en bout, voire séduit, par ce film melvillien qui refuse obstinément de suivre le long fleuve tranquille de toute fiction romanesque qui se respecte."










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