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XAVIER LEGRAND

XAVIER LEGRAND

VIDÉO [2024 | 36'] Alors qu’il devient le nouveau directeur artistique d’une célèbre maison de haute couture française, Ellias apprend la mort de son père, qu’il ne voit plus depuis des années. Le jeune créateur se rend au Québec pour régler la succession et va découvrir qu’il a hérité de bien pire que la pathologie cardiaque de son père…

Après son premier long métrage Jusqu’à la Garde, auréolé de quatre César (meilleur film, meilleure actrice, meilleur scénario original, meilleur montage), Xavier Legrand revient avec Le Successeur, un thriller noir qui emprunte autant aux codes de la tragédie grecque qu’à ceux du film d’horreur. Très libre adaptation du roman d’Alexandre Postel, L'Ascendant, Le Successeur poursuit le travail du réalisateur sur le patriarcat et la violence des hommes commencé en 2012 avec son court-métrage Avant que de tout perdre. Après les violences faites aux femmes, Xavier Legrand s’attaque dans ce deuxième acte de sa trilogie, aux thèmes de la filiation, de l’injonction à la violence et à la domination, pour mettre en scène la chute d’un homme, vertigineuse, dans une spirale de violence.

Trois visages d'Ophelia

Trois visages d'Ophelia

Dans l’Ophélia de Chabrol, le protagoniste Yvan récite du Lamartine, erre dans des champs déserts, est morose et nostalgique. Le monde contemporain n’est à ses yeux que déception. Il s'agit d'une des très rares adaptations de Shakespeare dans le cinéma français. Ophélia est d’ailleurs plutôt une transposition du drame d’Hamlet, déplacé à l'époque contemporaine dans le village français fictif d'Erneles, et dans laquelle Chabrol se réapproprie l'humour du dramaturge anglais. Dès le titre, le cinéaste choisit de mettre la lumière sur le personnage d’Ophelia, l’amoureuse malheureuse et l’amère suicidaire.

Figure féminine indissociable de l’eau et des motifs floraux, Ophelia s’est d’abord vue réappropriée par une génération de peintres du XIXe siècle, Eugène Delacroix, suivi des préraphaélites, parmi lesquels John Everett Millais. Puis des maîtres du 7e art s’en sont à leur tour inspirés : Lars von Trier avec Melancholia, œuvre dans laquelle Ophelia incarne le vague à l’âme, l’introspection et la fragilité humaine face à son inévitable finitude ; mais aussi Hitchcock dans Sueurs froides, thriller psychologique au sein duquel le personnage de Madeleine symbolise l’obsession et la confusion entre l’illusion et la réalité. UniversCiné vous propose de découvrir, à travers ces trois films, trois visages, trois visions d’une même figure désormais mythique.

Sofia Coppola

Sofia Coppola

Pour fêter l’arrivée de Priscilla sur UniversCiné, notre équipe pédagogique s’est réunie pour échanger sur le cas de l’élève Sofia Coppola et rendre son bulletin de notes. 

Inspirée par le roman comme par le fait divers, par l’Histoire comme par son histoire, le travail de la cinéaste se caractérise avant tout par le prisme féminin de ses récits. De l’interminable plan fixe sur la culotte rose transparente de Scarlett Johansson au regard caméra licencieux de Kirsten Dunst, la réalisatrice s’attache à confier le premier rôle aux épouses, aux reines, aux adolescentes… En un mot, aux femmes.

 

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Mars Express :

Mars Express :

Premier long-métrage de Jérémie Périn, co-écrit avec Laurent Sarfati, Mars Express emprunte autant aux codes de hard SF qu’à ceux du film noir. S’appuyant sur des références foisonnantes pour mieux les transcender et inventer un univers riche, Mars Express interroge notre rapport à la science, au progrès et à notre humanité.

Jérémie Périn (réalisateur et co-scénariste) et Laurent Sarfati (co-scénariste) nous expliquent le processus de création de ce long-métrage, tout au long des quatre années de travail nécessaires à la réalisation de ce petit bijou d’animation française.

 

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PAST LIVES VS LA LA LAND

PAST LIVES VS LA LA LAND

C’est bien connu : les histoires d’amour finissent mal (en général). Et même si ce n’est pas exactement le cas de Past Lives : Nos vies d'avant et de La La Land, les films de Celine Song et de Damien Chazelle explorent d’autres voies que celle du traditionnel happy end, dans lequel le couple triomphe de tous les obstacles pour finir ensemble, vivre heureux et avoir beaucoup d’enfants.

Qu’il s’agisse de Mia et Sebastian, aspirants artistes voulant réussir à Los Angeles ou des anciens amoureux d’enfance coréens Nora et Hae Sung qui se retrouvent 24 ans plus tard à New York, tous vécurent heureux certes, mais séparément. À l’occasion de l’arrivée de Past Lives : Nos vies d'avant sur UniversCiné, retour sur deux films qui déconstruisent la comédie romantique, pour la rendre plus réaliste.

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L'art du crime

L'art du crime

Maître de l’horreur, du giallo, de la peur, tous ces qualificatifs sont justes pour caractériser Dario Argento. Son ample filmographie composée de chefs-d'œuvre comme Les Frissons de l’angoisse, Suspiria ou Ténèbres, aura permis au cinéaste italien d’être l’un des dignes représentants du cinéma de genre. Trauma, Le Syndrome de Stendhal, Le Sang des Innocents et The Card Player, font quant à eux partie d’une période mal aimée de la carrière d’Argento. Encore peu étudiés, ces longs-métrages des années 1990 et 2000 attestent, malgré certaines imperfections, les terrains d’expérimentation d’un metteur en scène investissant l’horreur comme un lieu de réflexion sur l’art. En filmant des meurtres, le réalisateur fonde une pensée du crime équivalente à celle d’un artiste accomplissant une œuvre, pleine de tranchant mais non sans une certaine logique de mise en scène.

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