Elles
Acteurs
Avec Juliette Binoche, Anaïs Demoustier, Krystyna Janda, Joanna Kulig, Louis-Do de Lencquesaing, Valérie Dréville, Jean-Louis Coullo'ch, François Civil, Alain Libolt, Arthur Moncla, Andrzej Chyra, Swann Arlaud, Scali Delpeyrat, Ali Marhyar, Pablo Beugnet, Jean-Marie BinochePitch
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Acteurs :
- : Anne
- : Charlotte
- : La mère d'Alicja
- : Alicja
- : Patrick
- : La mère de Charlotte
- : Le père de Charlotte
- : Florent
- : Le mari de Colette
- : Thomas
- : le client sadique
- : Le jeune client
- : Charles
- : Saïd
- : Stéphane
- : Le père d'Anne
Equipe du film :
- : Malgoska Szumowska
- : Tine Byrckel
- : Malgoska Szumowska
- : Michal Englert
- : André Rigaut
- : Françoise Tourmen
- : Jacek Drosio
- : Pauline Bourdon
- : Katarzyna Lewinska
- : Marianne Slot
- : Slot Machine
- : Zentropa Productions
Dates :
- : 25/01/12
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Français, Polish
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Thèmes
Ils en parlent
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Télérama
"Malgoska Szumowska s'attaque au sujet rebattu de la prostitution avec un aplomb étonnant. Elle vient du documentaire. Et garde ici cette inspiration pour bousculer la fiction (...). Par sa manière de filmer, la réalisatrice retrouve l'intensité du cinéma « en prise directe » (...).
Tendre avec personne, MalgoÂska Szumowska provoque, dérange délibérément, et avec talent. Elles est l'exemple, pas si fréquent, d'un cinéma qui, sur la forme comme sur le fond, refuse d'être blasé. Les comédiennes sont là pour le prouver. Binoche la première. Le film n'est pas tendre non plus avec elle, avec son image. Mais elle y donne tout, présence, émotion. Bel engagement. Un mot dont Elles ne craint aucune des résonances."
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Libération
" ... Ce qui est très réussi dans Elles (...)c’est la manière de déployer les troubles d’Anne dans un paysage mental tout aussi orageux. Anne a des problèmes, petits bobos psycho-machins qui font le charme discret de sa bourgeoisie «progressiste» : son jeune fils aîné fume des pétards, son mari regarde des pornos sur Internet. Tu parles d’un drame. Mais le malaise d’Anne est aussi un vertige qui subjugue son inscription sociale.
Tout est dans le fourmillement des détails. Exemple : Anne se débrouille très mal avec les objets. Comme si les objets lui en voulaient. Anne se prend les pieds dans les fils, se cogne un peu partout, se brûle, se coupe. Sans parler de la porte de cette ordure de réfrigérateur qui refuse de se fermer (...)
Cette insistance à filmer la conspiration des objets n’est que la chambre d’écho d’une exaspération ontologique : colère qui couve, rage qui gronde, désir d’envoyer tout péter, non pas tant les objets de la ménagerie ménagère (le récit est indexé sur une journée consacrée à la préparation d’un dîner mondain) que ce qu’ils incarnent : le paradis infernal de la domestication. Bonne mère, pauvre pomme ? Bonne cuisinière, sombre conne ? Sûrement, mais pas seulement. La soumission volontaire est le grand sujet qui hante ce film profondément féministe.
Dit crûment : la bourgeoise et les putes. Ce que la bourgeoise imagine bourgeoisement, ce que les jeunes filles lui apprennent qui va chahuter le confort de ces convictions forcement de gauche : compréhension, compassion, condamnation. Les filles parlent de l’argent facile, de l’envie de succomber aux signes extérieurs de la consommation, de leurs petits amis réguliers, de leurs mensonges, de l’organisation administrative de leurs vies parallèles, mais aussi et souvent de leur plaisir sans que cela soit synonyme rabat-joie de perversion.
A l’oral comme à l’image (scènes de cul rudes et prudes), ce récit est un torrent. Sur l’autre rive, Anne observe, voyeuse comme nous, puis voyante jusqu’à s’avancer dans le courant au risque de s’y noyer. Belle scène «dangereuse», où Anne, en tête à tête dans sa cuisine avec une douzaine de coquilles Saint-Jacques, pourrait devenir folle à (se ?) tuer.
Ces subtilités resteraient abstraites sans les actrices qui les incarnent (...) formidables.
Elles est un film de filles, mais pas du tout de filles entre elles. Elles se soucie des femmes, mais s’inquiète des hommes. Elles aime le genre humain."



Vous en parlez
Film qui sonne faux:Juliette Binoche joue à la quadra débordée par son fils, son mari et sa cuisine,mais son fils se force à jouer l'ado contestataire, son mari à jouer le cadre débordé (le cliché de l'homme en conversation d' affaire au téléphone pendant que sa femme se bat avec le frigo (américain , bien sûr)qui ferme mal!
Et les deux filles qui jouent aux l' escort girl débordées, dans un appartement luxueux, tout en suivant des cours de prépa (on se demande quand!);pas de mâles pervers,ni de petits vicieux :les clients sont presque sympa, jouent de la guitare avec la fille qu'ils paient ou lui apprennent de nouveaux plaisirs; la belle vie quoi !seul inconvénient, il faut mentir de temps en temps.Sinon on se demande pourquoi des étudiantes songent à travailler au Mac Do pour payer leurs études!