Elles

Réalisation

France - 2011 - 1h36min - Drame 

Pitch

Anne, journaliste parisienne pour un grand magazine féminin, doit écrire un article sur la prostitution. Deux étudiantes se confient à elle sans tabou ni pudeur. Anne est sensible à leur réalité sociale, mais petit à petit les récits de leurs expériences la touche bien plus profondément, mettant en question son propre confort et sa sexualité.

Actions utilisateurs

Voir la fiche technique

Acteurs :

Equipe du film :

Dates :

Informations techniques :

  • : Couleur
  • : Long metrage
  • : Français, Polish

Bandes annonces et photos

On vous en parle

Ils en parlent

  • Télérama

    Télérama

    "Malgoska Szumowska s'attaque au sujet rebattu de la prostitution avec un aplomb étonnant. Elle vient du documentaire. Et garde ici cette inspiration pour bousculer la fiction (...). Par sa manière de filmer, la réalisatrice retrouve l'intensité du cinéma « en prise directe » (...).

    Tendre avec personne, Malgo­ska Szumowska provoque, dérange délibérément, et avec talent. Elles est l'exemple, pas si fréquent, d'un cinéma qui, sur la forme comme sur le fond, refuse d'être blasé. Les comédiennes sont là pour le prouver. Binoche la première. Le film n'est pas tendre non plus avec elle, avec son image. Mais elle y donne tout, présence, émotion. Bel engagement. Un mot dont Elles ne craint aucune des résonances."

    Frédéric Strauss, Télérama
  • Libération

    Libération

    " ... Ce qui est très réussi dans Elles (...)c’est la manière de déployer les troubles d’Anne dans un paysage mental tout aussi orageux. Anne a des problèmes, petits bobos psycho-machins qui font le charme discret de sa bourgeoisie «progressiste» : son jeune fils aîné fume des pétards, son mari regarde des pornos sur Internet. Tu parles d’un drame. Mais le malaise d’Anne est aussi un vertige qui subjugue son inscription sociale.

    Tout est dans le fourmillement des détails. Exemple : Anne se débrouille très mal avec les objets. Comme si les objets lui en voulaient. Anne se prend les pieds dans les fils, se cogne un peu partout, se brûle, se coupe. Sans parler de la porte de cette ordure de réfrigérateur qui refuse de se fermer (...)

    Cette insistance à filmer la conspiration des objets n’est que la chambre d’écho d’une exaspération ontologique : colère qui couve, rage qui gronde, désir d’envoyer tout péter, non pas tant les objets de la ménagerie ménagère (le récit est indexé sur une journée consacrée à la préparation d’un dîner mondain) que ce qu’ils incarnent : le paradis infernal de la domestication. Bonne mère, pauvre pomme ? Bonne cuisinière, sombre conne ? Sûrement, mais pas seulement. La soumission volontaire est le grand sujet qui hante ce film profondément féministe.

    Dit crûment : la bourgeoise et les putes. Ce que la bourgeoise imagine bourgeoisement, ce que les jeunes filles lui apprennent qui va chahuter le confort de ces convictions forcement de gauche : compréhension, compassion, condamnation. Les filles parlent de l’argent facile, de l’envie de succomber aux signes extérieurs de la consommation, de leurs petits amis réguliers, de leurs mensonges, de l’organisation administrative de leurs vies parallèles, mais aussi et souvent de leur plaisir sans que cela soit synonyme rabat-joie de perversion.

    A l’oral comme à l’image (scènes de cul rudes et prudes), ce récit est un torrent. Sur l’autre rive, Anne observe, voyeuse comme nous, puis voyante jusqu’à s’avancer dans le courant au risque de s’y noyer. Belle scène «dangereuse», où Anne, en tête à tête dans sa cuisine avec une douzaine de coquilles Saint-Jacques, pourrait devenir folle à (se ?) tuer.

    Ces subtilités resteraient abstraites sans les actrices qui les incarnent (...) formidables.

    Elles est un film de filles, mais pas du tout de filles entre elles. Elles se soucie des femmes, mais s’inquiète des hommes. Elles aime le genre humain."

    Gérard Lefort, Libération

Vous en parlez

  • 28/06/12 | hapax
      4/10

    Film qui sonne faux:Juliette Binoche joue à la quadra débordée par son fils, son mari et sa cuisine,mais son fils se force à jouer l'ado contestataire, son mari à jouer le cadre débordé (le cliché de l'homme en conversation d' affaire au téléphone pendant que sa femme se bat avec le frigo (américain , bien sûr)qui ferme mal!
    Et les deux filles qui jouent aux l' escort girl débordées, dans un appartement luxueux, tout en suivant des cours de prépa (on se demande quand!);pas de mâles pervers,ni de petits vicieux :les clients sont presque sympa, jouent de la guitare avec la fille qu'ils paient ou lui apprennent de nouveaux plaisirs; la belle vie quoi !seul inconvénient, il faut mentir de temps en temps.Sinon on se demande pourquoi des étudiantes songent à travailler au Mac Do pour payer leurs études!

A propos de

  • Malgoska Szumowska

    Née le 26 mars 1973 à Cracovie, Malgoska Szumowska est diplôméede l’École de Cinéma de Lodz et a également étudié l’Histoire del’Art...

    En savoir plus

Affiche

Elles

Produits

Location

  • windows
  • mac
  •  COMPATIBLE

Achat

  • windows
  •  COMPATIBLE
    WINDOWS UNIQUEMENT
UniversCinŽ maintenant disponible sur FreeboxTV, tablette et smartphone android, mac et pc et TV connectŽe

En ce moment

Restez connectés sur UniversCiné

Newsletter

Top

Top des ventes

  • 1 Tabou

    de Miguel Gomes
    à partir de 4.99€
    Tabou
  • 2 Les Invisibles

    de Sébastien Lifshitz
    à partir de 4.99€
  • 3 The Master

    de Paul Thomas Anderson
    à partir de 4.99€
  • 4 Foxfire

    de Laurent Cantet
    à partir de 4.99€
  • 5 Pure

    de Lisa Langseth
    à partir de 4.99€

Communauté

Faites votre cinéma

  • tanguys au sujet de : Tabou

      6/10

    dommage... c’est en 4:3 et non en 16:9...