L'Arbre
Réalisation
Acteurs
Avec Charlotte Gainsbourg, Morgana Davies, Marton Csokas, Christian Byers, Tom Russell, Gabriel Gotting, Aden Young, Penne Hackforth-JonesPitch
Voir la fiche technique
Acteurs :
- : Dawn O'Neil
- : Simone O'Neil
- : George Elrick
- : Tim O'Neil
- : Lou O'Neil
- : Charlie O'Neil
- : Peter O'Neil
- : Mrs. Johnson
Equipe du film :
Dates :
- : 11/08/10
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Anglais
Bandes annonces et photos
Bandes annonces
Thèmes
Ils en parlent
-
Elle
" Cet Arbre est inoubliable, il s'enracine dans le spectateur, avec la force des images qui bouleversent d'un seul bruissement de feuilles ou d'un craquement de branches."
-
Brazil
" Bertuccelli filme avec une caméra qui semble en apesanteur. Le regard posé sur ces personnages est d'une délicatesse infinie. (...) Elle sait que la beauté se trouve dans les détails les plus infimes et fugaces, que l'on ne perçoit l'essence des choses qu'en se retirant un peu du monde et prenant le temps d'être "à l'écoute". Un cinéma sensuel et sensible."
-
Le Nouvel Observateur
" Julie Bertuccelli établit d’emblée un parallèle très convaincant entre l’expression des sentiments refoulés et une nature omniprésente dans le moindre geste de la vie quotidienne, de ces grenouilles qui bouchent les canalisations à une tempête homérique. Elle exploite son décor avec un grand sens de l’espace et orchestre en artiste visionnaire la coexistence des humains, des animaux et même des végétaux sur une terre encore rétive à la conquête."
-
L'Express
"... Sur ce thème du deuil qui a beaucoup inspiré le cinéma, Julie Bertuccelli fait entendre sa petite musique singulière, bouleversante mais jamais larmoyante. Elle se concentre sur la réaction de la fille du couple (...) s'aventure sur le terrain miné du mélange des genres. Et trouve la bonne distance en ancrant dans le réalisme la mise en images d'un film sans cesse aux frontières du surnaturel. Son Arbre est porté par une grâce infinie, y compris lors des moments douloureux, où la tristesse prend le pas sur la pulsion de vie.
Cette grâce qui traverse l'interprétation de Charlotte Gainsbourg, saisissante dans le rôle complexe de cette épouse en deuil. Cette grâce qui vous accompagne longtemps après la découverte de cette merveille de film."
-
Marianne
" Beau conte d'amour et de colère porté par les forces conjuguées de la nature et de l'enfance, dont Charlotte Gainsbourg est l'âme. Toujours si lumineusement accordée à ses rôles, en prise directe, sans coquetterie ni faux-semblants, elle est Dawn cette jeune veuve dévastée qui, doucement gagnée par les sortilèges d'une magicienne de 7 ans, laisse à nouveau le soleil la caresser."
-
Télérama
"... Tout le récit tourne autour de cet énorme figuier de Moreton Bay, à l'ombre aussi protectrice que dangereuse. Julie Bertuccelli filme ce géant mystérieux avec un mélange étonnant de réalisme et de fantastique. Le souffle du vent dans les feuillages, les craquements du bois ne sont plus seulement des manifestations de la nature, mais les signes de la présence consolatrice du père disparu. La sécheresse qui sévit dans le Queensland pourrait fournir une explication rationnelle à la croissance démesurée des racines. On préfère, comme la petite Simone, y voir la résistance du père aux menaces qui pèsent sur son foyer, sur son passé.
La métaphore de l'arbre fonctionne jusqu'au bout : pour continuer à vivre après la perte de l'être aimé, ses proches doivent, littéralement, se déraciner. Cet exil, matériel ou symbolique, passe aussi, du moins temporairement, par un resserrement exclusif de la cellule familiale d'où tous les « étrangers » sont exclus - fussent-ils séduisants et serviables comme le gentil patron de Dawn (Marton Csokas, double néo-zélandais de Clive Owen).
De ce retour aux sources, suggère Julie Bertuccelli, peuvent naître des jours meilleurs et une nouvelle ouverture au monde. L'Arbre n'est pas seulement la chronique émouvante d'un deuil : c'est aussi une belle leçon de vie."
-
Libération
" La beauté de l’Arbre tient à sa manière de suivre les quatre enfants et leur mère s’inventer leurs issues, jamais évidentes, ni exemplaires. Un film joyeux au cœur de l’absence, c’est une première et c’est sa particularité. Comment filmer ce qu’on connaît en échappant à la trop grande familiarité ? Et montrer ce qu’on découvre en évitant l’exotisme ?
Julie Bertuccelli se tient constamment entre l’intime et l’immensité, la douleur trop connue et l’absolue étrangeté, la renaissance des sentiments et leur intériorisation, les gestes les plus quotidiens, et le fantastique, si l’on y tient. Car chacun sait qu’il arrive que des batraciens sautent des toilettes quand les enfants y sont, et que des racines soulèvent le sol et obturent les canalisations. Ce n’est pas pour rien que l’arbre du film est bien réel. S’il a fallu plusieurs mois de repérages pour le dénicher, au bon endroit, avec des plis du tronc aussi confortables qu’un berceau, et des branches autant en dédale qu’un labyrinthe, c’est probablement parce que Bertuccelli aussi avait besoin d’y croire, ou du moins de fonder son film sur un élément non truqué. La magie de l’arbre tient à son caractère irréductible. Si la fillette est persuadée qu’en écoutant le bruissement des feuilles, elle est au plus proche de son père, rien ne vient jamais infirmer ni affirmer ses certitudes.
C’est par le sens des détails que les cinéastes se dévoilent. La justesse d’une couleur ou d’un accent, l’adéquation entre le rythme des acteurs et celui de la caméra. Charlotte Gainsbourg sait donner à son visage toutes les nuances d’un ciel mouvementé, mais rarement elle en a eu autant la possibilité qu’avec Dawn et Julie Bertuccelli."
















Vous en parlez