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De Jacques Nolot. France - 1998
Retour au pays natal. Jacques était monté à Paris, il y a dix ans. Il est devenu acteur, il a pu aimer librement des hommes. Aujourd'hui, il vient accompagner sa mère qui va mourir. Mais ce sont les souvenirs qui sont encore les plus douloureux...
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Jacques Nolot : "L'écriture est ma vraie identité"

L'acteur-réalisateur raconte ce qui l'a mené à mettre en scène son premier film après avoir confié ses précédents scénarios autobiographiques à André Téchiné : la mort d'un ami très cher, la solitude, le besoin de retrouver la vérité d'un pays qu'il avait fui à seize ans... "Ma vie a toujours été du théâtre, du cinéma", explique-t-il.
 

Sous l'aile de Téchiné

Fils d'un coiffeur du Gers, Jacques Nolot fuit les racines familiales "hostiles" dès qu'il le peut et rejoint Paris. Gigolo, comédien, scénariste et finalement réalisateur épisodique de trois films qui dessinent son parcours avec crudité et humour.

" Même ses rares défauts (une certaine maladresse, des flash-backs un peu trop signifiants ?) renforcent la vérité, la sincérité du propos. Pas étonnant qu'il ait obtenu le Prix de la jeunesse à Cannes. Non seulement la mélancolie est universelle, mais il y a aussi, dans ce courageux retour aux sources, la mutation d’une violence sourde et sèche en une recherche de l'harmonie, qui est presque une leçon de sagesse. Arrive un temps où il faut bien vivre avec ce qu’on est. "



Jean-Pierre Lavoignat, Studio Magazine
 

" Lorsque la caméra de Nolot regarde passer le cortège funèbre, lorsque défilent toutes ces vieilles gens et ces plus vieux encore, avec leur visage ravagé de rides et leur corps plié par le temps, on se dit qu’évidemment Nolot a filmé juste, et qu’en s’en tenant précisément au matérialisme des conduites, il a capté quelque chose de la très vieille civilisation paysanne. Il n’y a pas de champs et de labours, il y a bien plus : une façon d’être au monde, des corps qui viennent d’un temps révolu, une vraie visite à l’arrière-pays de ceux qui furent avant nous et ce monde de la technique.

(…) [ Nolot] est un passeur fantomatique entre le monde d’ici (Paris, le cinéma) et celui de là-bas, totalement dégagé de ce qui lui arrive et donc de ce qui arrive au film. D’où l’incroyable séquence sexuelle où Nolot filme sans complexe et pendant un temps conséquent les beaux visages ou les entrejambes de toreros et de rugbymen. Il n’y a à cela aucune nécessité narrative, mais une simple logique du plaisir. Nolot revendique alors ceci d’unique dans le cinéma français : ce n’est pas de raconter une histoire qui compte mais d’appesantir le regard et de laisser les choses s’y déployer. »



Stéphane Bouquet, Cahiers du Cinéma
 

" Et puis la mort qui s’approche, qui vient, qui passe et qui laisse un corps qu’l faut dévêtir, laver, habiller pour le cercueil. Comment filmer cela ? Il n’est peut-être pas d’autre manière que celle choisie par Nolot. Dépouillée, sobre jusqu’à l’épure, sur la corde raide, mais tellement simple qu’elle semble évidente. Evidente comme tous ces gens qui n’avaient jamais fait de cinéma, n’en feront sans doute jamais plus, et qui se donnent tels qu’en eux-mêmes à la caméra. Tels, également, que les a voulus Jacques Nolot dont on comprend (…) que Jacob et lui ne font qu’un (…)
Car Jacob est acteur, connu surtout grâce à la télévision, des gens de son village en tout cas. Alors Nolot règle quelques comptes, sans colère, avec ironie et humour, même s’il se laisse parfois entraîner à quelques images attendues. Et puis il s’en va, sa voiture roule de plus en plus vite, s’éloigne de la caméra, quitte ces gens qui sont siens et lui sont presque étrangers. Ces gens qui ne sont plus pour rien dans sa vie et qui la fondent pourtant. C’est très beau."



Pascal Mérigeau, Le Nouvel Observateur

Arrière-pays, L'
De Jacques Nolot
France
1997
01h30 min


(€ 4.99)
VF
Format WMV + DRM
Taille : 0.78 Go
 




 
Acteurs
Yvan : Henri Gardey
Jacques : Jacques Nolot
Simone : Simone Artus
Filou : Serge Caumont
Jeofrette : Yvette Etchegaray
Annie : Raphaëline Goupilleau
la mère : Mathilde Moné
Thérèse : Christine Paolini
Aimée : Henriette Sempé
Alain : Christian Sempé

Fiche technique
Réalisation : Jacques Nolot
Scénario : Jacques Nolot
Direction de la photographie : Agnès Godard
Son : Jean-Louis Ughetto
Décors : Patrick Durand
Montage : Martine Giordano

Date de sortie en France : 02/09/1998


 
Prix de la jeunesse, Festival de Cannes - 1998

 



 

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