Films

Avant que j'oublie

Réalisation

De Jacques Nolot - France - 2006 - 1h48min

Pitch

Pierre, 58 ans, prisonnier de son passé, a de plus en plus de mal avec la solitude, avec le temps, avec le monde extérieur, a recours à des psychotropes, s'enferme chez lui, là où il est le moins mal, dans l'attente d'une inspiration, n'arrive plus à écrire, a rendez-vous pour déjeuner avec son ami, un ami qui fut un papa, une maman, une banque; l'ami ne viendra pas...

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Acteurs :

Equipe du film :

Dates :

Informations techniques :

  • : Couleur
  • : Long metrage
  • : Français

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Ils en parlent

  • Le Monde

    Le Monde

    "... un film où les corps et la parole circulent dans un drôle de ballet, où la vie se débat d'autant plus farouchement qu'elle remet en permanence son ouvrage sur le métier, où la réinvention de soi s'impose comme l'horizon sans cesse repoussé du possible (...)
    La grande audace du film, qui est aussi le grand risque qu'il prend, tient au fait qu'il est exclusivement peuplé d'hommes. Plus précisément, le monde dans lequel vit Pierre se divise entre d'anciens gigolos devenus riches - souvent après avoir hérité de leur protecteur -, et de jeunes types dont les premiers s'offrent à leur tour les services sexuels. Quelle que soit la palette des sentiments, le commerce des corps est ici indissociable de celui de l'argent - ce qui se traduit par une série de dialogues invraisemblables, parasités par des considérations pécuniaires.
    Cette configuration, qu'il n'est pas interdit d'envisager comme une piquante caricature de l'union matrimoniale, recouvre une ruse narrative par laquelle chacun des personnages pourrait être un avatar de Pierre, une de ses vies passées, futures, rêvée, fantasmée..."

    Isabelle Regnier, Le Monde
  • Télérama

    Télérama

    "... Le sexe est ici bien distinct de l'amour. Parler de soi sans s'épancher, voilà l'élégance de Nolot (...)  Il y a là un franc-parler à la fois égotiste et désintéressé, où taire ses vices serait une faute de goût, où l'on parle moins pour avoir raison que pour partager, sans pour autant ménager l'autre.

    Avant que j'oublie est un film de dépense outrancière - Pierre prend et laisse traîner partout des poignées de billets froissés. Une façon de vivre au présent, sans compter ni épargner. Garder, reprendre, se délester, emprunter concerne aussi l'écriture. Plusieurs fois, Pierre vient s'asseoir à son bureau et tente d'écrire. On le voit surtout absorbé. L'écrivain face à la feuille blanche, on l'a déjà vu maintes fois. Là, c'est autre chose, toute une mise en condition, un rituel. Comme un passage d'ascèse obligé avant la réalisation d'un fantasme, qui survient lors d'un finale branquignol de toute beauté..."
    Jacques Morice, Télérama
  • Les Inrockuptibles

    Les Inrockuptibles

    "... on atteint des sommets, entre Eustache et Monteiro, de crudité, d'humour, et surtout de désespoir.
    Nolot, dans le rôle principal d'un vieux gigolo séropositif dépressif ne se ménage pas, ravage tout sur son passage, dit merde à la société, et à l'hypocrisie.
    Avec simplicité, une rage contenue et une grande dignité, il parvient à faire ce que seuls les plus grands peuvent saisir: réussir l'alliance entre la classe et le ridicule, la grande culture et le trivial, les sentiments les plus élevés et les tripes : sans jamais faillir – Avant que j'oublie est un film très tenu."

    Jean-Baptiste Morain, Les Inrockuptibles
  • L'Humanité

    L'Humanité

    "Revenant sur le motif, comme on le dit d'un peintre, Jacques Nolot trouve chaque fois la distance qui lui permet d'éviter le naturalisme. À la recension documentaire, il préfère pratiquer la soustraction au profit d'une intransigeante simplicité. (...) Et le requiem de la scène finale, dont nous ne dévoilerons que la majesté, nous transporte bien au-delà."

    Dominique Widemann, L'Humanité
  • Le Nouvel Observateur

    Le Nouvel Observateur

    "Face au film, et même si a priori il se sentait éloigné du personnage, le spectateur n'est jamais voyeur, il est parfois complice, et toujours proche. Une manière de tour de force en douceur."

    Pascal Mérigeau, Le Nouvel Observateur

Vous en parlez

A propos de

  • Jacques Nolot

    Fils d'un coiffeur du Gers, Jacques Nolot fuit les racines familiales "hostiles" dès qu'il le peut et rejoint Paris. Gigolo, comédien, scénariste et finalement...
    En savoir plus

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Avant que j'oublie

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Notes

9/10  (2)

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  • elPoto au sujet de : 4 mois, 3 semaines et 2 jours

      5/10

    Oui, c est fort, et fort bien filmé, mais c est tellement sombre qu au final on ne voit pas bien l intérêt.