L' Ours rouge{Oso rojo, Un}
Réalisation
Acteurs
Avec Julio Chávez, Soledad Villamil, Daniel Valenzuela, Freddy Flores, Enrique Liporace, René Lavand, Ernesto Villegas, Luis Machín, Agostina LagePitch
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Acteurs :
- : Oso
- : Natalia
- : Alfarito
- : Tuerca
- : Güemes
- : Turco
- : Quique
- : Sergio
- : Alicia
Equipe du film :
- : Israel Adrián Caetano
- : Israel Adrián Caetano
- : Graciela Speranza
- : Jorge Guillermo Behnisch
- : Marco de Aguirre
- : Jesica Suarez
- : Graciela Oderigo
- : Santiago Ricci
- : Diego Grimblat
- : Lita Stantic
- : Wanda Vision
- : Gilles Sacuto
- : Milena Poylo
- : José María Morales
- : Matias Mosteirin
- : Lita Stantic Producciones
- : TS Productions
Dates :
- : 26/02/03
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Spanish
Bandes annonces et photos
Bandes annonces
Thèmes
Ils en parlent
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Télérama
" Adrian Caetano baigne son film noir dans un contexte dévasté, celui de l'Argentine d'aujourd'hui. Un monde où se mêlent plusieurs codes du polar contemporain (bar louche et enfumé où règne un vieux caïd retors et fusillades à la Tarantino) et les ravages de la crise économique (chômage, expulsions, insécurité ). Plus "classique" que Bolivia, son film précédent, huis clos en noir et blanc dans un bar crasseux de Bueños Aires, L'Ours rouge affiche pourtant le même pessimisme social, la même fatalité poisseuse. Par petite touches, le cinéaste dessine aussi l'amour d'un homme pour son enfant perdue, l'impérieuse, douloureuse nécessité de "réparer", de rassembler les miettes d'une vie brisée. "
-
Libération
" Sans pour autant tomber dans le panneau du moment où «tout film gagne à être argentin» tant il saute aux yeux que la manière de Caetano n'a que peu à voir avec les trouées modernistes d'un Pablo Trapero, d'une Lucrecia Martel ou de Diego Lerman (Tan de Repente). Ses façons sont plus rustres, s'embarrassent moins de ruptures, et revendiquent implicitement un amour inconditionnel pour la forme hollywoodienne (...) A s'en tenir à ce seul Ours rouge, le cinéma d'Adrian Caetano repose avant tout sur l'acteur. L'acteur comme socle, mais encore l'acteur comme cible à toutes ces attaques que l'enchaînement des séquences entend lui faire endurer. A ce jeu-là, du résistera-résistera pas, l'ours Julio Chavez porte en lui une énergie du désespoir qui force le respect. Il est à la fois tout de maladresse et d'invincibilité. Le personnage idéal de l'Argentine 2003 ( )
Il y a un bail, mine de rien, que le cinéma n'avait pas joué à ce point de délectation avec la malédiction, le pétrin, la poisse. C'est aussi là qu'on voit combien il aurait été facile, pour un mauvais réalisateur, de se ranger du côté des rieurs, prendre son Ours en moquerie, l'essorer jusqu'au dernier coup bas. Caetano nous intéresse précisément parce qu'il fait l'inverse. Il continue à croire en son personnage, à l'accompagner partout où il va. Il y a presque, dans leur partenariat, dans leur complicité, une forme de plaisir équivoque : L'Ours rouge se lasse vite de compter les points. Par contre, le film se prélasse en tenant un cap peu commun : le déterminisme béat de son ogre de héros le pousse vers les emmerdes, dans la mierda, avec une volonté d'acier, parce qu'il n'y a souvent rien d'autre à faire, parce que ça occupe, parce qu'à ce jeu-là, bras de fer, un jour, les emmerdes pourraient bien perdre, et, du coup, le lâcher définitivement pour aller s'acharner sur un autre. Il fallait une carrure pour jouer l'idiot, pas une caricature : Julio Chavez est idéal (...) armoire à glace ahurie, moitié en peluche moitié en muscle, toujours un gri-gri à portée de main (un petit ours rouge en porte-clé, ça pose son homme), parfois un flingue, mais plus régressif en fin de compte qu'agressif. Gare ! L'incapable pourrait bien se révéler, au moment du duel final époustouflant, le héros insoupçonné de toute une nation ruinée (le film s'est tourné en pleine émeute de décembre 2001). Une balle, sinon rien. Viva la muerte !" -
Le Monde
" L'inquiétude que le spectateur ressent devant ce calme forcément fragile est accentué par le personnage d'El Oso. De l'impressionnant acteur qui incarne le rôle, Julio Chavez, émane non seulement une opacité effrayante des sentiments mais aussi une sensation de brutalité rentrée, de violence retenue, qui leste tout le film d'un poids inattendu et angoissant.
Retenu pendant longtemps, le récit se dénoue dans un double mouvement. Il y a d'abord la violence d'un autre hold-up, mais une violence sèche, remarquablement réaliste, dénuée de cette emphase dont le cinéma hollywoodien a gavé le spectateur contemporain. Il y a enfin une forme inattendue de renoncement qui dévoile le parcours du personnage comme un itinéraire moral." -
Positif
" Fermement réalisé, L'Ours rouge ne cesse de gagner en intensité, et la scène du second hold-up (en montage alterné avec une fête scolaire où des gamins entonnent l'hymne argentin) est une réussite totale."












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