Films

La Chose publique

Réalisation

De Mathieu Amalric - France - 2002 - 1h23min

Pitch

Un réalisateur reçoit une commande d'Arte pour sa nouvelle série « Masculin-Féminin ». Suite à la loi sur la parité, il a très fièrement placé son intrigue dans le monde politique. Trois semaines avant le tournage, sa femme lui annonce qu'elle a rencontré quelqu'un. Entre la chambre des députés et la chambre à coucher, comment va-t-il satisfaire la commande ?

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Acteurs :

Equipe du film :

Dates :

Informations techniques :

  • : Couleur
  • : Long metrage
  • : Français

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Ils en parlent

  • Libération

    Libération

    " ... l'intelligence théorique et l'impulsion très conne (la virilité blessée, etc.), la bonne vue (artistique) et le flou (sentimental), la civilité et l'incivilité, la drôlerie et le désespoir, la politique fiction et le docu-drama, le film (léché) et la vidéo (brute de décoffrage). On pense à Godard (Masculin/Féminin bien sûr, mais plus encore au Godard années 80, au Godard vidéoburlesque) ou à Avi Mograbi (diariste israélien dont on ne saurait trop recommander les films en forme de mini-attentats intimes). On pense surtout à la France de 2002, démoralisée et nue, dont voici le portrait brouillon et pourtant aimable."

    Philippe Azoury, Libération
  • Le Monde

    Le Monde

    " Le rythme aussi est celui de la comédie, quand ce n'est pas du théâtre de boulevard. Des claques fusent, de Philippe à Julia, de l'assistante au metteur en scène, d'ours entre eux qui chantent dans un dessin animé pour se dire "Je t'aime avec une claque".
    Des coups de théâtre surviennent, lorsque Julia déboule sur le tournage, par exemple, empruntant la porte par laquelle on s'attendait à voir entrer Michèle Laroque, son alter ego dans Le Lit national. La Chose publique est un essai dans lequel la parole et l'humour ont un rôle cathartique.
    Inclassable, il se compose d'images aux statuts très différents, toutes filmées en vidéo à l'exception de sa dernière séquence. Avec la vidéo, on peut voler des images dans les chambres à coucher (lorsqu'une cigarette a opportunément troué le drap), dans les isoloirs, comme en prendre officiellement, au cours d'un entretien ou dans les meetings politiques. On peut filmer la même femme comme un paysage, comme un corps désirable, comme une personne honnie..."

    Isabelle Regnier, Le Monde
  • Télérama

    Télérama

    " Depuis son premier long métrage, Mange ta soupe, Mathieu Amalric aime jouer au chat et à la souris avec sa biographie. Le cinéaste s'appelle Philippe Roberts, et la femme qui le quitte, Julia. Jamais ce prénom glamour et le nom Roberts ne sont accolés par le dialogue, mais ils sont là : détail aberrant, brouillage mégalo-potache, fantaisie en creux qui résument le ton de ce drôle de film à vif. L'autofiction, quand elle réussit, est décidément cette alchimie qui convertit les secrets en choses publiques et la douleur en énergie.

    Au chaos intime du protagoniste répond l'entrechoquement furieux des genres, entre les scènes conjugales Philippe-Julia, celles du Lit national, commandé par Arte, joué par Michèle Laroque et Bernard Menez, et celles qui montrent la préparation et le tournage. A la lumière des déboires privés, « parité » prend un tout autre sens. Plus Philippe boit la tasse, plus le projet d'origine, fable politique style « le maire, la coiffeuse et les élections », prend l'eau, jusque sur le plateau. Le cafouillage général est d'autant plus drôle et troublant qu'on ne sait plus guère si Laroque et Menez (dans leurs propres rôles d'acteurs) sont les otages stoïques ou les complices de cette entreprise chahutée. Et d'ailleurs laquelle ? Le Lit national ou La Chose publique ?

    Pour raffiner encore le jeu de pistes, même les tête-à-tête entre Philippe et Julia sont donnés comme du cinéma, captés à la petite caméra DV : parfois ça coupe, et ils recommencent... Où êtes-vous, monsieur le réel, madame la vérité ? C'est là qu'il faut parler des acteurs principaux. Jean-Quentin Châtelain (...)l crée un double massif de Mathieu Amalric, une sorte de chêne déraciné par la tempête, idéalement pathétique. En face, Anne Alvaro (Julia) est plutôt roseau, émotive mais implacable, haute et fière silhouette. Elle a peu de scènes pour imposer sa séduction, mais elle irradie le dernier et plus beau mouvement du film, quand il n'y a plus de place à l'écran que pour elle et lui, à l'heure de l'inventaire..."

    Louis Guichard, Télérama
  • Cahiers du Cinéma

    Cahiers du Cinéma

    " La Chose publique a en effet pour objet la réalisation d’un film fictif, Le Lit National (…) La Chose publique décrit sa propre entreprise, son propre statut et sa propre histoire, ainsi que la vie de son auteur au moment où il fait le film (…) Chacun joue son propre rôle (les patrons d’Arte, l’équipe du film, les acteurs Michèle Laroque et Bernard Ménez), sauf le réalisateur et sa femme, interprétés par Jean-Quentin Chatelain et Anne Alvaro.  Un travestissement de pure forme ? Ce n’est pas le style d’Amalric. L’interférence du réel et de la fiction, du privé et du public décourageront sans doute ceux qui voudraient cataloguer le film. Elle répond cependant à une problématique plus personnelle : comment disparaître ? (…) Car il y a bien, pour Mathieu Amalric, un terrain à conquérir, celui du cinéma. Ce genre de conquête commence toujours par le deuil, de quelqu’un ou de quelque chose : sans lui, la fiction n‘est pas possible."

    Mia Hansen-Løve, Cahiers du Cinéma

Vous en parlez

  • 06/06/10 | Flav43
      6/10

    Masculin / Féminin. Documentaire / Fiction. Comédie / Drame. Numérique / Argentique...
    Amalric, avec la même franchise qu'une bourrée à deux temps, fait varier, selon deux mises en scène, les situations d'un couple dont l'un est réalisateur et l'autre actrice.

    "La chose publique" substitue aux arcanes du "Stade de Wimbledon" une plus grande limpidité, de par le message politique (l'égalité homme-femme) que le film, dès ses premières séquences, s'engage à exprimer.

  • 14/05/10 | canard22
      10/10

    Un vrai bijou, très beau film, drôle, on en sort de bonne humeur.

A propos de

  • Mathieu Amalric

    Il voulait être réalisateur, mais c'est comme acteur qu'il connaît d'abord le succès dans une série de films de plus en plus variés (de Desplechin...

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La Chose publique

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7/10  (3)

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  • elPoto au sujet de : 4 mois, 3 semaines et 2 jours

      5/10

    Oui, c est fort, et fort bien filmé, mais c est tellement sombre qu au final on ne voit pas bien l intérêt.