Les Trois singes{Üç maymun}
Pitch
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Acteurs :
- : Eyüp
- : Hacer
- : Ismail
- : Servet
Equipe du film :
- : Nuri Bilge Ceylan
- : Ebru Ceylan
- : Ercan Kesal
- : Nuri Bilge Ceylan
- : Gökhan Tiryaki
- : Umut Senyol
- : Olivier Goinard
- : Murat Senürkmez
- : Ebru Ceylan
- : Ebru Ceylan
- : Nuri Bilge Ceylan
- : Bora Göksingöl
- : Ayhan Ergürsel
- : Zeynofilm
- : Pyramide Productions
- : Arda Topaloglu
- : Nuri Bilge Ceylan
- : Cemal Noyan
- : Valerio De Paolis
- : Zeynep Özbatur
- : Fabienne Vonier
- : Bim Distribuzione
- : NBC Films - Nuri Bilge Ceylan Films
Dates :
- : 14/01/09
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Turkish
Bandes annonces et photos
Bandes annonces
Thèmes
Ils en parlent
-
Positif
"Ce n'est pas seulement une leçon de mise en scène, c'est un sommet de la direction d'acteurs (...)"
-
Le Monde
"Il y avait danger à vouloir "dramatiser les pensées abstraites, les croyances et les conflits conceptuels que nous vivons au plus profond de nous-mêmes", à les personnifier à travers les protagonistes de ce récit. Nuri Bilge Ceylan l'a éloigné en créant une atmosphère pesante, palpable dans la tonalité existentielle du film autant que dans son traitement esthétique [...] il plombe les paysages à la palette graphique, englue ses primates sous des ciels d'orage, dans des lumières pisseuses, une spirale d'échecs [...] Du grand cinéma."
-
L'Humanité
" ... Ce qui l’intéresse, c’est la façon de gérer un mensonge avec lequel vont devoir vivre ses trois personnages principaux (...) Trois personnages, et c’est le sujet propre du film, que la vie n’a jamais préparés à extérioriser leurs sentiments. À parler, tout simplement, de ce qui les préoccupe les uns par rapport aux autres.
La force du film tient à ceci : tout ce qu’étalaient les intellectuels de Climats reste dans le non-dit. C’est par d’autres voies que le langage qu’ils devront réagir (...) c’est aux corps de parler, de tout dire. Soit l’essence même du cinéma. Et d’un genre particulier de cinéma, le mélodrame populaire.
C’est aussi pour cela qu’on aime ce film : il renoue avec un genre qui fit les beaux jours du cinéma turc. Un des maîtres en fut Atif Yilmaz, qui, parmi plus de cent films, pas toujours réussis, donna entre autres le Sang de la terre (1966) ou Une goutte d’amour (1984), justes et sensibles portraits de femmes (...)
le décor également a son rôle à jouer dans ce drame du repliement sur soi. Une maison aux étroits couloirs joignant des pièces difficiles à isoler dans laquelle vit la famille, un train qui passe à ses pieds couvrant le bruit des rares paroles, une ville que le brouillard de pollution clôt comme un cocon, ils ont tous leur mot à dire. Et le disent bien, le cinéaste mesurant toujours avec exactitude la distance à prendre par rapport à ce qu’il filme, lointaine ouverture sur le Bosphore à partir d’une terrasse, brutalité d’un gros plan de visage transpirant d’angoisse.
Ou encore cette scène que fait la femme à son amant qui la quitte, vue de loin, sur un tertre broussailleux et qui n’en a que plus de violence, la place de la caméra étant celle d’un tireur à l’affût. Jamais de pathos, en effet, et pas davantage de pittoresque dans cette ville où vivent des personnages qui ne peuvent et ne savent pas prendre le temps de la regarder, englués qu’ils sont dans leurs silences. Istanbul en effet, et c’est encore une beauté à retenir, a ici les couleurs mêmes d’un de ses plus grands portraitistes, le photographe Ara Güller, celles d’un hiver gris, tout de mélancolie."















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