Films

Lucy

Réalisation

De Henner Winckler - Allemagne - 2005 - 1h32min

Pitch

C'est comment la vie quand on a 18 ans et qu'on est déjà mère ? Demandez à Maggy : elle vit encore avec sa mère et a rompu avec le père de sa fille, Lucy... Mais voilà qu'elle rencontre Gordon dans une discothèque. Elle tombe amoureuse et décide d'emménager avec lui. Au début, tous deux tirent une certaine fierté de leurs nouveaux rôles d'adultes auxquels ils ne sont pas accoutumés, mais la vie commune est pavée, comme l'enfer, de bonnes intentions...

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Acteurs :

Equipe du film :

Dates :

Informations techniques :

  • : Couleur
  • : Long metrage
  • : Allemand

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Ils en parlent

  • Libération

    Libération

    " Dès l'entame de Lucy , une rupture amoureuse sèche et factuelle souligne à quel point Henner Winckler excelle à filmer la tension du quotidien : deux mots échangés entre ados boudeurs, de l'humiliation, de la tendresse et de la violence qui ne savent pas se dire.
    Comme chez Angela Schanelec ou Ulrich Köhler, autres éléments de cette école berlinoise qui peuple désormais les festivals internationaux, cette jeunesse garde une rigueur surprenante et inespérée dans un monde où elle est sans cesse balancée entre niaiserie épaisse et désinvolture sans morale. Et le cadre voulu par le metteur en scène pour ce film dit cela: jamais il ne joue la pose, mais pas plus il ne s'avère inutile. Une caméra tenue à hauteur d'hommes et de femmes, enregistrant les actes avec précision, fixant sans fioritures les rites et les habitudes du présent.
     Plutôt à hauteur d'adolescence, puisque Maggy est une jeune mère célibataire de 18 ans vivant quelque part dans une banlieue allemande. Elle rompt avec le père de sa fille, Lucy, puis avec sa propre mère, brûlant ses vaisseaux pour s'installer chez un copain, Gordon, coup de foudre d'une soirée arrosée lors de laquelle le bébé avait été confié à la va-vite à un baby sitter improvisé. Très vite, les actes oscillent entre fierté et exaspération, car la vie commune demande plus d'efforts qu'ils n'escomptaient. Le film de Winckler suit cette difficulté à articuler la vie et l'amour, et illustre la conclusion irrémédiable : la beauté d'une femme, son apprentissage, c'est de se débrouiller seule face à la lâcheté des hommes.
    L'acuité de l'écoute et du regard de Winckler est impressionnante : les mots et les visages adolescents ont rarement été filmés avec une telle précision, mélange de compréhension maximale et de distance pourtant conservée. On pense parfois au Rudolf Thome du Philosophe , oeuvre phare du cinéma allemand de la fin des années 80, qui parvenait à reconstituer le puzzle des vies ordinaires par fragments ajustés.
    Sans naturalisme, ni vérisme, ni psychologisme appuyé, juste la conviction profonde que la vie des humbles est intéressante. Mieux même : photogénique. Winckler, chroniqueur impassible de l'Allemagne des débuts du XXIe siècle, sait montrer sans concession ni tapage, la tension qui habite en HLM. "

    Antoine de Baecque, Libération
  • Télérama

    Télérama

    " C’est le tourniquet des émotions et des envies, la valse des illusions, où chaque avancée se solde presque aussitôt par l’apparition d’un nouveau manque. Mais ce mélodrame existentiel, nonchalant comme sa frêle héroïne, refuse de dériver en chronique sans fin.
    Soudain, une image qu’on n’avait pas vue venir, simple et forte, prend valeur de dénouement. Contre la facilité du surplace réaliste, de l’entre-deux qui sonne juste, Lucy dessine vaillamment un trajet et ose une certitude."

    Louis Guichard, Télérama
  • TéléCinéObs

    TéléCinéObs

    " On ne sait rien de Maggy, à part qu’elle semble bien jeune pour élever toute seule sa petite Lucy, que sa mère en a un peu marre de son immaturité et qu’elle est ravie d’emménager avec un beau barman. Voilà pour la psychologie. A partir de là, c’est à nous, spectateurs, de nous passionner pour cette chronique dégraissée jusqu’à l’os, écrite, mise en scène et interprétée avec une sobriété magnifiquement attentive, d’y projeter nos propres « explications », voire de nous y impliquer avec une réactivité émotionnelle viscérale. Très fort. "

    Bernard Achour, TéléCinéObs
  • Les Inrockuptibles

    Les Inrockuptibles

    "Figure aussi pâle que lumineuse, Kim Schnitzer impose une présence teintée de mille et une nuances. (...) Lucy poursuit brillament un chemin cohérent de cinéaste là ou bien d'autres piétinent."

    Amélie Dubois, Les Inrockuptibles

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Affiche

Lucy

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  • windows
  • mac
  •  (1 GB)

Notes

6/10  (1)

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  • elPoto au sujet de : 4 mois, 3 semaines et 2 jours

      5/10

    Oui, c est fort, et fort bien filmé, mais c est tellement sombre qu au final on ne voit pas bien l intérêt.