Moi qui ai servi le roi d'Angleterre{Obsluhoval jsem anglického krále}
Réalisation
Acteurs
Avec Ivan Barnev, Oldrich Kaiser, Julia Jentsch, Martin Huba, Marian Labuda, Milan Lasica, Josef Abrhám, Jirí Lábus, Jaromír DulavaPitch
Voir la fiche technique
Acteurs :
- : Jan Dite jeune
- : Jan Dite vieux
- : Liza
- : Skrivanek
- : Walden
- : le professeur
- : Brandejs, le propriétaire de l'hôtel
- : le maître d'hôtel
- : Karel, le serveur
Equipe du film :
Dates :
- : 07/05/08
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Czech, Allemand
Bandes annonces et photos
Bandes annonces
Thèmes
Ils en parlent
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Elle
"C'est brillant, enlevé: il faut y aller !"
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La Croix
"Jiří Menzel n'a rien perdu de son inventivité visuelle. Ses trouvailles scénaristiques, ses effets de montage et sa distribution impeccable hissent ce film réjouissant,(...) à la hauteur des meilleures comédies."
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L'Humanité
"On se croyait chez Guitry et Haneke pointe le nez. Le retour du refoulé en quelque sorte. En tout cas (...) ce mousquetaire de la nouvelle vague tchèque (...) a encore des choses à nous dire et n'a pas éprouvé le besoin de quitter son pays pour le faire."
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Libération
" Le nouveau film de Jiri Menzel débute comme une classique épopée romanesque : devant la porte d'une prison, d'où sort un personnage bientôt héros, au seuil d'une nouvelle page. C'est d'ailleurs à un écrivain que Menzel emprunte son récit : Bohumil Hrabal, réputé l'un des plus grands auteurs tchèques modernes. Dans le cas de Moi qui ai servi le roi d'Angleterre, ce héros s'appelle Jan Dite et la vie dont il va nous faire une narration aussi oblique que détaillée résume à peu près l'histoire de son pays, autrefois appelé Tchécoslovaquie, au cours de la première moitié du XXe siècle.
Cette biographie va traverser un monde convulsif, une énorme guerre et trois systèmes politiques ennemis. Mais l'existence de Jan Dite gardera toujours un ineffable caractère spontané et lunaire. Soumis à la roue des circonstances, il glisse pourtant comme sur des patins à glace entre les événements, profitant des faveurs qu'inspire aux autres, et particulièrement aux puissants et aux belles femmes, son aura bonhomme et sympathique (irréprochables Ivan Barnev et Oldrich Kaiser, dans les rôles respectifs de Dite jeune, puis vieux).
Professionnellement, Jan Dite suit un cursus hôtelier féerique (...) C'est justement ce doigt si favorable du destin qui va finir par tromper ce personnage béni : sa grande indifférence au fond politique des événements de l'histoire le conduisant à collaborer, sans crime mais avec zèle, avec l'occupant nazi. La chute sera rude, mais surtout édifiante.
Un parfum de conte ironique flotte sans partage sur Moi qui ai servi le roi d'Angleterre, dont le style rétro ne doit pas être confondu avec une éventuelle lourdeur passéiste. Le film appartient à un genre profondément est-européen : une satire sociale et historique arrosée par un théâtre de l'absurde dont les nuages flottent sur chaque plan.
Jeu rhétorique sur les renversements de perspective auxquels toute vie est soumise en même temps que catharsis cocasse et dédramatisée de la psyché nationale tchèque, le film a connu un considérable succès dans son pays d'origine (qui l'a d'ailleurs sélectionné pour le représenter aux derniers oscars) et signé le retour d'un Menzel dernièrement négligé. On a connu des come-back moins élégants."
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Marianne
"… la décoiffante dégringolade d'un garçon de café tchèque des années 20 aux purges staliniennes. Mordant, loufoque, triste (…) Hrabal écrit comme un conteur, campant des cafés, des petits employés et des prostituées comme on décrirait des palais et des empereurs. Rien d'étonnant que le cinéma, art populaire, s'empare de ses livres (…)
Plus proche de la fable initiatique que de la fanfaronnade tragique, le film transcrit néanmoins l'absurdité d'un système politique, chère à Hrabal. C'est Candide au pays des fascismes, sans l'humour éclairé de Voltaire. On rit pourtant, à défaut de grimacer, devant la jovialité de ce garçon de café devenu millionnaire, puis jeté en prison..."













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