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Moi qui ai servi le roi d'Angleterre{Obsluhoval jsem anglického krále}

Réalisation

Pitch

Prague. Jan Díte quitte, tant bien que mal, la prison dans laquelle il a purgé une peine de près de quinze ans. Alors qu’il s’installe dans un ancien village allemand abandonné dont les habitants ont été chassés après la Seconde Guerre mondiale, il se souvient de sa jeunesse et de sa grande ambition d’alors : devenir millionnaire… Le célèbre réalisateur de "Trains étroitement surveillés" adapte une nouvelle fois Hrabal pour une satire caustique bien dans l'esprit du cinéma tchèque fêté dans les années soixante.

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Acteurs :

Equipe du film :

Dates :

Informations techniques :

  • : Couleur
  • : Long metrage
  • : Czech, Allemand

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Ils en parlent

  • Elle

    Elle

    "C'est brillant, enlevé: il faut y aller !"

    Françoise Delbecq, Elle
  • La Croix

    La Croix

    "Jiří Menzel n'a rien perdu de son inventivité visuelle. Ses trouvailles scénaristiques, ses effets de montage et sa distribution impeccable hissent ce film réjouissant,(...) à la hauteur des meilleures comédies."

    Jean-Claude Raspiengeas, La Croix
  • L'Humanité

    L'Humanité

    "On se croyait chez Guitry et Haneke pointe le nez. Le retour du refoulé en quelque sorte. En tout cas (...) ce mousquetaire de la nouvelle vague tchèque (...) a encore des choses à nous dire et n'a pas éprouvé le besoin de quitter son pays pour le faire."

    Jean Roy, L'Humanité
  • Libération

    Libération

    " Le nouveau film de Jiri Menzel débute comme une classique épopée romanesque : devant la porte d'une prison, d'où sort un personnage bientôt héros, au seuil d'une nouvelle page. C'est d'ailleurs à un écrivain que Menzel emprunte son récit : Bohumil Hrabal, réputé l'un des plus grands auteurs tchèques modernes. Dans le cas de Moi qui ai servi le roi d'Angleterre, ce héros s'appelle Jan Dite et la vie dont il va nous faire une narration aussi oblique que détaillée résume à peu près l'histoire de son pays, autrefois appelé Tchécoslovaquie, au cours de la première moitié du XXe siècle.

    Cette biographie va traverser un monde convulsif, une énorme guerre et trois systèmes politiques ennemis. Mais l'existence de Jan Dite gardera toujours un ineffable caractère spontané et lunaire. Soumis à la roue des circonstances, il glisse pourtant comme sur des patins à glace entre les événements, profitant des faveurs qu'inspire aux autres, et particulièrement aux puissants et aux belles femmes, son aura bonhomme et sympathique (irréprochables Ivan Barnev et Oldrich Kaiser, dans les rôles respectifs de Dite jeune, puis vieux).

    Professionnellement, Jan Dite suit un cursus hôtelier féerique (...) C'est justement ce doigt si favorable du destin qui va finir par tromper ce personnage béni : sa grande indifférence au fond politique des événements de l'histoire le conduisant à collaborer, sans crime mais avec zèle, avec l'occupant nazi. La chute sera rude, mais surtout édifiante.

    Un parfum de conte ironique flotte sans partage sur Moi qui ai servi le roi d'Angleterre, dont le style rétro ne doit pas être confondu avec une éventuelle lourdeur passéiste. Le film appartient à un genre profondément est-européen : une satire sociale et historique arrosée par un théâtre de l'absurde dont les nuages flottent sur chaque plan.

    Jeu rhétorique sur les renversements de perspective auxquels toute vie est soumise en même temps que catharsis cocasse et dédramatisée de la psyché nationale tchèque, le film a connu un considérable succès dans son pays d'origine (qui l'a d'ailleurs sélectionné pour le représenter aux derniers oscars) et signé le retour d'un Menzel dernièrement négligé. On a connu des come-back moins élégants."

    Olivier Séguret, Libération
  • Marianne

    Marianne

    "… la décoiffante dégringolade d'un garçon de café tchèque des années 20 aux purges staliniennes. Mordant, loufoque, triste (…) Hrabal écrit comme un conteur, campant des cafés, des petits employés et des prostituées comme on décrirait des palais et des empereurs. Rien d'étonnant que le cinéma, art populaire, s'empare de ses livres (…)

    Plus proche de la fable initiatique que de la fanfaronnade tragique, le film transcrit néanmoins l'absurdité d'un système politique, chère à Hrabal. C'est Candide au pays des fascismes, sans l'humour éclairé de Voltaire. On rit pourtant, à défaut de grimacer, devant la jovialité de ce garçon de café devenu millionnaire, puis jeté en prison..."

    Clara Dupont Monod, 03/05/2008, Marianne

Vous en parlez

  • 05/03/10 | expart
      10/10

    C'est géant !

A propos de

  • Jiří Menzel

    Né le 23 février 1938, à Prague, il fut, parmi les cinéastes de la Nouvelle Vague tchèque, l'un des derniers à se...

    En savoir plus

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Moi qui ai servi le roi d'Angleterre

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10/10

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  • elPoto au sujet de : Le Voyage aux Pyrénées

      7/10

    Assez rigolo dans le genre loufoque mais aussi poétique et sensuel. Merci les frères Larrieu.