Mother{Madeo}
Réalisation
Acteurs
Avec Hye-Ja Kim, Bin Won, Goo Jin, Che-moon Yun, Yeong-seok Lee, Mi-Seon Jeon, Byeong-soon Kim, Sae-byeok Song, Hee-ra Moon, Moo-yeong YeoPitch
Voir la fiche technique
Acteurs :
- : la mère
- : Yoon Do-joon, le fils
- : Jin-tae
- : Je-moon, le policier
- : le vieil homme
- : Mi-seon
- : le chef de police
- : le policier violent
- : Ah-jeong, la victime
- : l'avocat de Do-joon
Equipe du film :
- : Joon-ho Bong
- : Joon-ho Bong
- : Eun-kyo Park
- : Joon-ho Bong
- : Byeong-woo Lee
- : Alex Hong
- : Tae-Young Choi
- : Seong-hie Ryu
- : Sae-kyoung Moon
- : Jae-Won Choi
- : Woo-sik Seo
- : Tae-joon Park
- : Diaphana
Dates :
- : 27/01/10
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Korean
Bandes annonces et photos
Bandes annonces
Thèmes
Ils en parlent
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Rolling Stone
" Entre les lignes, on devine les mutations de la société coréenne et la variété d'inspiration de Bong Joon Ho, décidément l'un des réalisateurs les plus excitants du moment."
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Les Inrockuptibles
" Bong Joon-ho ne cesse d’égarer son spectateur sans jamais le perdre, formidable paradoxe. Et s’il en profite pour épingler une fois de plus les dysfonctionnements des institutions ou le regard parfois aveugle de la société sur certains individus, il sonde au cœur de son film une autre question peut-être plus dérangeante : poussé jusqu’à un certain degré, l’amour d’une mère pour son fils est une nécessité et une folie, il protège et tue, il est magnifique et monstrueux. Sous ses dehors de jeune prodige du cinéma de genre un peu rigolard, Bong Joon-ho interroge mine de rien à chacun de ses films le malaise dans notre civilisation. Son cinéma ne mélange donc pas seulement les genres, mais aussi le noble et le trivial, la surface fun et la profondeur plus grave, la distraction et la réflexion. Son désir, son énergie, sa liberté sont contagieux."
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Le Monde
" Le quatrième film du cinéaste sud-coréen Bong Joon-ho, 40 ans, confirme avec éclat l'évidente force de son style, ainsi qu'un regard plus affiné encore que dans ses précédents films sur les comportements de ses personnages. Mother fait souvent rire tout en proposant un récit aux franges du pathétique. En résumé, c'est un mélo ponctué de notations hilarantes. La comédie, la chronique sociale, le récit policier s'y entremêlent avec un art virtuose, quoique discret, sans équivalent dans le cinéma contemporain."
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Brazil
" On aurait bien émis quelques réserves, trouvé quelques faiblesses au film parce que tous ces compliments entassés, ça deviendrait presque louche, mais on n'a rien trouvé. Aucun bémol. Rien. Juste des compliments en rafale."
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Libération
" ... pas plus que nous, le pauvre Do-joon ne sait ce qui s’est passé quand l’écran est devenu noir. L’intrigue du film repose sur cette pièce manquante du récit. La mère, catastrophée, va alors tout mettre en œuvre pour disculper son fils qu’elle sait, d’instinct, innocent. Elle engage un avocat (qui se fout d’elle), elle mène l’enquête (en faisant un peu n’importe quoi) mais, à force d’entêtement, quitte à se ridiculiser ou se ruiner, elle trouve une piste. Le spectateur suit ce suspens avec le même plaisir horrifié qu’à l’époque du formidable Memories of Murder (2003), deuxième long métrage du cinéaste qui relatait les exactions du premier serial-killer coréen, qui avait terrorisé la population dans les années 80 (et qui ne fut jamais arrêté). La peinture des relations de la mère et de son fils – amour fou, amour vache – est plongée d’entrée dans une atmosphère criminelle qui ne se démentira plus.
(...) Ce n’est pas vraiment perceptible pour un spectateur occidental mais l’actrice principale, et tout à fait géniale, qui joue le rôle titre, Kim Hye-ja, est une star de la télévision coréenne. Elle a à son actif quarante ans de sitcoms et téléfilms où elle incarne un idéal de mère protectrice et responsable. « Dans mon pays, quand une femme a un enfant, elle abandonne aussitôt tout projet individuel, tout désir personnel pour se consacrer exclusivement à son rôle de mère, assure le cinéaste (...) Elle a été une figure d’ange pour la société coréenne, un emblème consensuel, et je voulais que, dans mon film, du sang lui éclabousse la figure. Les spectateurs coréens sont vraiment très choqués de la voir dans un tel rôle. »
Cette volonté de profaner une personnalité apparemment intouchable contamine l’intégralité du film. Le personnage du jeune ami de Do-joon, voyou au charisme érotique de petit film karaté, est montré torse nu donnant des ordres à la mère, qu’il rackette, avant de devenir son bras armé dans la vengeance. De même, la jeune fille victime, proie d’un destin macabre, révèle au gré des révélations une courte existence d’érotomane autodestructrice. C’est bientôt, de proche en proche, arpenté dans ses moindres recoins pourris par la mère aux allures de sorcière hagarde, tout le village qui pue le stupre et la mort (...)
Le sentiment de virtuosité que produisent ses films provient de cet art baroque du changement d’échelle à vue, art des disproportions et du renversement de perspective. On ne sait jamais sur quel pied danser ni quelle est la signification exacte des événements et, s’il y a une morale, elle est en équilibre sur une tête d’épingle.
Quand on voit Mother, on se dit que personne ne peut montrer autant de liberté, d’inventions et d’énergie dans le traitement d’un cliché aussi éculé que celui de la mère-courage."













Vous en parlez
Le contraire du tape-à-l'oeil et on est tenu en haleine tout du long.
Quelle actrice! Quelle mise en scène! Quel humour!
Quel Thriller! Du très bon Cinéma!
Quelle actrice! Quelle mise en scène! Quel humour!
Quel Thriller! Du très bon Cinéma!
A côté, Rio Bravo, c'est du pipeau, et moi, JW, j'ai l'air d'un clown.