Films

Nelly et Monsieur Arnaud

Réalisation

De Claude Sautet - France - 1994 - 1h46min

Pitch

Chômeur, Jérôme passe ses journées au lit, à regarder la télévision, tandis que son épouse Nelly subvient à leurs besoins grâce à de petits travaux de dactylographie. Dans un café, la jeune femme lie conversation avec Pierre Arnaud, un homme âgé et fortuné. Apprenant les difficultés financières de Nelly, il insiste pour qu'elle accepte un chèque afin de régler ses dettes, puis il lui propose de taper le manuscrit de ses mémoires...

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Acteurs :

Equipe du film :

Dates :

Informations techniques :

  • : Couleur
  • : Long metrage
  • : Français

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Ils en parlent

  • L'Humanité

    L'Humanité

    "Encore une fois, Claude Sautet nous émerveille par sa capacité à filmer les sentiments dans leurs contradictions. (...) Tout ici sonne juste, du jeu superbe de Michel Serrault et d'Emmanuelle Béart jusqu'à la mise en place du moindre détail."

    Jean Roy, L'Humanité
  • Télérama

    Télérama

    "(...) Les motifs (cafés, copains, etc.) et les figures de style (dialogue explicatif, caméra discrète) demeurent. Mais profondément retravaillés. Epurés. Les cafés ne sont plus des cocons où la foule, la fumée et les bavardages rassurent, protègent. Maintenant, on est face à face, et les mots qu'on échange sont essentiels. Les copains ? Ils ne sont plus d'aucun secours. De ses portraits de groupe en forme de chorale, Sautet était passé à la musique de chambre avec le magnifique Un coeur en hiver. Dans Nelly et Mr. Arnaud, la musique naît de la seule harmonie des éléments qu'il met en place. Il n'a (presque) plus besoin d'histoire non plus. (...) Juste un face-à-face répété, jour après jour, mais qui se module au gré des incidents, des rencontres et des affrontements de Nelly et Mr. Arnaud avec leur entourage respectif. Pour elle : un homme qu'elle n'aime plus (Charles Berling), un autre qu'elle pourrait aimer (Jean-Hugues Anglade). Pour lui : une femme qu'il aime peut-être encore (Françoise Brion), un ami parasite encombrant (Michael Lonsdale). Autant de fausses notes, en quelque sorte, mais qui ne cessent de nourrir le thème principal. Nelly et Mr. Arnaud, c'est une relation intense et belle parce qu'au contact de l'autre chacun va se dévoiler, s'éclairer. Le vieil homme raide et solitaire, devient généreux, attentif ; et la jeune femme, peut-être un peu moins intransigeante. Mais leur relation reste impossible. Car dans l'univers de Claude Sautet, aucun personnage n'a la force de se lier profondément, amoureusement. C'est une souffrance. Mais rompre, s'oublier, s'éloigner est une douleur tout aussi insupportable. Tous sont ainsi condamnés à chercher un semblant de stabilité sur un terrain toujours plus glissant. Les sentiments se dévoilent à contretemps. Les mouvements, les gestes qui peuvent rapprocher Nelly et Mr. Arnaud sont constamment arrêtés, suspendus, brisés dans leur élan. Il y a de la douleur à vivre : c'est autour de ce thème que Claude Sautet a toujours composé ses films. Mais, ici, il ne la masque plus, il la met au jour. Avec une extrême pudeur. En jouant en virtuose des instruments que sont les acteurs : face à un Michel Serrault bouleversant de gravité et d'ironie mêlées, Emmanuelle Béart laisse apparaître une nouvelle maturité splendide, et la mélodie secrète du film émane de chacun de leurs mots, de chacun de leurs gestes. Comme lorsque Mr. Arnaud s'approche de Nelly, endormie, et ose à peine tendre la main vers elle comme pour effleurer, peut-être, une fois encore la vie. On se dit alors qu'il y a du Tchekhov chez Sautet : les personnages cherchent longtemps comment vivre pour s'apercevoir, trop tard, que la vie est déjà passée."

    Philippe Piazzo, Télérama

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Nelly et Monsieur Arnaud

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8/10

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  • elPoto au sujet de : Le Voyage aux Pyrénées

      7/10

    Assez rigolo dans le genre loufoque mais aussi poétique et sensuel. Merci les frères Larrieu.