Shara{Sharasojyu}
Réalisation
Pitch
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Acteurs :
- : Yu
- : Shun
- : Reiko
- : Shouko
- : Taku
Equipe du film :
- : Naomi Kawase
- : Yutaka Yamazaki
- : Eiji Mori
- : Naomi Kawase
- : Naomi Kawase
- : Miwako Kobayashi
- : Shotaru Anraku
- : Tomoo Sanjo
- : Nikkatsu Corporation
- : Visual Arts
- : Pyramide Distribution
- : Yomiuri Telecasting Corporation
- : Ua
Dates :
- : 31/03/04
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Japanese
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Bandes annonces
Thèmes
Ils en parlent
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Télérama
" Ce n'est presque rien, c'est du cinéma humble, naïf même par moments, et pourtant tout ce qui fonde le cycle de l'existence, naissance, vie, mort, circule à travers cette guirlande de moments impressionnistes où l'ordinaire le dispute à l'unique."
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Jeune cinéma
" Naomi Kawase montre dans une sorte de suspense douloureux et profond les traces de la disparition d'un enfant, le travail de deuil et de mémoire qui s'ensuit et la lente réappropriation de soi et de son histoire, malgré tout (...)
Quand elle entreprend le travail sur Shara, elle s'installe avec ses acteurs-personnages dans une maison qui sera la maison du tournage. Peut-être arrive-t-elle à créer cette intensité qui caractérise ses films comme si elle avait écouté pendant des décennies les manifestations secrètes des âmes en émoi. Son cinéma révèle l'agitation des corps exposés aux tourments des émotions. A l'observation de ce monde intérieur insondable, elle joint un filmage d'une précision exceptionnelle pour capter les manifestations du corps par rapport à cette violence du réel inacceptable.
Shara est une autre pierre précieuse qui vient compléter la lente élabotation de l'oeuvre de la cinéaste : étudier les rencontres tourmentées des âmes soeurs/frères, parents/enfants, etc. Shara marque aussi un tournant car c'est la première fois que Naomi Kawase donne la priorité à la danse de la vie, à la renaissance - un bébé naît - non pas pour remplacer le corps disparu mais pour affirmer le mouvement perpétuel" -
Le Monde
" Cette puissance d'émotion (...) relève d'un mystère qui lui appartient en propre (...) elle tient sans doute à la manière dont il est suggéré qu'en dépit de la férocité du destin nous ne sommes pas seuls au monde. La simple vision de "Shara", film infiniment précieux ne serait-ce qu'à ce titre, nous en administre la preuve la plus éclatante."
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Cahiers du Cinéma
" Shara accomplit sa révolution et le récit, sa résolution, par une succession de petits motifs. Scansion d'éclats visuels et sonores, pulsations discrètes ou massives, plans de rue et de fleurs, gestes chorégraphiques ou du quotidien. Le film est travaillé de l'intérieur par le bout à bout de petits récits divisés en deux. Comme "début" et "fin", chaque scène, personnage ou objet, a son jumeau antérieur ou futur. Soit il promet, soit il accomplit la promesse. Et suspend ainsi le lien de cause à effet (...)
Naomi Kawase est, elle aussi, contrainte de se dédoubler. Présente de part et d'autre de l'écran, elle réunit deux temps disjoints, celui de la préparation et celui de la performance (...)
Documentaire-fiction, ce partage ne peut pas être posé de manière étanche quand chacune des parties n'est employée qu'à travailler l'autre, à manier ce qui les sépare (...). Shara loge dans cet entre-deux, récit (ou fantôme, légende, tradition, souvenir) qui met un instant passé en rapport avec le présent." -
Les Inrockuptibles
"... si la mise en scène à la fois totale et elliptique de Kawase fait autant de bien qu'un bain d'herbes parfumées, et semble nous permettre de voir et de ressentir le monde avec une acuité décuplée, elle est aussi une élégance, une pudeur, une façon d'évoquer les sujets les plus dramatiques avec retenue."
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aden
" Après Suzaku (Caméra d’or 1997), la cinéaste nous invite à suivre tout un parcours sensoriel : la chorégraphie d’une danse pendant une fête, un objet sacré, l’apparition d’un chat dans l’embrasure d’une porte, le vent qui se lève comme la sensation retrouvée, répétée, de cette fuite en avant, quand, enfants, les héros couraient dans le labyrinthe des rues de leur quartier… A travers Shara, la cinéaste voulait faire ressentir ce qui était beau et unique dans ces quelques moments de la vie ordinaire. En filmant la douleur avec la même sérénité que la joie, elle y parvient avec une intensité qui rappelle les maîtres qui l’inspirent, le russe Andrei Tarkovski et l’espagnol Victor Erice."











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