Tahrir, place de la libération
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Acteurs :
Equipe du film :
Dates :
- : 25/01/12
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Arabic
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Ils en parlent
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Le Nouvel Observateur
" Il se dégage de ces images une vérité, une puissance, un espoir étonnants. Surtout, on sent la ferveur : personne ne pense que, peut-être, la révolution sera trahie ou confisquée. Le réalisateur ex-archéologue, laisse chaque spectateurs se faire une opinion. Ce témoignage-là est irremplaçable."
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Les Inrockuptibles
Le film a donc beaucoup de rigueur et se plaît à donner une forme à ce mouvement, en pratiquant finement le va-et-vient entre individuel et collectif, entre quelques manifestants choisis et saisis comme des ébauches de personnages romanesques et la foule comme magma en fusion.
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Le Monde
" ... Savona invente son tournage au jour le jour, au plus près de ses personnages : cette improvisation est a posteriori une des grandes qualités du film, qui se met ainsi au diapason d'un mouvement spontané qui se définit lui-même en marchant, en courant, en parlant et en luttant.
Que nous montre le film ? D'abord, une extraordinaire effervescence, une ivresse palpable, une reconquête exaltante de la liberté de parole et de mouvement. Puis une diversité de visages, d'âges, de sexes, d'origines, d'appartenances, d'attitudes, qui se mélangent, se respectent, s'unissent dans un même ras-le-bol, dans un même défi, dans un même combat. Des barbus et des glabres, des gens en prière et d'autres en keffieh, des jeunes filles voilées transportant des pierres, des jeunes qui les lancent, des vieillards qui les soutiennent. En un mot, un peuple en marche, une utopie réalisée. De telles images sont rares, et d'autant plus précieuses.
On sent le film lui-même emporté par le mouvement, grisé par le souffle de la révolte. C'est à la fois une faiblesse, car le film, si tant est que cela soit son propos, peine à rendre compréhensible l'organisation des choses, n'impose aucun point de vue ni même de véritables personnages, tout au plus certaines figures qui finissent par devenir reconnaissables. Mais c'est aussi une force qui témoigne de l'improvisation démocratique de cette lutte, de son absence de leadership, de la solidarité qui la cimente, des dissensions qui la menacent tout aussi bien. Le scénario de Tahrir, c'est un peu la révolution qui l'écrit et le peuple qui l'interprète. Le film avance donc avec la charge désordonnée des manifestants, recule avec les blessés revenus des premières lignes, hurle à l'unisson des slogans fleuris qui conspuent Moubarak. Il se pose aussi dans les moments de calme pour saisir les bribes de dialogue entre les héros aux visages variés de cette multitude.
Mais rien n'est jamais calme place Tahrir. Les échanges de paroles sont enfiévrés, avides, brouillons, inquiets, lucides aussi. Les rêves d'une nouvelle Constitution s'y mêlent aux rumeurs du jour comme à la crainte d'une révolution trahie, avant que tout cela ne soit balayé par l'immense exultation de la victoire. Un an après ces événements, alors que les partis islamiques ont tiré les marrons du feu révolutionnaire, cette victoire semble pourtant déjà lointaine. Un étrange sentiment saisira donc le spectateur à la vision de ce film qui lui fait revivre sur le vif un événement dont il ne peut désormais partager ni la liberté ni l'incertitude."
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avoir-alire.com
Entre cris, pleurs, joies, et hystérie, tout un peuple se lâche, dans une agitation corporelle totale, alors que la sécurité antiémeute abat une répression digne d’un cinéma hollywoodien. La vision de cette pluralité en pleine union, voire communion, génère des sentiments forts chez les spectateurs, parachuté dans une Histoire en marche, celle qui ne nous a toujours pas révélé son fin mot.



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