Trains étroitement surveillés {Ostre sledované vlaky}
Réalisation
Acteurs
Avec Václav Neckár, Josef Somr, Vlastimil Brodský, Alois Vachek, Vladimír Valenta, Ferdinand Krůta, Jitka Scoffin, Jitka Zelenohorská, Libuse Havelková, Kveta Fialová, Nada UrbánkováPitch
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Acteurs :
- : Milos Hrma
- : Hubicka
- : Zednicek
- : Novak
- : Max
- : Oncle Noneman
- : Masa
- : Zdencka
- : La femme de Max
- : La comtesse
- : Victoria Freie
Equipe du film :
Dates :
- : 22/11/67
Informations techniques :
- : Noir et blanc
- : Long metrage
- : Czech, Allemand
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Thèmes du film
Thèmes
Ils en parlent
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Positif
" L'humour lunaire et goguenard de Jiri Menzel se retrouve chez son protagoniste principal qui lui ressemble physiquement. Un certain goût pour les polissonneries un peu primaires, mais recadrées dans un milieu social à la fois précis et poétisé, une machinerie impeccable aux ressorts bien huilés, voilà les atouts de ce jeune réalisateur, sorte de pendant tchèque au yougoslave Makavejev. Cette histoire de gare de triage et de trains blindés rappelle plus d'une fois Keaton, aux hommages près : un chaste baiser raté par le départ inopiné d'un convoi nous ramène au Mécano de la Général.
Mais c'est ailleurs, dans la généalogie burlesque de son personnage (une famille de retraités, d'oisifs, de rêveurs, tel cet hypnotiseur qui n'arrête point les tanks de la Wehrmacht), puis dans son impuissance momentanée, qui l'accule au suicide, c'est dans ce tableau à la fois ridicule et tragique d'un pucelage masculin que Menzel affirme son originalité. La gaudriole atteint les limites du poème objet, comme dans cette scène exquise où le sous-chef de gare, avec une lente inspiration, tamponne de tous les cachets disponibles les fesses d'une jolie visiteuse, scène qui entre toutes dut ravir von Sternberg, chaud défenseur du film (...)
Menzel nous laisse entre les mains un objet de forme mystifiante, éperdument drôle et qui blesse aussi. Lui-même jouant le rôle d'un psychiatre minable, mal rasé et parfaitement idiot ("pensez au football", dit-il au jeune employé que défont les fiascos sexuels) réussit à préserver la qualité amère de son film, tout comme dans Le Retour de l'enfant prodigue de Schorm, il donnait à l'amant, la nuance inattendue d'une gaucherie définitive. Jamais la notion d'artiste, avec ce qu'elle comporte d'idées reçues, n'aura si bien été battue en brèche par un aussi bizarre créateur."
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Positif
" ... Entre la descritption mi-attendrie, mi-satirique de la bureaucratie des chemins de fer tchèques ((Kafka ?), l'histoire de la Résistance avec un puceau (Drôle de jeu ?), l'érotisme vécu dans le quotidien, sans stars ni Tarzans, mais sans ricanements ni misérabilisme (et c'est la différence avec l'archigrande majorité des films d'adolescence, tchèques y compris), les "moments où il ne se passe rien ", pauses intimistes (Eclairage intime ?) voire même les citations ferroviaires admiratives relevées par tout le monde (Le Mécano de la Général), il y a dans le film de Menzel suffisamment de choses pour qu'on le mette à un rang très élevé : pour ma part, je trouve que c'est, avec les Diamants de la nuit, le seul cas où l'on ne peut plus dire "oui, c'est très bien, pour un petit cinéma, de produire des films aussi bons", "où il s'agit, tout bonnement, d'un des meilleurs films produits par le cinéma mondial cette année.
En effet, bien au-delà de la "farce" gauloise que certains y ont vue, c'est toute une parabole sur la sexualité adolescente, toute une étude sensible et juste sur ce personnage qui tend à devenir à peu près universel (...) C'est une peinture sans attendrissement ni pessimisme (...) c'est aussi une description de la puissance d l'imagination : c'est elle qui entrave MIlos, et le conseil du médecin a beau être stupide, c'est bien quand il l'appliquera que ça marchera (...) Il y a encore, à propos de cet érotisme familier, beaucoup à dire (...)
il y a les évocations graphiques d'une transparence qui n'est même plus allusive, comme l'image de la femme du chef de gare gavant une oie. Mais il y a aussi le grand-père hypnotiseur de tanks, le tonton photographe à la main baladeuse, tout un petit monde qui se trouvait sûrement dans l'écrivain adapté par Menzel,Hrabal, mais qui a pris vie soudain, dans son réalisme tendre et cruel, devant la caméra."
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Cinéma
" … merveilleux film (…) la rupture de ton entre la truculence du début et le drame final disparait si l'on admet que ce film, sous les dehors d'une comédie, est un drame, le drame d'un adolescent qui veut devenir un homme (…) Jusqu'au dernier quart d'heure, Menzel s'en donne à coeur joie et nous fait rire à gorge déployée d'un rire qui n'est jamais vulgaire, car même en utilisant les ressources de la traditionnelle truculence tchèque, il sait toujours s'arrêter à temps et se borne le plus souvent à des détails à la fois pleins de drôlerie et de finesse (…) un petit chef-d”oeuvre..."
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Premier plan
" C'est le premier long-métrage de Menzel qui a su comprendre l'humour secret de l'écrivain Bohumil Hrabal, capable de faire virer les scènes apparemment les plus banales jusqu'au bord du fantastique intimiste. Il en résulta une oeuvre cocasse , d'une truculence qui évite les pièges de la vulgarité et de la facilité. Avec Menzel, la sexualité fait son irruption dans le cinéma tchécoslovaque, mais la poésie de ce cinéaste lunaire et goguenard parvient à métamorphoser en figures de charme les anecdotes qui, chez tout autre que lui, ne pourraient que sombrer dans le croustillant et le scabreux. Non sans raison les noms de Keaton et de Langdon ont été évoqués à propos de Menzel."






Vous en parlez
Malicieux et superbe.
Des garde-barrières qui jouent à un cache-tampon sexy dans la nuit tchèque occupée.
Un jeune employé des chemins de fer frappé d'ejaculatio praecox.
Et la résistance.
A bas la SNCF, vive Jiří Menzel