Triple agent
Réalisation
Acteurs
Avec Serge Renko, Katerina Didaskalou, Dimitri Rafalsky, Nathalia Krougly, Vitaliy Cheremet, Jeanne Rambur, Emmanuel Salinger, Grigori Manoukov, Cyrielle Clair, Amanda LangletPitch
Voir la fiche technique
Acteurs :
- : Fiodor Voronine
- : Arsinoé
- : le général Dobrinsky
- : la générale
- : Alexis Tcherepnine
- : Dany
- : André
- : Boris
- : Maguy
- : Janine
Equipe du film :
- : Antoine Fontaine
- : Pascal Ribier
- : Mary Stephen
- : Eric Rohmer
- : Diane Baratier
- : Pierre-Jean Laroque
- : Eric Rohmer
- : C.E.R. - La Compagnie Eric Rohmer
- : France 2 Cinéma
- : Tornasol Films
- : Strada Films
- : Alta Films
- : Mentor Cinema Company
- : Bim Distribuzione
- : Rezo Films
- : Rezo Films
Dates :
- : 17/03/04
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Français
Bandes annonces et photos
Bandes annonces
Thèmes
Ils en parlent
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Le Figaroscope
" Rohmer réinvente le récit d'espionnage et retrouve l'esprit de ses Contes moraux (...) Avec beaucoup de mots et un minimum d'action, il arrive à nous tenir en haleine. Passionnant, atypique, rohmérien."
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Libération
" une merveille (...) A-t-on jamais vu Rohmer s'approcher aussi près du vertige, explorer avec un art du dépli presque effrayant et mathématique ce qui a toujours travaillé de l'intérieur son récit : la tragédie jouissive d'un moraliste qui, c'est son drame et son plaisir, ne s'accomplit que dans le mensonge ?"
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Vertigo
" L'espionnage ne relève pas chez Rohmer, du nihilisme du grand Léviathan broyant et prostituant. C'est plutôt un jeu miroitant, combinatoire, constructiviste : le Moi n'est pas à chercher au plus profond de soi, il est quelque part dans le monde, à trouver et à cueillir.
C'est enthousiasmant, joyeux (car délesté de toute métaphysique), mais aussi angoissant, épuisant. D'où ces intenses et subites révélations chez Rohmer, où l'agent à bout, laisse tomber le masque et court le risque d'avancer nu. Rien de plus nu et de plus troublant qu'un espion sans couverture (...) Pris de court, il raconte pour la première fois à sa femme une opération, usant en guise de maquette de voiture d'une familière sacoche, comme pour se convaincre qu'il a encore le jeu en main, sous la main. Trop tard : l'homme-couverture s'envole subitement au vent de l'Histoire, vouant malgré lui Arsinoé à la mort" -
Cahiers du Cinéma
" En petites scènes ciselées, à table, au salon, chez une modiste, avec une imagerie de bande dessinée "ligne claire" et des dialogues réglés par un maître-acousticien, un accordeur d'intelligence comme il en est de pianos, Eric Rohmer construit ce prisme de mots qui réfracte l'abïme."
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Télérama
" L'arrière-plan politique et historique reviendra régulièrement ponctuer, comme un coup de gong, le destin du couple, mais c'est bien celui-ci, dans toutes ses dimensions comiques et tragiques, mesquines et grandioses, qui passionne Eric Rohmer."
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Le Nouvel Observateur
" c'est de l'Histoire au présent, jouée par des acteurs qui en parlant comme des acteurs plus que comme des personnages, font entrer le spectateur dans leur jeu. Ce que l'on regarde alors, et ce qu'on entend, c'est le cinéma en train de se faire. Et si l'on aime le cinéma, on aime forcément cela."
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Les Inrockuptibles
" un film d'espionnage sans action, une tragédie amoureuse fondée sur la parole. Où Eric Rohmer se réinvente tout en restant le même. Admirable."
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L'Humanité
"Éric Rohmer s’est visiblement régalé à retrouver l’esprit du milieu des années trente, ce qui, au demeurant, coïncide avec sa manière, dialogues peaufinés au petit poil, refus absolu de l’anachronisme, attention portée à la musique de la langue, en particulier à celle des personnages émigrés dont le français impeccable d’étrangers cultivés est cependant trahi par une pointe d’accent. On se fréquente, on se méfie des voisins qui pensent si différemment, on commente l’Huma, on s’engueule à propos de politique à une vitesse qui laissera sur la touche ceux qui ignorent tout des trotskistes et des pivertistes, de Maurras et de Blum, on dispute d’étymologie grecque et d’art, les cocos ayant le bon goût de défendre Picasso, Braque, Juan Gris, Malevitch, Kandinski et Pevsner.
Cinéaste du sentiment, Rohmer semblait à mille verstes du politique. Aucun de ses héros n’avait jamais été tourmenté par la question sociale, pour ne pas même aller au-delà. En bref, il faut un bon bout de temps en se pinçant pour se convaincre que l’on est chez Rohmer. Pourtant, à y repenser, au moins sous certains aspects, Perceval..., l’Arbre, le maire et la médiathèque, l’Anglaise et le Duc auraient pu nous mettre en garde.
Cela dit, l’essentiel n’est pas là (...) Nous sommes en plein film d’espionnage sinon que, là encore, pas de coups de feu, pas de gadgets, pas de Mata Hari au lit. Décidément, ce film file entre les doigts (...) Car Triple agent, oeuvre à triple détente, est aussi l’histoire d’un homme qui trompe sa femme, avec la politique s’entend, dans la mesure où Arsinoé ignore tout de la vie secrète de son mari. Semblable à son héros, Éric Rohmer, qu’on a connu signant aussi Maurice Scherer et Gilbert Cordier, a lui aussi plus d’un tour dans son sac."






























Vous en parlez