Tu n'aimeras point{Eynaim pekukhot/Eyes wide open}
Réalisation
Acteurs
Avec Zohar Shtrauss, Ran Danker, Tinkerbell, Tzahi Grad, Isaac Sharry, Avi Grainik, Eva Zrihen-AttaliPitch
Voir la fiche technique
Acteurs :
- : Aaron
- : Ezri
- : Rivka
- : le rabbin Vaisben
- : Mordechai
- : Israël Fischer
- : Sara
Equipe du film :
- : Haim Tabakman
- : Merav Doster
- : Axel Schneppat
- : Gil Toren
- : Yam Brusilovsky
- : Avi Fahima
- : Dov Steuer
- : Nathaniel Mechaly
- : Pimpa Film Productions
Dates :
- : 02/09/09
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Hebrew
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Thèmes
Ils en parlent
-
Le Monde
" Familier des grincements politiques et des couples improbables (militaires homosexuels, idylle israélo-palestinienne...), jamais le cinéma israélien n'était allé aussi loin dans ce que l'on pourrait tenir pour une scabreuse provocation. Il faut donc voir le film pour prendre la mesure d'une oeuvre sensible et subtile, qui ne simplifie rien, et qui parvient à nous attacher, comme si de rien n'était, à son récit et à ses personnages. Il y a là, au vu de la délicatesse et du péril du sujet, la matière d'un exploit (...)
... la démonstration n'est aussi convaincante que parce qu'elle passe par les moyens de la mise en scène plutôt que par ceux du discours. Tout dans l'évocation des moeurs communautaires trahit ainsi l'assujettissement volontaire à une loi qui maintient le corps et la nature dans la sphère de la spiritualité et du rituel : l'exiguïté de l'espace, l'absence d'horizon, les couches de vêtements superposés sur la chair, la codification de l'acte sexuel, le foulard de la femme masquant une somptueuse chevelure, le strict respect de la moralité et des apparences.
Tout, dans la relation qui unit les deux hommes, renvoie en revanche au dérèglement, mais aussi à la libération du désir : la baignade dans la source, la reconquête de la nudité et du dépouillement, la flamme d'un baiser dans une chambre froide, la spontanéité des gestes, l'oubli de soi-même et du monde."
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Télérama
"Le soin apporté à la description des rites quotidiens, la rigueur de la mise en scène évitent tout sentimentalisme. Les cadrages oppressants dessinent les murs d'une prison où chaque individu serait sous la surveillance permanente des autres membres de la communauté (...)
L'étouffement ressenti par les personnages est si bien rendu que le spectateur finit par l'éprouver à son tour. Cela n'empêche pas une émotion croissante. Le mérite en revient pour une large part aux comédiens. Toute la douceur, puis la détresse du monde se lisent dans le regard de Zohar Strauss, formidable interprète du boucher troublé par la jeunesse désespérée d'Ezri (Ran Danker) et par l'incompréhension, non moins douloureuse, de son épouse (Tinkerbell). Tu n'aimeras point ne se laisse pas facilement aimer, mais sa beauté s'impose."










Vous en parlez
intéressant et profond.
très dérangeant,magnifiquement interprété, pas pour tout public