Une vieille maîtresse
Réalisation
Acteurs
Avec Asia Argento, Fu'ad Aït Aattou, Roxane Mesquida, Yolande Moreau, Michael Lonsdale, Claude Sarraute, Amira Casar, Sarah Pratt, Lio, Léa Seydoux, Caroline DuceyPitch
Voir la fiche technique
Acteurs :
- : Vellini
- : Ryno de Marigny
- : Hermangarde
- : Comtesse d'Artelles
- : Viconte de Prony
- : La Marquise de Flers
- : Mademoiselle Divine des Airelles
- : Comtesse de Mendoze
- : La chanteuse
- : Oliva
- : Dame de pique
Equipe du film :
- : Catherine Breillat
- : Catherine Breillat
- : Flach Film
- : Barbey d'Aurevilly
- : Yorgos Arvanitis
- : Yves Osmu
- : Pascale Chavance
- : François-Renaud Labarthe
Dates :
- : 30/05/07
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Français
Bandes annonces et photos
Bandes annonces
Thèmes
Ils en parlent
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Cahiers du Cinéma
"Un heureux équilibre des humeurs sert cette liberté nouvelle. L'humour et la légereté des uns accompagnent et limitent le sérieux passionné des autres"
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Elle
"Breillat a réussi un coup de maître, celui de développer dans un film en costumes et dans une langue très littéraire (...) ses thèmes fétiches sur la passion dévorante, l'affranchissement des femmes et la puissance du désir."
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Paris Match
"La brûlante Asia Argento domine ce film pur et sombre où l'amour s'associe à la mort de l'âme, mais où la puissance des sentiments trouve un écho dans tous les coeurs."
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Libération
" ... ce film est incontestablement celui d'une nouvelle maturité pour la cinéaste d' Une vraie jeune fille et de Romance : le changement de registre, de style et de regard est complet, radical et, du point de vue de la trajectoire de l'artiste, révolutionnaire (...) Mieux qu'une adaptation du chef-d'oeuvre de Jules Barbey d'Aurevilly, Breillat en propose une lecture, le film se réclamant autant de la littérature (orfèvrerie des dialogues, ciselés mais jamais pédants) qu'il y échappe (appropriation manifeste de l'héroïne-titre, la Vallini, amazone dietrichienne indatable aux décolletés délicieusement anachroniques).
(...) Dans ce XIXe siècle où l'on regrette déjà les moeurs du XVIIIe, le couple illégitime que forment Ryno et la Vallini ressemble davantage à une indésoudable liaison d'amis que d'amants. Certes, dès qu'ils se font face, les corps exultent et la part charnelle de leur relation n'est pas la moindre, qui décolle même parfois jusqu'au pur vampirisme comme l'atteste l'irrépressible soif de la Vellini dès que coule le sang de Ryno. Mais c'est un coup de foudre d'amitié qui les lie, gémellaire et narcissique comme le sont toutes les amitiés quand elles sont grandes, particulièrement à une époque où la grande amitié entre un homme et une femme ne se concevait pas.
A cet égard, le couple d'acteurs élu par la cinéaste est remarquable : la ressemblance entre Asia Argento et Fu'ad Aït Aattou n'est pas que troublante, elle est d'une efficacité performative exemplaire. Dans le reste d'un casting à peu près sans faille, signalons aussi l'impayable partition de Yolande Moreau et Michael Lonsdale en intrigants dont les intrigues échouent à briser la scandaleuse union. "
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Les Inrockuptibles
" Robe rouge (la passion charnelle) contre robe blanche (la pureté du cœur), devinez qui gagne ? De ce point de vue, Breillat est à contre-courant d’une Pascale Ferran et Une vieille maîtresse pourrait être vu comme un anti-Lady Chatterley. S’il n’y a, dans ces thèmes, rien de neuf chez Breillat (qui appartient à la catégorie des cinéastes qui font toujours “le même film”), l’originalité d’Une vieille maîtresse, en regard du reste de sa filmo, tient dans la langue et les manières XIXe siècle qui mettent à distance l’usuelle charge sexuelle et politique de la cinéaste – ou du moins qui la rendent plus subtile.
La littérature et la reconstitution d’époque agissent comme une sorte de filtre qui atténue la crudité frontale coutumière de Breillat. La vraie force du film réside aussi dans un génie du casting assez unique en son genre. Asia Argento en vamp latine et Roxane Mesquida en jeune fille fragile sont comme on s’y attendait parfaitement idoines. A côté d’elles, Breillat a déniché un prince d’une beauté féminine assez renversante, Fu’ad Ait Aattou (mais peut-être un peu jeune pour son personnage d’amant déjà trentenaire ayant vécu), fait défiler toutes ses actrices principales précédentes (Lio, Caroline Ducey, Anne Parillaud… c’est tout un gynécée breillatien qui passe en arrière-plan), va chercher le toujours génial Michael Lonsdale et ose caster Yolande Moreau dans un total contre-emploi, ou la journaliste Claude Sarraute, qui n’avait qu’une pièce de Ruquier dans son CV d’actrice. Tout ce beau monde est excellent et contribue à faire d’Une vieille maîtresse un beau film de la parole."
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Télérama
" Une fois encore, Catherine Breillat filme des femmes incapables de résister aux hommes qui causent leur perte. Et des hommes fatalement amenés à punir les femmes de la peur qu'elles leur inspirent. Mais elle semble piler sec, ici, devant des obstacles imprévus : cette langue du XIXe siècle, notamment, qu'elle s'est plu à respecter, mais que ses interprètes, hormis Michael Lonsdale, ont eu un mal fou à apprivoiser. Tout semble ralenti, racorni, pétrifié : l'histoire, le rythme, les acteurs. On est sensible à quelques audaces. Engager pour le rôle de Marigny, le séducteur trentenaire, un adolescent à peine sorti de l'enfance : du beau Fu'ad Ait Aattou on ne retient, d'ailleurs, que ses lèvres qui donnent l'impression qu'il est nu même lorsqu'il est habillé. D'autres idées s'avèrent plus curieuses : habiller Asia Argento en Carmencita de sous-préfecture, pas terrible ! Faire chanter à Lio, en guise de distanciation, un succès de Zarah Leander, bof !..."

















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