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Bob Byington : "Le scénario était une lettre d’amour envoyée aux deux acteurs principaux."

Primé au Festival de Locarno, Somebody Up There Likes Me joue sur un humour décalé dispersé en petites vignettes ornées de pop-folk mélancolique. Bob Byington revient sur les origines de son film.

Somebody Up There Likes Me est une comédie à propos d’un homme qui regarde sa vie passer à toute allure.

Le scénario était une lettre d’amour envoyée aux deux acteurs principaux, Keith Poulson et Nick Offerman, avec qui je travaille depuis maintenant plusieurs années. Keith a choisi de rester comédien amateur, tandis que Nick est devenu un acteur de télévision à succès en incarnant le personnage culte de Ron Swanson dans Parks and Recreation. J’aimais beaucoup l’idée de les associer, et je n’aurais pas fait le film sans eux. J’ai envoyé le script au producteur Hans Graffunder, qui travaille avec Terrence Malick, et il l’a lu en novembre 2010. Une chose en entraînant une autre, nous étions prêts à tourner en juin 2011. Toute la préparation s’est bien passée, et quand nous avons trouvé Jess Weixler pour le premier rôle féminin, tout s’est vraiment mis en place.

Nos seconds rôles sont tenus par des acteurs formidables, parmi lesquels Kevin Corrigan, Jonathan Togo, Stephanie Hunt, Kate Lyn Sheil, Alex Ross Perry and Marshall Bell. Nous avions aussi le chef-opérateur star du cinéma indépendant, Sean Price Williams, qui travaillait sur le film. Je n’avais jamais travaillé sur un projet d’une telle envergure, et si le groupe n’a pas été totalement indifférent à la chaleur estivale d’Austin, il en a largement fait abstraction. Les mots me manquent pour parler de l’équipe que nous avons réunie autour de ce film. Ils ont tous tout donné.

C’est ce qui se passait en général sur les tournages auxquels j’ai participé, tout le monde fait son maximum. Par exemple, l’équipe artistique était inépuisable et celle du son, surhumaine. Vers la fin du tournage, nous avions prévu une séquence au bord de la piscine, avec une scène de nu (nous étions tous d’accord sur l’importance de cette nudité dans la séquence).

Comme je n’avais jamais rien fait de tel avant, en tant que réalisateur, j’étais un peu nerveux, et la comédienne semblait aussi un peu inquiète. Peut-être parce qu’il le sentait, Nick Offerman a joué son rôle de coproducteur : il a sauté nu dans la piscine et a chahuté avec une chambre à air. Ça a totalement détendu l’atmosphère générale, et on a pu tourner la scène. J’ai travaillé avec deux monteurs, eux-mêmes réalisateurs de talent, Frank Ross et Stephen Gurewitz, qui vivent respectivement à Chicago et à Minneapolis.

Le partage de fichiers est devenu suffisamment performant pour qu’on arrive à travailler depuis trois villes différentes. Nous nous sommes aussi réunis en équipe à Madison, dans le Wisconsin, pendant dix jours, et nous avons travaillé à Denver et à Austin (où j’habite). Nous avons travaillé avec un animateur très compétent, Bob Sabiston (A Scanner Darkly) pour nos séquences de transition. "

Bob Byington