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Chloé Robichaud : la vie à toute vitesse

La jeune cinéaste québécoise présente son premier long-métrage Sarah préfère la course : une exploration des différentes facettes d'une jeune sportive dont le rêve est à la fois destructeur et beau.

Sarah préfère la course parle de la poursuite d’un objectif et aborde les angoisses d’une jeune athlète qui ne vit que pour la course. À l’opposé du film sportif classique, l’histoire ne cherche pas à expliquer la grandeur de son rêve et ses résultats positifs, mais plutôt à en montrer les conséquences et les sacrifices qu’il engendre pour l’athlète et son entourage.

Dans ce film, le rêve est à la fois beau et enivrant, mais aussi destructeur et égoïste, à l’image du personnage central. Sarah va apprendre la vie à toute vitesse. Elle apprend, comme plusieurs jeunes gens de son âge, à faire des choix et à assumer les conséquences de ces actes.

On y suit une femme qui ne cadre pas dans les théories générales de la féminité de par son habillement, son approche sociale, sa réserve. Le personnage d’Antoine, l’ami avec qui Sarah déménage à Montréal, montre aussi une facette intéressante de la masculinité; il est davantage centré sur ses émotions, plus démonstratif. Ils sont « Sarah » et « Antoine », avant d’être une « femme » et un « homme ». Ils s’imposent un modèle familial conventionnel et hétérosexuel à un âge encore très jeune en choisissant un mariage. Même s’ils disent qu’il est d’ordre financier, le mot mariage est significatif. Le film explore cette idée symbolique du mariage, et son pouvoir sur une personne et ses sentiments.

Chloé Robichaud