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Edmund Alleyn, repères biographiques

Filmé par sa fille Jennifer peu de temps avant sa mort, Edmund Alleyn fut un artiste qui mêla la peinture et la sculpture au tournant des années 70...

Né à Québec en 1931, dans la communauté anglo-irlandaise, Edmund Alleyn étudie à l’école des beaux-arts de Québec et remporte le Grand Prix au concours artistique de la Province de Québec et une bourse de la Société Royale.

En 1958, il fait partie de la délégation canadienne (avec Paul-Émile Borduas, Harold Town, Jean-Paul Riopelle et Léon Bellefleur) à la Guggenheim International Award. En 1959, il remporte la médaille de bronze à la Biennale de Sao Paulo. En 1960, il est sélectionné pour représenter le Canada à la Biennale de Venise.

Edmund Alleyn séjourne en France de 1955 à 1970. Durant toute cette période, son travail évolue grandement. La peinture non figurative cède la place à la figuration. D’abord inspiré par l’art des Indiens de la côte ouest, le peintre oblique vers une imagerie issue de l’univers de la technologie, de l’électronique. Cette démarche culmine avec la réalisation d’une sculpture-habitacle audiovisuelle, L’Introscaphe, qui est installé pendant un mois au Musée d’Art Moderne de la ville de Paris.

De retour au Québec, il est frappé par le changement que les années ont opéré sur son pays et le devenir sociopolitique du territoire entre dans ses préoccupations artistiques. Il se consacre de nouveau à la peinture, notamment à la série des personnages peints sur plexiglas et placés debout devant de grands tableaux représentant des paysages. Cette série, qui s’intitule Une belle fin de journée, est exposée au Musée du Québec, puis au Musée d’Art Contemporain de Montréal en 1974. Parallèlement, il obtient un poste de professeur au département d’arts visuels de l’Université d’Ottawa, où il enseignera durant plus de 15 ans.

Il expose régulièrement dans les Musées et les galeries, tant au Québec,qu’en Ontario, et à New York, mais laisse derrière lui l’Europe, avec laquelle il a rompu tous ses liens. 

En 1990, fraîchement retraité de l’Université, il revient en force avec la Série Indigo, qu’il expose à la Galerie d’art Lavalin, ainsi qu’au 49ème parallèle à New York.  Quelques mois avant sa mort, il présente son ultime série, Les Éphémérides, au Musée des beaux-arts de Sherbrooke.

En savoir plus sur Edmund Alleyn : www.edmundalleyn.com