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Jérôme le Maire : " J’ai attrapé ma caméra et j'ai suivi la fanfare..."

VIDEO | 2014, 14' | Le réalisateur revient sur l'expérience de vie qu'a constitué Le Grand'Tour, de la fête permanente à la retraite monacale, de l'errance en bande à la quête intérieure.

" Le Grand’Tour, mon Grand’Tour. A quarante ans, on commence à comprendre certaines choses. C’est du moins ce qu’on croit. C’est à la fois agréable et déstabilisant. Quarante ans, l’âge du Milieu. "Middle Age Crisis" disent les anglo-saxons. La grande question de la quarantaine, c’est celle de sa destinée. Peut-on encore la réécrire ou est-il déjà trop tard ? Quarante ans... Ce sentiment d’avoir déjà bouclé un premier "tour de piste", d’être à un tournant, je le partage avec les gars du Grand’Tour.

Il y a trois ans, Vincent Solheid m’a proposé de le filmer, lui, et sa fanfare bidon : la "Printen". Fanfare d’amour et d’amitié , comme le dit fièrement sa bannière. Cette bande de valeureux voulait partir, sortir, dormir dans les bois, marcher à travers champs. Boire, chanter. Peut-être rentrer, peut-être mourir, mais avant tout se sentir en vie. Alors, j’ai attrapé ma caméra et je les ai suivis.

Ce long-métrage est né de cette simple invitation et de ce geste spontané pour déboucher sur un projet de vie fou, démesuré. Un road-movie intérieur, un film organique ou plus simplement un Grand’Tour...

Je ne sais toujours pas si on est plus sage à quarante ans mais je sais, par contre, qu’à quarante ans tout reste à faire."

 

Jérôme le Maire