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Pere Portabella, cinéaste anti-franquiste sous Franco

VIDEO | 2015, 27' | Il y a quarante ans mourait Franco après avoir régné quarante ans sur l'Espagne bâillonnée. Toute la semaine, à travers une série d'entretiens, UniversCiné met à l'honneur l'un de ses plus farouches opposants, producteur puis cinéaste devenu homme politique.

Enfant de la haute bourgeoisie sous Franco, Pere Portabella s'improvisa producteur le jour où il lui fallut trouver du travail. Il produisit alors Los Golfos de Carlos Saura, La Petite Voiture de Marco Ferreri, puis Viridiana de Buñuel, qui reçut la Palme d'Or.

Puis, clandestinement, il passa à la réalisation. Cinéaste expérimentateur, passionné par l'art de ses contemporains et les questions politiques, il livre alors des documentaires sur Joan Miró, un film de vampires expérimental tourné sur le plateau de Jess Franco (Vampir-Cuadecuc), des fictions au climat étrange sur la bourgeoisie espagnole des années Franco (l'antonionien Nocturno 29), des ciné-poèmes co-signés avec le poète catalan Joan Brossa (Ne comptez pas sur vos doigts), des états des lieux de l'Espagne franquiste ou post-Franco (Le Dîner, Rapport général...), ou des films musicaux mettant en scène son complice de toujours, le compositeur Carles Santos (Acció Santos, Pont de Varsovie...).

Sénateur à la retraite, Portabella s'implique aujourd'hui dans le débat public comme homme de radio.

 

Quarante ans après la mort de Franco, UniversCiné met à l'honneur le cinéma de cet esprit libre, amoureux des arts et inventeur d'images, figure unique dans paysage cinématographique. Trois guides vous montrent le chemin à travers la filmographie du maître, Jean-Paul Aubert, maître de conférences à l'Université de Nice Sophia-Antipolis, Jean-Pierre Bouyxou, spécialiste ès cinéphilie bis et de genre, et Pere Portabella en personne.

Lundi : Portabella, des ors à l'exil - Jean-Paul Aubert raconte l'enfance du réalisateur et sa découverte des arts et du cinéma.

Mardi : Histoires extraordinaires d'un producteur sous Franco - Portabella en personne revient sur son expérence de producteur.

Mercredi : La liberté à tout prix - Jean-Paul Aubert évoque les premiers films du réalisateur, ciné-tracts souvent courts, clandestins et d'une liberté formelle totale.

Jeudi : Pere Portabella, cinéaste - le réalisateur revient sur son travail de cinéaste clandestin et sur son engagement politique. Deux champs qu'il a toujours pris soin de ne pas confondre.

Vendredi : Portabella et l'autre Franco - quand l'expérimental rencontre le cinéma bis, cela peut donner Vampir Cuadecuc, présenté à la Quinzaine des réalisateurs en 1971. Jean-Pierre Bouyxou y était. Il raconte.

Samedi : Après Franco - après la mort du dictateur, les films de Portabella se font plus rares. Jean-Paul Aubert nous décrit la fin des années 1970 en Espagne et raconte l'entrée en politique de Pere Portabella.