Zina et Kamel deux jeunes Algérois sillonnent une dernière fois le désert avant de quitter ce pays meurtri par une guerre interminable et sourde.
Durant plus de dix années, l’Algérie a vécu une guerre lente, une guerre sans ligne de front mais ayant causé plus de 100 000 morts. C’est ce désert que Zina et Kamel – deux jeunes Algérois tantôt hallucinés et joyeux, tantôt abattus et sereins – voudront sillonner une dernière fois avant de le quitter.
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"Une histoire (...) racontée (...) de manière si moderne, si inspirée, si altière, en un mot si remarquable pour un premier long métrage."
"Tourné à l'arrache dans un Alger fantomatique et angoissant, un premier film d'une grande force. (...) Rome plutôt que vous doit être salué
"Tourné à l'arrache dans un Alger fantomatique et angoissant, un premier film d'une grande force. (...) Rome plutôt que vous doit être salué pour sa capacité à rendre compte d'une réalité tout en la présentant comme un sentiment."
Jean-Baptiste Morain" ... Si l’on revient sur ce film, c’est parce que la revue Dérives (en kiosque, ou sur www.derives.tv) consacre son numéro deux, pour une
" ... Si l’on revient sur ce film, c’est parce que la revue Dérives (en kiosque, ou sur www.derives.tv) consacre son numéro deux, pour une grande partie, au travail de Tariq Teguia. Dans un entretien avec Jérémy Gravayat et Noria Haddadi, justement intitulé « Dans le blanc des cartes », à la question « Ton désir d’images est lié à un certain territoire ? », il répond : « Ce désir est peut-être celui de rendre compte du présent d’une société, avec cette idée de voir. » Pour ajouter : « Rendre compte, à partir de ce qui affleure : les gestes, les fragments et reconstituer ce qui m’entoure de façon cohérente. Le cinéma me sert à ça, à essayer de comprendre, pas forcément pour le proposer aux autres, mais d’abord pour moi. »
Aussi bien, à lire cet entretien, on voit mieux pourquoi les personnages de son premier long-métrage, Rome, plutôt que vous, un garçon et une fille tournant une nuit et un jour autour d’Alger et ne pouvant quitter le pays comme ils en ont l’intention, tout comme celui d’Inland, en exil dans son propre pays, sont de ceux qu’on n’oublie pas une fois qu’on les a rencontrés dans une fiction : ils portent le poids de toute l’histoire d’une génération. Et rien n’est plus concerté que la démarche du cinéaste pour arriver à ce résultat. S’il parle en effet des difficultés qu’il rencontra pour tourner en Algérie, liées aux années noires du terrorisme, c’est moins pour s’appesantir sur elles que pour dire qu’elles entrèrent dans le processus même de la création (...) « On travaille, dit-il, sur le mode de l’économie solidaire. Sans ça, ce serait intenable. Si cette communauté tient le temps du tournage et un peu plus, c’est déjà bien. Mais elle n’a pas de lieu défini pour durer, c’est une caravane itinérante. » Et c’est par là, par la réflexion sur le projet aussi bien que sur les conditions à réunir pour en mener jusqu’au bout la réalisation, sans concession aux décideurs habituels, qu’il a réussi les films les plus résolument politiques vus ces dernières années, et pas seulement pour l’Algérie. Il y a beaucoup à apprendre de ce cinéaste obstiné..."
" Le jeu, le cache-cache, comme une alternative possible à la chape de plomb qui pèse sur Alger, voilà le drôle de pari lancé par Tariq Te
" Le jeu, le cache-cache, comme une alternative possible à la chape de plomb qui pèse sur Alger, voilà le drôle de pari lancé par Tariq Teguia, dans cet étrange premier film, assez déboussolant, mais dont l'ambition plastique est à saluer. Musique dissonante d'Archie Sheep, slogans sous forme de cartons godardiens (« A saisir : jeune pays très peu servi ») et des dialogues comme des mots de passe : pas facile de se frayer un chemin parmi tous ces signes. Mais Kamel et Zina sont là pour nous servir de guides. Le film tient d'un parcours sinueux à l'intérieur d'une ville frappée par « une guerre lente [...], une guerre sans ligne de front », comme l'indique le réalisateur. Sur le jeune couple, on ne sait rien sinon ce qu'il accomplit dans le présent de l'action. Entre documentaire et polar, Kamel et Zina attendent, passent chez les uns et les autres, sillonnent la ville, en voiture ou à pied. Un moment, ils se retrouvent coincés dans un dédale désert aux maisons inachevées, un quartier fantôme. Kamel, au volant, emprunte toutes les rues, recule, tourne et retourne. Une séquence forte qui dit l'impasse, le sentiment d'oppression. Plus tard, c'est la violence qui surgit sans prévenir..."
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