Batalla en el cielo (Bataille dans le ciel){Batalla en el cielo}
Acteurs
Avec Anapola Mushkadiz, Marcos Hernández, Juan Soria, David Bornstein, Rosalinda Ramírez, Berta RuizPitch
Voir la fiche technique
Acteurs :
- : Ana
- : Marcos
- : l'inspecteur de police
- : David
- : Viky
- : la femme de Marcos
Equipe du film :
- : Carlos Reygadas
- : Carlos Reygadas
- : Diego Martinez Vignatti
- : Gilles Laurent
- : Thomas Gauder
- : Adoración G. Elipe
- : Ramón Moreira
- : Benjamin Mirguet
- : Nicolas Schmerkin
- : Jean-Sébastien Bach
- : Marcha Cordobesa
- : John Tavener
- : Philippe Bober
- : Carlos Reygadas
- : Joseph Rouschop
- : Rodrigo Lebrija
- : Essential Filmproduktion
- : Tarantula
- : No Dream Cinema
- : Coproduction office
- : ZDF - Zweites Deutsches Fernsehen
- : Mantarraya Producciones
- : Universidad de Guadalajara
- : Instituto Mexicano de Cinematografía (IMCINE)
- : FOPROCINE - Fondo para la Producción Cinematográfica de Calidad (México)
- : Arte France Cinéma
Dates :
- : 26/10/05
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Spanish
Bandes annonces et photos
Bandes annonces
Thèmes
Ils en parlent
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Positif
"A travers un cinéma fasciné par les rituels sexuels, militaires, religieux, le cinéaste mexicain livre sa vision implacable d'une société coupable de sa laideur."
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Télérama
" Même s'il le nie, Carlos Reygadas est un provocateur. Il a beau justifier par des raisons sociopolitiques convaincantes la première scène de son film (une fellation), on le sent ravi d'imaginer à l'avance les réactions enthousiastes ou indignées de ses spectateurs. Tout le film, d'ailleurs, est un subtil dosage d'esbroufe et de sincérité pour saisir la dureté du monde où l'humain s'évapore (...)
Avec une feinte impassibilité, Reygadas filme l'irruption de l'absurde dans le quotidien : dans le métro, un voyageur porte, sans que nul ne s'en étonne, un masque de loup-garou (...) La mise en scène est d'un brio qui agace mais confond. Elle agace lorsque Reygadas se lance dans un superbe et ostentatoire travelling-panoramique à 360 degrés, commençant sur un couple qui fait l'amour pour finir sur le même couple, après qu'il a (tristement) joui. Elle est confondante lorsque Reygadas filme des pèlerins en pleine extase mystique, se traînant à genoux vers une cathédrale, avec parmi eux le héros, Marcos, à mi-chemin entre le crime et le châtiment, presque dostoïevskien... Et puis, soudain, la grâce. Une superbe scène de cinéma... Marcos est allé attendre Ana à l'aéroport. Il conduit. A l'arrière, elle téléphone à son amant. Conversation insipide. Voitures anonymes qui foncent. Un conducteur aboie sa haine à la gueule de Marcos, perdu dans son rêve. Ou son cauchemar. Rien d'essentiel, sauf que l'essentiel est là : une vibration de l'air, des bruits, des silences, des sentiments que seul le cinéma peut saisir si bien. Toutes les excentricités de Carlos Reygadas s'effacent devant ce talent-là." -
Le Monde
" Simplicité grandiose et impétuosité baroque : la formule va bien à cette Bataille dans le ciel, qui commence à première vue loin du ciel, par une scène que la censure qualifie de "sexe explicite" (...) Une séquence de pornographie morale et sociale inscrite dans le corps à corps du plaisir et de la souffrance, comme a pu le faire le cinéaste Fassbinder.
Tout s'éclaircira très vite, du moins jusqu'au seuil du terrible mystère que préserve ce film magnifique, glacial et brûlant à la fois (...) Mais le film prend toute sa puissance de ne rien dévoiler de ce motif qui le fonde. Un mystère, qui reste entier, plane sur la jouissance mystique de ces deux corps, que le réalisateur se contente de placer dans le contexte urbain de Mexico.
Mexico ? Ce sidérant panoramique à 360 degrés sur la ville pendant qu'ils font l'amour, ces saluts récurrents de la troupe au drapeau entre chien et loup, le pèlerinage des foules en l'honneur de Notre-Dame-de-Guadalupe, la solennité d'une musique traditionnelle espagnole, la turpitude de ce bordel feutré où travaille Ana et que les habitués nomment"la boutique", le délire nationaliste des discours télévisés associé à la ferveur religieuse des parties de football, un chef de la police figuré sous les traits d'un débile mental.
Ce sont (sous les auspices du sabre, du commerce et du goupillon) les mille visages de l'aliénation que ce film met en scène autour de la séduction morbide des corps qui s'étreignent, préparant d'autant mieux le drame qui va ensanglanter le tableau. A ce titre, Batalla en el cielo s'inscrit dans la lignée aujourd'hui dévaluée d'un grand cinéma de libération. Le film est d'autant plus convaincant qu'il ne concède rien sur la nécessaire puissance du mal et la fascination de la mort dans la détermination des conduites humaines."













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