Bonjour {Ohayô}
Réalisation
Acteurs
Avec Chishû Ryû, Kuniko Miyake, Keiji Sada, Yoshiko Kuga, Haruko Sugimura, Kôji Shitara, Masahiko Shimazu, Kyôko Izumi, Toyo Takahashi, Sadako Sawamura, Eijirô Tôno, Teruko Nagaoka, Eiko Miyoshi, Haruo Tanaka, Akira Ôizumi, Fujio SugaPitch
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Acteurs :
- : Keitarô Hayashi
- : Tamiko
- : Heiichirô Fukui
- : Setsuko Arita
- : Kikue Haraguchi
- : Minoru Hayashi
- : Isamu
- : Midori Maruyama
- : Shige Ôkubo
- : Kayoko Fukui
- : Tomizawa
- : Toyoko
- : Mitsue Haraguchi
- : Tatsuzô
- : Akira Maruyama
- : Maître Itô
Equipe du film :
- : Yasujirô Ozu
- : Kôgo Noda
- : Yasujirô Ozu
- : Yûharu Atsuta
- : Yoshisaburo Seno
- : Tatsuo Hamada
- : Yoshiyasu Hamamura
- : Toshirô Mayuzumi
- : Shizuo Yamanouchi
- : Shochiku Films
- : Shôchiku Eiga
Dates :
- : 01/07/92
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Japanese
Bandes annonces et photos
Bandes annonces
Thèmes du film
Thèmes
Ils en parlent
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Les Inrockuptibles
" Ozu renoue, une fois n’est pas coutume, avec ses premières amours, la comédie  délaissée à la fin de sa carrière, axée sur le drame. Satire implicite du petit écran, vecteur de communication et d’incommunicabilité à la fois, facteur de dépendance et de discorde dans la cellule familiale (...)
Ce film sur la rétention de la parole, où le cinéaste fait un clin d’œil à un cinéma muet qu’il n’a quitté qu’à regret, a pour fonction de pointer du doigt les contraintes imposées aux individus par la société japonaise : la bienséance, les bonnes manières, l’hypocrisie et le non-dit. D’où la provocation suprême des deux petits héros, et leitmotiv burlesque du film : poser un doigt sur le front de l’autre et émettre simultanément un pet. Grève, rébellion et provocation que les enfants utilisent pour remettre la société des adultes à sa place, face à ses faux-semblants et à son besoin de parler pour ne rien dire. Il est clair que l’histoire du téléviseur est un simple prétexte.
Quant au style visuel du film, il emprunte une apparence farcesque et acidulée, des couleurs criardes et une musique festive. De quoi donner une bonne petite claque aux clichés habituels attachés à un cinéaste qui n’était pas l’ascète transcendantal qu’on croit. "
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Libération
" Bonjour est une curieuse histoire d'enfants frondeurs que Yasujiro Ozu tourne en couleurs en 1959. Le seul cinéaste à avoir jamais réussi ce mélange de mélodrame sec et de comique au vitriol, c'est Jacques Tati. Curieuse parenté, qui commence par une même utilisation de la musique, tristement allègre et sautillante (...) Jamais Ozu n'a été aussi loin dans son humour familial, à la fois audacieux et conservateur. Un chef d'oeuvre d'humour froid, serein et tranquillement désespéré. "
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Cahiers du Cinéma
" Ozu filme la grève des mots des enfants comme ailleurs on aurait filmé la grève des travailleurs dans une entreprise, à cette différence près que leur contestation est, de beaucoup, plus efficace : en singeant les comportements autoritaires des adultes, ils en restituent la vanité, leur propre soumission à la loi, et, plus férocement, vitupèrent l'oubli premier de cette soumission.
Paradoxalement, en prenant les parents en défaut, les enfants leur rappellent la vérité universelle de la loi et se montrent plus responsables qu'eux. Classe contre classe, si les enfants se comportent comme des adultes, les enfants ne sont jamais que des enfants (c'est d'ailleurs la litanie de la mère et de la dame patronnesse)."




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