Capturing the Friedmans
Réalisation
Acteurs
Avec David Friedman, Elaine Friedman, Seth Friedman, Arnold Friedman, Howard Friedman, Chuck Scarborough, Joseph Onorato, Jesse Friedman, Anthony Sgeugloi, Frances Galasso, John McDermottPitch
Voir la fiche technique
Acteurs :
- : le fils aîné
- : la mère
- : le fils cadet
- : le père
- : le frère dArnold
- : le benjamin
Equipe du film :
- : Andrea Morricone
- : Richard Hankin
- : Andrew Jarecki
- : Haut et Court
- : Fortissimo films
Dates :
- : 07/04/04
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Anglais
Bandes annonces et photos
Bandes annonces
Thèmes
Ils en parlent
-
Télérama
« ... moins une contre-enquête qu''une plongée dans un trouble qui ne pourra pas être dissipé. Avec un authentique instinct de cinéaste, le débutant Jarecki a vu, lui, ce qu''il fallait voir : la folie fascinante d'une famille détruite par ce qui était caché, mais qui n'arrêtait jamais, paradoxalement, de se mettre en scène, de se filmer, en super-8 ou vidéo (...) Le titre du film révèle là son ironie : on peut capturer les Friedman, les mettre sous les verrous, ils demeurent insaisissables. Le père, surtout. Devant la caméra familiale, il ne tombe le masque que pour en montrer un autre, continuant à jouer la comédie, à charmer ses enfants, fans inconditionnels, même après son emprisonnement (...) Livrée à notre jugement, cette matière brute, et brutale, est une mine de stupéfaction. »
-
Les Inrockuptibles
« Face à un tel tourbillon intime, recul et regard critique encourent le risque de s'émousser ou d'être malmenés. On a beaucoup reproché a Jarecki la manipulation des témoins par le montage, entre autres écarts éthiques. Procès abusif, me semble-t-il, en tout cas non équitable. Car tous ici, les Friedman, le réalisateur et le spectateur, sont trop fascinés par le pouvoir phagocyte de l''image pour pouvoir lui adjoindre un quelconque contrechamp ou contrepoison, se retrouvent enfermés dans la même délectation, forcement coupable. »
-
aden
" Il y a d’abord Jesse, un adolescent comme tant d’autres. Sur un film amateur, un peu sautillant, il présente son père qu’il adore. Puis les archives défilent, commentées par la mère : là, mon fils Seth ; là mon fils David. A la plage, à la maison… Presque une soirée diapos améliorée. Les images doivent bien avoir vingt ou trente ans. Et voilà David, aujourd’hui, qui raconte. « Ce n’était peut être pas le père idéal, mais voilà… » Derrière les clichés de cette famille unie, aisée et sans histoires, plane l’ombre d’un secret. En 1987, Monsieur et Madame Friedman s’apprêtaient à fêter Thanksgiving avec leurs trois fils. Mais ce soir là, la police a enfoncé leur porte, arrêté le père, retourné la maison et saisi des revues pornographiques. Monsieur Friedman est accusé d’avoir abusé ses jeunes élèves dans la cave où il leur dispensait des cours d’informatique. Comment cela a-t-il été possible ? Les membres de la famille, un policier, une juge… nous racontent ce qu’ils ont découvert. Ce qu’ils ont compris. Et comment ils l’ont interprété.
Chaque séquence du documentaire d’Andrew Jarecki montre une nouvelle facette de la vérité. Chacun croit ce qu’il peut - et ce qu’il veut. Le réalisateur enregistre les témoignages actuels, presque vingt ans après les faits (mais l’émotion est parfois intacte dans les voix qui s’étranglent), et puise en même temps dans un immense réservoir intime : tous ces films de famille que les Friedmans ont accumulé comme s’ils avaient déjà mis en œuvre un documentaire sur leur vie avant même l’avénement des journaux intimes sur internet et les émissions de télé-réalité. Car Les Friedmans ont l’habitude de se filmer, régulièrement, depuis toujours. Vacances, anniversaires, petits moments de la vie quotidienne en famille… la caméra super-8 a beaucoup tourné, remplacée ensuite par le caméscope. Jusque pendant le procès de Monsieur Friedman. Jusque dans les rebondissements morbides de l’affaire, lorsque l’un des frères est accusé à son tour d’avoir secondé son père dans ses perversions sexuelles.
On est un peu sonnés. Et perdus. Pendant une bonne partie du film, comme une enquête méthodique, témoignages, preuves, et recoupement nous persuadent d’une version de l’affaire. Puis, la « vérité » se nuance. Et se retourne. Et si cette vérité n’était pas la bonne ? Oui, mais il y a ce témoin, dans l’ombre. Oui, mais aussi cette incohérence dans les faits. Capturing the Friedmans ne cesse de passionner parce qu’il interroge sans relâche le spectateur. Sur le fonctionnement (prêt à dérailler) des familles. Sur le mensonge et l’idéalisation qui en est un socle normalement solide –avec son corollaire : la famille comme microcosme de notre société ? Sur le poids des images. Celles qu’on fabrique et celles qu’on subit. Sur la fragilité de la justice. Capturing the Friedmans est un documentaire qui ne vous lâche pas et ne laisse pas en paix. Donc, indispensable."










Vous en parlez