Films

L' Invitée de l'hiver{The Winter Guest}

Réalisation

De Alan Rickman - Royaume-Uni - 1997 - 1h48min

Pitch

Frances a perdu son mari. Sa mort lui a tout pris : la lumière qui éclairait ses photos, l'envie de vivre, de parler, d'écouter, d'aimer... Alex, lui se bat pour retrouver auprès de sa mère une place que son père, même disparu, occupe en totalité... Le premier long-métrage réalisé par l'acteur Alan Rickman (le Severus Snape de "Harry Potter", mais aussi "Truly, Madly, Deeply") est une belle variation sur le fil ténu des relations familiales, la douceur si près de la douleur, avec Emma Thompson irradiant le film de son regard inquiet et jouant le couple fille/mère... avec sa propre mère, comédienne.

Voir la fiche technique

Acteurs :

Equipe du film :

Dates :

Informations techniques :

  • : Couleur
  • : Long metrage
  • : Anglais

Bandes annonces et photos

On vous en parle

  • Se diriger vers l'horizon

    L'acteur Alan Rickman avait mis en scène, au théâtre, la pièce de Sharman MacDonald "L’invitée de l’hiver". Il l'a ensuite transposée au cinéma, réalisant ainsi son premier long-métrage. Le film a été tourné à Fife, en Ecosse, pendant...

    Lire la suite

Ils en parlent

  • Positif

    Positif

    " Autour de l’estuaire de Fife, le littoral écossais est pris sous la glace ; le village de pêcheurs au nom de conte de fées, Pittenweem, baigne dans une lumière de blancs bleutés austères. En l’espace de six heures, trois couples, chacun d’âge différent, chacun isolément, s’affrontent et se lient.
    Pour son premier film, Rickman, comédien expérimenté à la scène comme à l’écran, a fait appel à des talents considérables, ceux des interprètes Thompson et Law, ainsi qu’à son propre flair pour le graphisme et pour l’écriture.
    Noeud inaugural de la série de vignettes, la dialectique entre la mère fusionnelle et la fille rebelle donne, à travers l’articulation commune de la douleur du deuil, de la rage contre la vieillesse, le ton saccadé, hivernal. Le fils (et petit-fils) est éveillé, non sans mal, à la sexualité par une brune sulfureuse ; deux adolescents font l’école buissonnière ; tout de noir vêtues, Chloe et Lily sont des vétérans de l’enterrement, suivant avec délectation les corbillards de la région, saupoudrées de givre.
    Dans ce froid, le corps, affamé de chaleur, se proclame. L’appareil photo de la fille veuve, le télescope de la mère veuve seraient-ils des indicateurs, une mise en abyme invitant le spectateur à rechercher une présence féminine mais occultée qui donnerait à toutes ces ruptures, aux angoisses évoquées, une réponse éclairante ?..."

    Eithne O’Neill, Positif
  • Les Echos

    Les Echos

    " Ce premier film d’un comédien britannique, construit en petites touches impressionnistes, réunit Emma Thompson et sa mère dans la vie, Phyllida Law : un duo émouvant. C’est un petit port écossais, pris par les glaces. Même la mer, cet hiver-là, est gelée. Sur la lande enneigée, une vieille femme se hâte. A la fois maladroite et déterminée. Elle a du mal à retrouver son souffle, on a peur pour elle, mais elle ne tombe pas. Elle va rejoindre sa fille, Frances, à laquelle elle ressemble beaucoup. Et qu’elle vient, elle qui pourtant semble au bout du rouleau, réconforter. Parce que Frances a perdu son mari, qu’elle aimait passionnément, et que, malgré la présence de son fils adolescent, elle se laisse couler. Les deux femmes passeront la journée ensemble, dans le froid glacial, à se chipoter, à se retrouver. C’est tout. C’est tout et c’est beaucoup. Tiré d’une pièce d’une comédienne britannique, Sharman McDonald, le film, présenté en sélection officielle à Venise en 1997, est le premier long-métrage d’Alan Rickman, comédien de théâtre interprète notamment de Valmont dans Les Liaisons dangereuses, et de cinéma, et c’est, d’abord un film de comédien(ne)s : la mère, c’est magnifique dans l’obstination, la naïveté et la force de quelqu’un qui est à la fois au bord de la retombée dans l’enfance et de la sérénité de la fin de la vie, Phyllida Law, qui a créé le rôle au théâtre. Et sa fille qui est aussi sa fille dans la vie réelle, c’est, célébrissime depuis son oscar pour Retour à Howard’s end et ses rôles dans Les Vestiges du jour, Au nom du père, Carrington et Raison et sentiments, Emma Thompson. Mère et fille ont ici, cette complicité frondeuse, lasse et incompressible qui ne peut venir que de la vraie vie. Mais la prestation de deux magistrales interprètes ne suffirait pas à expliquer le charme de ce film lent et sans «histoire». Il y a, aussi, le décor, insolite (le film a été tourné à Fife, en Ecosse), où l’on a l’impression d’être enveloppé par un froid qui crèverait l’écran. Et, tout au long de cette journée au bout du désespoir, de la solitude, de l’ennui et de l’hiver de l’âme, les menues aventures des autres personnages : Alex, le fils, rencontre son premier amour, une Nita audacieuse qui le drague et le pousse dans ses retranchements de grand timide ; deux vieilles dames, Chloe et Lily, se rendent, comme chaque jour, à leur rendez-vous préféré, un enterrement, et deux gamins font l’école buissonnière et se retrouvent sur la plage glacée pour parler des petits et grands mystères de l’existence. Humour, sensibilité et pudeur sont au rendez-vous. Et en dépit de sa nonchalance, de sa maladresse parfois, ce film en forme de patchwork impressionniste émeut, et malgré sa tonalité hivernale fait finalement chaud au coeur."

    Annie Coppermann, Les Echos
  • Télérama

    Télérama

    " C'est fou ce qu'un simple mille-feuilles vous rassure sur votre existence ! Dans ces séquences, on n'est pas loin d'une cruauté insidieuse, jamais morbide, presque drôle si on aime l'humour décalé. En témoigne aussi le début du film : l'arrivée de la mère chez sa fille ; la façon dont Phyllida Law investit l'appartement, tout en soliloquant, alors qu'Emma Thompson, exaspérée à l'idée de devoir lui montrer sa nouvelle coiffure, exaspérée de la savoir là, tout simplement, se réfugie dans la salle de bains, puis dans sa baignoire, illusoire refuge...
    Avec ce premier film, Alan Rickman (on l'a vu, comme acteur dans Truly, Madly, Deeply, d'Anthony Minghella, et dans Raison et sentiments, d'Ang Lee) témoigne d'un don certain pour l'étrange..."

    Pierre Murat, Télérama

Vous en parlez

A propos de

  • Alan Rickman

    Cet épatant comédien britannique est né le 21 février 1946, à Londres. Il a appris le graphisme au Royal College of Art, puis a bifurqué vers la comédie...

    En savoir plus

Affiche

L' Invitée de l'hiver

Produits

Location

  • windows
  • mac
  •  (1.1 GB)

Notes

6/10

Restez connectés sur UniversCiné

Newsletter

Top

Top des ventes

Communauté

Faites votre cinéma

  • elPoto au sujet de : Le Voyage aux Pyrénées

      7/10

    Assez rigolo dans le genre loufoque mais aussi poétique et sensuel. Merci les frères Larrieu.