L' Odeur de la papaye verte{Mùi du du xanh}
Réalisation
Acteurs
Avec Thi Lôc Truong, Man San Lu, Yên-Khê Tran Nu, Lam Huy Bui, Keo Souvannavong, Anh-Hoa Nguyen, Thi-Thanh-Tra Nguyen, Ngoc Trung Tran, Xuan-Thu Nguyen, Vantha Talisman, Hoa Hôi VuongPitch
Voir la fiche technique
Acteurs :
- : la mère
- : Mui à dix ans
- : Mui à vingt ans
- : le médecin
- : Trung
- : a vieille Thi
- : Maï
- : le père
- : l'antiquaire
- : Thu
- : Khuyen
Equipe du film :
- : Anh Hung Tran
- : Anh Hung Tran
- : Benoît Delhomme
- : Michel Guiffan
- : Nicole Dedieu
- : Jean-Pierre Roques
- : Jean-Philippe Abril
- : Alain Nègre
- : Nicolas Cambois
- : Tôn-Thât Tiêt
- : Adeline Lecallier
- : Alain Rocca
- : Christophe Rossignon
- : Ministère de la Culture et de la Communication
- : Sacem
- : Fondation GAN pour le cinéma
- : La Sept Cinéma
- : Procirep
- : Eric Dangremont
- : Lazennec
- : Fondation GAN pour le cinéma
- : CNC - Centre National de la Cinématographie
- : Canal +
- : SFP Cinéma
Dates :
- : 09/06/93
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Vietnamese
Bandes annonces et photos
Bandes annonces
Thèmes
Bonus
Ils en parlent
-
Télérama
"Les exilés gardent leur pays incrusté si profondément en eux qu'ils peuvent le recréer dans n'importe quel coin du monde. Pour son premier film, Tran Anh Hung a reconstruit, dans les studios de Bry-sur-Marne, une rue de Saïgon et une grande maison verte aux portes coulissantes, dans la cour de laquelle pousse un papayer. Et c'est hallucinant de vérité. Dès la première image une petite fille, dans la nuit, sous la pluie, cherche une maison qu'elle ne connaît pas , on sent la moiteur et la touffeur. Nous sommes en Extrême-Orient, et c'est tout juste si n'affleurera pas, tout à l'heure, l'odeur de la papaye verte. (...)
Par les yeux de la petite Mui, entrée comme servante à l'âge de 10 ans, nous allons regarder vivre une famille de trois enfants et en découvrir peu à peu le secret. Un regard, ça se promène. Tran Anh Hung promène donc sa caméra au ras des choses et des gens en de longs travellings latéraux. Et c'est beau même si, parfois, une maladresse change la poésie en procédé. C'est beau, parce que ces lents travellings nous laissent le temps de nous imprégner d'une civilisation qui n'est pas la nôtre. C'est beau, surtout, parce qu'ils dessinent les chemins de la mémoire. L'histoire sans histoires de cette petite servante n'a rien à voir, apparemment, avec celle de Tran Anh Hung. Pourtant, l'émotion qui passe, discrètement, dans un plan, dans un geste, remonte, c'est sûr, du plus profond de ses souvenirs. Et la séparation, dix ans plus tard, de la petite servante et de sa maîtresse qu'elle aimait comme sa mère n'est-elle pas l'image de l'exil vécu par le réalisateur, loin de la mère patrie ?"











Vous en parlez
Et pourtant ce genre de beauté n'est pas ma tasse de thé ! Mais là, je craque. La moindre perle de sueur transpire du film comme si elle glissait sur ma peau, tous les sens sont convoqués : on écoute, on sent, on inhale littéralement, cette histoire si anodine qu'elle en devient exceptionnelle. J'aimerai vivre là, dans ce temps suspendu. Cela me changerait des crotales et des big mac.
Toute la grâce du Vietnam. l'harmonie et l'équilibre. La gourmandise et l'humour.
Délicat, agréable, mais un peu esthétisant.