Films

L' Odeur de la papaye verte{Mùi du du xanh}

Réalisation

De Anh Hung Tran - Viêt Nam - 1992 - 1h40min

Pitch

Saigon, dans les années 1950. Mui est une petite servante de dix ans venue de la campagne, née dans une famille au père volage et abandonnant. Dix ans plus tard, elle est devenue une belle jeune femme et a donné un enfant à son maitre. Il lui a appris à lire mais ici, dans les allers retours entre le jardin et la maison, la servitude et l'amour se mêlent inextricablement. Des âmes aux fleurs, des sentiments à la faune, tout est imprégné de l'humidité, de la chaleur et de l'odeur de la papaye verte. Caméra d'or au Festival de Cannes 1993.

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Acteurs :

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Dates :

Informations techniques :

  • : Couleur
  • : Long metrage
  • : Vietnamese

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    Télérama

    "Les exilés gardent leur pays incrusté si profondément en eux qu'ils peuvent le recréer dans n'importe quel coin du monde. Pour son premier film, Tran Anh Hung a reconstruit, dans les studios de Bry-sur-Marne, une rue de Saïgon et une grande maison verte aux portes coulissantes, dans la cour de laquelle pousse un papayer. Et c'est hallucinant de vérité. Dès la première image ­ une petite fille, dans la nuit, sous la pluie, cherche une maison qu'elle ne connaît pas ­, on sent la moiteur et la touffeur. Nous sommes en Extrême-Orient, et c'est tout juste si n'affleurera pas, tout à l'heure, l'odeur de la papaye verte. (...)

    Par les yeux de la petite Mui, entrée comme servante à l'âge de 10 ans, nous allons regarder vivre une famille de trois enfants et en découvrir peu à peu le secret. Un regard, ça se promène. Tran Anh Hung promène donc sa caméra au ras des choses et des gens en de longs travellings latéraux. Et c'est beau ­ même si, parfois, une maladresse change la poésie en procédé. C'est beau, parce que ces lents travellings nous laissent le temps de nous imprégner d'une civilisation qui n'est pas la nôtre. C'est beau, surtout, parce qu'ils dessinent les chemins de la mémoire. L'histoire sans histoires de cette petite servante n'a rien à voir, apparemment, avec celle de Tran Anh Hung. Pourtant, l'émotion qui passe, discrètement, dans un plan, dans un geste, remonte, c'est sûr, du plus profond de ses souvenirs. Et la séparation, dix ans plus tard, de la petite servante et de sa maîtresse qu'elle aimait comme sa mère n'est-elle pas l'image de l'exil vécu par le réalisateur, loin de la mère patrie ?"

    Claude-Marie Trémois, Télérama

Vous en parlez

  • 28/04/11 | John Wayne
      10/10

    Et pourtant ce genre de beauté n'est pas ma tasse de thé ! Mais là, je craque. La moindre perle de sueur transpire du film comme si elle glissait sur ma peau, tous les sens sont convoqués : on écoute, on sent, on inhale littéralement, cette histoire si anodine qu'elle en devient exceptionnelle. J'aimerai vivre là, dans ce temps suspendu. Cela me changerait des crotales et des big mac.

  • 22/08/10 | archimalaka
      8/10

    Toute la grâce du Vietnam. l'harmonie et l'équilibre. La gourmandise et l'humour.

  • 17/05/10 | elPoto
      5/10

    Délicat, agréable, mais un peu esthétisant.

A propos de

  • Anh Hung Tran

    Vietnamien né en 1962, réfugié France en 1975, Tran Anh Hung s’est imposé comme l’homme de la douceur et de la violence mêlées...

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L' Odeur de la papaye verte

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9/10

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  • Joclène au sujet de : La Marseillaise

      9/10

    Je l'ai vu il y a bien des années, c'est un film extraordinaire, plein d'enthousiasme, de lyrisme et qui nous rappelle les grands épisodes de la Révolution de 1789 sans complaisance mais qui nous apporte un souffle de liberté, d'espoir...