Les Adolescentes {I Dolci inganni}
Réalisation
Acteurs
Avec Catherine Spaak, Jean Sorel, Marilù Tolo, Christian Marquand, Milly, Juanita Faust, Antonella Erspamer, Giovanna Pignatelli, Oliviero PrunasPitch
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Acteurs :
- : Francesca
- : Renato
- : Margherita
- : Enrico
- : la contesse
- : Maria Grazia
- : la princesse
- : princesse Lavinia
- : Eddy
Equipe du film :
Dates :
- : 19/07/61
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Italien
Bandes annonces et photos
Bandes annonces
Thèmes du film
Thèmes
Ils en parlent
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Le Canard enchaîné
" Tout cela pouvait donner une oeuvre ridicule et ennuyeuse. Alberto Lattuada en a fait un spectacle supportable en dépit de quelques longueurs inutiles et de gros plans inutilement cochons. Avec une vérité étonnante -il faut dire qu'elle à l'age de Francesca- Catherine Spaak exprime les émois de la sensualité naissante... "
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Combat
" Un tel sujet, malheureusement, échappe rarement au scabreux et ce n'est pas le prétexte d'un reportage pseudo scientifique (qui n'a jamais été dans les intentions de Lattuada) qui peut justifier un générique de dix minutes sur l'éveil au désir d'une adolescente arrachée à son sommeil. Pour rafraîchissants, pudiques et inconscients que soient les mouvements lascifs de Catherine Spaak, il y a de la part de Lattuada certaine provocation qui n'est que complaisance à l'égard du “spectateur-voyeur”.
Le but de propos de Lattuada est de nous montrer que la découverte du désir, et son assouvissement, n'impliquent pas l'éveil à l'amour.
Comme dans Guendolina (…) il y a dans Les Adolescentes des notations psychologiques d'une grande finesse et des trouvailles cinématographiques qui compensent beaucoup de naïvetés du scnéario. Le plan de l'ascenseur qui emporte Catherine Spaak vers la terrasse d'un bel hôtel particulier romain où l'attend Christian Marquand, est d'une grande beauté plastique (…) Il y a aussi les randonnées en voiture dans une campagne romaine inhabituelle, qui n'est pas celle des week-ends conventionnels des touristes..."
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Carrefour
" De tous les constats de désintégration, Les Adolescentes est le plus accompli, le plus mûr. Tout y est vu lucidement, c'est-à-dire avec intelligence, bien sûr, mais surtout avec foi. Le rythme même est celui d'une respiration de batracien, ralentie, oppressée, en pleine mutation. Par l'univers qui s'y coule, considérons ce film comme un témoin de notre temps (…)
Le film d'Alberto Lattuada se déroule en une journée. Il va vite. Il est simple. Il est pathétique. Il est étonnant (…) Alberto Lattuada a réalisé une petite fresque magistrale. Tout se passe comme par enchantement, avec une tendresse inouïe pour le thème et une hypersensibilité fort troublante (…) On ne peut qu'être subjugué dès le premier plan qui, d'emblée nous indique que l'ensemble se place sur un niveau cosmique (chaque image le prouve discrètement, détruisant tout délire d'interprétation). Finalement, la grande tendresse de ce film, c'est l'angoisse vraie qu'il distille, sans masochisme, sans dialectique inutile (style Godard), une angoisse moderne tout simplement. Tout ce qui est montré possède une existence lyrique, les lumières de la ville, les humains sans âme ou plutôt l'ayant perdue, et la bande musicale, admirable de justesse." -
Le Figaro
" Je ne crois pas que l'on puisse démontrer sur un tel sujet scabreux un tact aussi bien mesuré.
Les deux épilogues interchangeables créent une brume de précautions ambigües. On regrettera ce défaut d'autant plus que l'ouvrage abonde en qualités presque toujours émouvantes et délicates.Cinéaste judicieux, homme sensible et pondéré, Lattuada nous expose avec une pudeur exceptionnelle ce drame de l'éveil des sens chez une adolescente. Il ne se borne pas à l'étude psychologique – et l'on pourrait dire clinique – des troubles de la jeune fille prête à se métamorphoser en femme.Il observe l'héroïne, ses méditations, ses désirs modérés mais lancinants, ses curiosités vagabondes, ses imprudences, avec une tendresse lucide. Il compose à son sujet un joli poème où l'on découvre une inspiration comparable à celle de Colette mais soumise au lento proustien." -
L'Express
" Une franchise voyante (…) un film pour vieux messieurs."




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Vivent Les Adolescentes !