" Gabriel Auer a su éviter le manichéisme et la surenchère dans l'horreur pour s'attacher surtout aux aspects psychologiques du problème : la lente érosion de la personnalité des prisonniers. Film à écriture distanciée, Les yeux des oiseaux dissèque le fonctionnement de deux institutions : le pénitencier avec ses gardiens et ses médecins à la botte du régime, plus pervers que brutaux, et la Croix Rouge avec ses fameuses règles de neutralité qui empêchent d'aider réellement les victimes, car ses envoyés ne peuvent soigner que les plaies visibles sans avoir les moyens de s'attaquer au vrai fléau : le fascisme."
Raphael Bassan, La Saison cinématographique 1984
" Le film de Gabriel Auer, avec son implacable rigueur,
son jeu tellement convaincant met bien à "l'intérieur" de la prison et
des coeurs. Enfermé, le spectateur ne peut fuir."
, La Croix