Nuages de mai{Mayis sikintisi}
Réalisation
Acteurs
Avec Emin Ceylan, Muzaffer Özdemir, Fatma Ceylan, Mehmet Emin Toprak, Muhammed Zimbaoglu, Sadik IncesuPitch
Voir la fiche technique
Acteurs :
- : le père de Muzzafer
- : Muzzafer, le réalisateur
- : la mère de Muzzafer
- : Saffet
- : Ali
- : Sadik
Equipe du film :
Dates :
- : 21/03/01
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Turkish
Bandes annonces et photos
Bandes annonces
Thèmes
Ils en parlent
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Le Monde
"Nuages de mai, c'est le sacre du printemps arraché au spleen du temps qui passe, la sainteté des pères incarnée dans l'œuvre des fils : cela s'appelle la grâce."
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Les Echos
"... les séquences défilent lentement, au gré d'un temps qui s'étire, et l'on est, d'emblée et jusqu'au dernier plan (sublime), fasciné. Miracle du cinéma...
De quoi s'agit-il ? De rien, ou presque. Un homme est derrière la fenêtre. Gros plan, moins sur l'homme que sur le rideau. La rue est presque déserte. Une lettre arrive. C'est l'annonce du résultat d'un examen. Il tâte la lettre, au café, lentement, ne l'ouvre pas tout de suite...
On ne sait pas qui il est. Mais on n'a plus envie de le quitter (...)Et puis il y a la forêt. Le minuscule bout de forêt où le père de Muzaffer va, depuis toujours, se réfugier, communier avec la terre. Ces arbres, ils lui appartiennent, ils représentent cinquante ans de sa vie, il les arrose quand le soleil tape trop fort, il les aime, et voilà que le cadastre veut les lui confisquer, que des bûcherons s'apprêtent à les abattre. Le vieil homme part en guerre. Il se battra, jusqu'au bout. Lui qui ne voulait pas faire l'acteur, il accepte de tourner, dans la clairière, au pied de ces troncs marqués des ronds rouges qui les désignent au sacrifice. Au petit matin, quand le film est fini, tout le monde part. Il reste. Le soleil se lève.
Et le spectateur reste assis, la gorge nouée, saisi par la beauté de ce plan, et du film tout entier, magnifique hymne à la nature, pudique hommage à la vieillesse, véritable concentré de grâce."
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L'Humanité
" ... la richesse de Nuages de mai ne tient pas seulement au fait que son auteur sait se tenir à la juste distance de ce et de ceux qu’il filme. Il parle aussi d’un monde paysan qui s’éloigne, de l’attrait pour la grande ville et les rêves de gadgets qui peuvent hanter des gosses. Bref, de la Turquie, telle qu’elle est aujourd’hui, et qui n’est pas la seule à être ainsi.
Il en parle avec un amour pour la terre, pour les arbres marqués pour l’abattage qui n’a d’égale que la respectueuse tendresse qu’il témoigne à l’égard de cet homme à la fin de sa vie, à cette femme énergique, son père et sa mère. Un film qu’il sera difficile d’oublier..."

















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