Pas de larmes pour Joy (Poor Cow){Poor Cow}
Acteurs
Avec Carol White, Terence Stamp, Queenie Watts, Kate Williams, John Bindon, Geraldine Sherman, Stevie King, Laurie AspreyPitch
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Ils en parlent
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Le Monde
"Ce premier long métrage de cinéma de Kenneth Loach (1967) ne fut distribué en France qu'après le succès de son troisième film, Family Life. C'est un portrait de jeune femme paumée une « pauvre cloche », selon le titre original d'une étonnante vérité. Une fiction sur une vie misérable tournée dans un style proche du reportage, avec une critique sociale implicite. La musique est de Donovan."
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L'Humanité
"La force du cinéaste vient de ce qu’il ne tombe jamais dans la caricature misérabiliste. L’héroïne parvient à se détacher des malheurs qui l’accablent en luttant au jour le jour. La caméra, et derrière elle Ken Loach, aime Joy et cela se ressent. Un premier film important à regarder de toute urgence car on ne l’a guère vu en France depuis sa sortie confidentielle en 1973."
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Télérama
" C'est l'histoire d'une lutte au quotidien, celle d'une femme libre, féministe sans le savoir, qui refuse de se laisser broyer par la vie. Il y a du Ladybird dans ce parcours, qui devient exemplaire à force de banalité. Tout Ken Loach est déjà là : son goût pour les gens simples et sa capacité à scruter la vérité des êtres au détour de scènes en apparence anodines... Sans l'excuser, sans s'apitoyer, Loach regarde Joy et l'aime, dans toute son imperfection. Comme elle le fait dès le premier plan du film, Joy hésite fréquemment entre le rire et les larmes. Question de nature : mais au plus noir de la vie, bien vite, la joie (joy en anglais) reprend le dessus. Carol White est magnifique et Terence Stamp, dans un second rôle de tendre voyou (...) est tout à fait étonnant..."
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Positif
" ... l'image est accompagnée d'une façon intermittente par deux sorte de commentaire : un commentaire dit par l'héroïne, et l'on croit suivre une confession, un commentair constitué par les chansons de Donovan. Les deux commentaires n'entretiennent pas toujours les mêmes rapports avec l'image. Le récit est, de plus, entrecoupé par des inserts qui paraissent rapporter des phrases de Joy et qui remplissent plusieurs fonctions : ils forment des têtes de chapitres qui organisent le récit ; ils forment aussi une réflexion sur l'action par leur caractère détaché. Enfin le récit aboutit à un interrogatoire de l'héroïne. L'image et la séqueence sont donc toujours intégrées dans un réseau complexe qui tend à supprimer le romanesque -il n'y parvient pas toujours - et qui multiplie les points de vue (...)
La composition de certains plans, qui concernent la vie de Joy, forment contraste avec l'aspect peu apprêté de la plupart. ils figent une image type semblable à un tableau proche de l'école flamande par l'éclairage qui fait ressortir les objets d'un fond uniformément brun, ou semblable à un chromo pour calendrier ou reveue féminine (...)























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