Police Python 357

Réalisation

France - 1976 - 2h05min

Pitch

L'inspecteur Ferrot mène, en province, une vie calme et rangée, toute entière tournée vers son métier et son unique passion : celle des armes à feu. Lorsque sa maîtresse, Sylvia, est retrouvée assassinée, il mène logiquement l'enquête. Mais tous les indices mènent vers lui ! Peu à peu, il est contraint d'accumuler les "preuves" de sa culpabilité... Passionné de musique et de polars, Alain Corneau s'inspirait pour son deuxième log-métrage des films de Fritz Lang, Don Siegel, des polars urbains américains paranoiaques des années 1970, Sam Peckinpah et du roman de Kenneth Fearing, "La Grande Horloge" dont il n'avait pu acheter les droits. Dès sa sortie, "Police Python 357" fut distingué de la production courante : consécration d'un scénario sans faille, d'une mise en scène précise où le suspense est fondé sur une intense tension psychologique (l'enquête se confond avec une quête d'identité), et où l''interprétation est magistrale (dans un rôle secondaire, Simone Signoret, se révèle, soudain, comme la clé de voûte -amoureuse- de toute l'histoire). Avant "Série Noire" et "Le Choix des armes", Corneau signait déjà l'un des films majeurs du cinéma noir à la française.

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Dates :

Informations techniques :

  • : Couleur
  • : Long metrage
  • : Français

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  • Cinéma

    Cinéma

    "... L'homme perd toute identité et, se confondant peu à peu avec cette violence qui fait corps en lui, ne peut plus s'exprimer que par des objets, indispensables intermédiaires à son besoin de détruire. Le Colt, bien sûr, mais aussi le cendrier avec lequel Ganay tue Sylvia, la montre donnée à Ferrot, le miroir caché derrière la boiserie, la lampe à souder qui permet à Ferrot de saccager l'appartement de Sylvia, les pansements qui font office de masque, sont autant de pierres jetées au milieu de ce marais humain, pour baliser une impitoyable descente aux enfers. Et, à la fin, Ferrot, totalement identifié à son Python, n'est plus que violence aveugle, prête à toute les récupérations."

    Frantz Gevaudan, Cinéma
  • Le Nouvel Observateur

    Le Nouvel Observateur

    " "Bourré d'idées explosives et fascinant comme un lac gelé, le film d'Alain Corneau ne laisse rien ignorer au spectateur mais exige de lui une complicité distante (...) Dominé par un Montand superbe, voici le chef-d'oeuvre du film policier français."

    29/03/76, Le Nouvel Observateur
  • Ecran

    Ecran

    " Alain Corneau affermit encore, dans son second film, l'originalité et la solidité de son métier d'auteur de film noir et se pose désormais dans ce domaine en possible héritier - et le seul- de Melville. De l'hommage mi-sérieux, mi-ironique au thriller américain qu'était France S.A., il se hausse cette fois aux dimensions d'une tragédie psychologique qui doit d'abord son exceptionnelle densité à un remarquable scénario en tous points digne des meilleurs auteurs américains (...) Le redoutable revolver qui donne son titre au film est un peu l'instrument du destin : c'est l'arme absolue du tir au poing; c'est aussi une sorte de foudre jupitérienne (...) On a évidemment remarqué que Ferrot, comme Oedipe, découvre que son enquête conduit à lui-même, qu'il se défigure au vitriol tout comme le héros antique s'aveuglait (...)

    Ces résonances mythologiques ne sont pas arbitrairement plaquées par le scénariste sur ce qui ne serait qu'une banale affaire policière : elles ne sont d'ailleurs perceptibles que pour ceux qui peuvent les lire. Par contre, le côté "lutte des classes" sera sensible à tout un chacun dans cet affrontement entre la richesse sûre de l'impunité et l'extraction sociale plus que modeste qui se sent suspecte avant même d'être accusée. Ainsi piégé dès le départ par sa conscience sociale, l'inspecteur s'enferre dans une conduite de plus en plus en folle (...)

    La mise en scène d'Alain Corneau est d'une rigueur et d'une vigueur exemplaire, sans aucune concesssion au spectaculaire. Son refus du romantisme comme du naturalisme lui confère une place à part..."

    Marcel Martin, Ecran

Vous en parlez

  • 03/02/10 | Catetierre_Seizeneuf
      8/10

    Très très prenant ! excellent suspense. La surprise vient du coté très méthodique de la "machination" et surtout l'arrière plan mythologique , très subtilement dessiné derrière les personnages (l'enquête qui aveugle, au sens propre; signoret en Parque lointaine...). Je me rappelais d'un bon polar seventies; à le revoir aujourd'hui, c'est bien plus que cela. Avec en plus, la nostalgie de revoir montand, signoret, françois périer. TB.

A propos de

  • Alain Corneau

    Né en 1943, à Meung-sur-Loire, Alain Corneau fait une entrée discrète mais très remarquée dans le monde du cinéma français en 1974 avec un film audacieux...

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Police Python 357

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  • l.ef au sujet de : L'Âge des possibles

      10/10

    Le film de mes 20 ans. Quelle heureuse surprise de le revoir.