Police Python 357
Acteurs
Avec Yves Montand, Simone Signoret, François Périer, Stefania Sandrelli, Gabrielle Doulcet, Mathieu Carrière, Vadim Glowna, Claude Bertrand, Serge MarquandPitch
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Acteurs :
- : Inspecteur Marc Ferrot
- : Thérèse Ganay
- : Commissaire Ganay
- : Sylvia Leopardi
- : La vieille aux chats
- : L'inspecteur Ménard
- : L'inspecteur Abadie
- : Le marchand de cochons
- : Le rouquin
Equipe du film :
Dates :
- : 31/03/76
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Français
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Cinéma
"... L'homme perd toute identité et, se confondant peu à peu avec cette violence qui fait corps en lui, ne peut plus s'exprimer que par des objets, indispensables intermédiaires à son besoin de détruire. Le Colt, bien sûr, mais aussi le cendrier avec lequel Ganay tue Sylvia, la montre donnée à Ferrot, le miroir caché derrière la boiserie, la lampe à souder qui permet à Ferrot de saccager l'appartement de Sylvia, les pansements qui font office de masque, sont autant de pierres jetées au milieu de ce marais humain, pour baliser une impitoyable descente aux enfers. Et, à la fin, Ferrot, totalement identifié à son Python, n'est plus que violence aveugle, prête à toute les récupérations."
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Le Nouvel Observateur
" "Bourré d'idées explosives et fascinant comme un lac gelé, le film d'Alain Corneau ne laisse rien ignorer au spectateur mais exige de lui une complicité distante (...) Dominé par un Montand superbe, voici le chef-d'oeuvre du film policier français."
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Ecran
" Alain Corneau affermit encore, dans son second film, l'originalité et la solidité de son métier d'auteur de film noir et se pose désormais dans ce domaine en possible héritier - et le seul- de Melville. De l'hommage mi-sérieux, mi-ironique au thriller américain qu'était France S.A., il se hausse cette fois aux dimensions d'une tragédie psychologique qui doit d'abord son exceptionnelle densité à un remarquable scénario en tous points digne des meilleurs auteurs américains (...) Le redoutable revolver qui donne son titre au film est un peu l'instrument du destin : c'est l'arme absolue du tir au poing; c'est aussi une sorte de foudre jupitérienne (...) On a évidemment remarqué que Ferrot, comme Oedipe, découvre que son enquête conduit à lui-même, qu'il se défigure au vitriol tout comme le héros antique s'aveuglait (...)
Ces résonances mythologiques ne sont pas arbitrairement plaquées par le scénariste sur ce qui ne serait qu'une banale affaire policière : elles ne sont d'ailleurs perceptibles que pour ceux qui peuvent les lire. Par contre, le côté "lutte des classes" sera sensible à tout un chacun dans cet affrontement entre la richesse sûre de l'impunité et l'extraction sociale plus que modeste qui se sent suspecte avant même d'être accusée. Ainsi piégé dès le départ par sa conscience sociale, l'inspecteur s'enferre dans une conduite de plus en plus en folle (...)
La mise en scène d'Alain Corneau est d'une rigueur et d'une vigueur exemplaire, sans aucune concesssion au spectaculaire. Son refus du romantisme comme du naturalisme lui confère une place à part..."





Vous en parlez
Très très prenant ! excellent suspense. La surprise vient du coté très méthodique de la "machination" et surtout l'arrière plan mythologique , très subtilement dessiné derrière les personnages (l'enquête qui aveugle, au sens propre; signoret en Parque lointaine...). Je me rappelais d'un bon polar seventies; à le revoir aujourd'hui, c'est bien plus que cela. Avec en plus, la nostalgie de revoir montand, signoret, françois périer. TB.