Série noire
Acteurs
Avec Patrick Dewaere, Bernard Blier, Myriam Boyer, Marie Trintignant, Jeanne Herviale, Andreas Katsulas, Charlie Farnel, Jack JourdanPitch
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Acteurs :
- : Franck Poupard
- : Staplin
- : Jeanne
- : Mona
- : La tante
- : Andréas Tikidès
- : Marcel, l'inspecteur de police
- : L'entraineur
Equipe du film :
Dates :
- : 25/04/79
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Français
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Thèmes
Ils en parlent
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Le Monde
" ... Jamais film n'aura mieux mérité son titre. D'abord parce qu'il est adapté d'un livre paru dans la célèbre collection créée par Marcel Duhamel. Ensuite parce que Jim Thompson, auteur de ce livre, avait un goût marqué pour le sarcasme désespéré, les situations paroxystiques, les héros promis dès leur passage sur cette terre à la damnation. Enfin parce que Georges Pérec, scénariste, et Alain Corneau, réalisateur, n'ont pas cherché à édulcorer la « noirceur absolue » du roman de Thompson, son caractère dérisoire et totalement absurde, et qu'ils ont fait de leur film un étrange ballet où valsent, dans la crasse, le sang et le stupre, le minable et pathétique Frank Poupart, ses complices et ses victimes. "
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Le Point
" Difficile de trouver les mots, les phrases exactes pour décrire ce que l'on ressent physiquement après Série noire, tant on en sort épuisé, lessivé... Comme si l'on avait réellement participé à tout ce qui vient de se dérouler sur l'écran. Comme si l'on avait vraiment mené avec Patrick Dewaere, en même temps que lui, cette course haletante qui, par son lyrisme du sordide, sa poésie du dérisoire, renvoie directement à la fuite vertigineuse de Richard Widmark dans Les Forbans de la nuit... Mêmes personnages fantomatiques, étrangers à ce qui les entoure, prisonniers de leurs rêves, même angoisse métaphysique. "
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Pariscope
" II y a un fort remugle célinien dans ce voyage au bout de la boue, dont on ne revient pas immaculé. On est déconcerté, perturbé, fasciné ou irrité par des personnages dont on ne sait rien, mais dont on devine beaucoup... Série noire, tradégie moderne débordant d'une sensibilité à laquelle on s'accorde ou on ne s'accorde pas, est un grand moment de cinéma... "
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Télérama
" ... Ce désespéré minable vomissant ses états d'âme "s'englue dans ses contradictions, croit à ses propres mensonges, sachant, sans vouloir le savoir, que rien ne tient debout dans toute son histoire, mais y allant tout de même jusqu'au bout", comme le dit Georges Perec, dont le travail d'écriture et d'adaptation est ici admirable et qui a su faire de chaque dialogue un savoureux duel oratoire.
On a compris que Série noire est un film qui "parle gras, sent la sueur et la crapule". Alain Corneau a su transcrire au cinéma l'ambiance poisseuse, la ronde infernale et cruelle des "polars" américains (...) Révant du côté de Thompson, bien sûr, mais aussi de James Hadley Chase, d'Horace Mac Coy, de James Cain et David Goodis... (...) Corneau poétise à la Céline, mélangeant rire et terreur, et faisant de ce portrait-vérité des bas fonds quotidiens un théâtre de gestes où Patrick Dewaere donne sa pleine mesure. Il possède une science sidérante du comportement lyrique terre-à-terre.
Série noire cligne de l'oeil vers le mythe (...) Au dernier plan du film, les amoureux de ce morne enfer s'étreignent. Blousés par l'humanité entière, proies faciles d'un vil maître chanteur, promis par leurs acets déments à la damnation éternelle. Série noire est-il, pour reprendre une expression de Marcel Duhamel, une "apologie de l'abomination ou un réquisitoire contre les vacheries du monde ?". La noirceur infinie de ces "songes dans un ruisseau" parle d'elle-même."












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