Tomboy
Réalisation
Acteurs
Avec Zoé Héran, Malonn Lévana, Jeanne Disson, Mathieu Demy, Sophie Cattani, Yohan Ventre, Noah Ventre, Cheyenne Lainé, Ryan BonbeleriPitch
Voir la fiche technique
Acteurs :
- : Laure/Michaël
- : Jeanne
- : Lisa
- : le père
- : la mère
- : Vince
- : Noah
- : Cheyenne
- : Ryan
Equipe du film :
Dates :
- : 20/04/11
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Français
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Bandes annonces
Thèmes
Ils en parlent
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Le Monde
" Par petites touches impressionnistes, un jeu de non-dits qui pousse le spectateur à projeter ces situations d'enfance sur les malentendus, complexes ou calvaires vécus par des adultes, la comédie de Céline Sciamma vire quasiment au drame existentiel. Le détonateur de l'enfermement dont sera victime Laure/Michaël est déclenché par les adultes.
Ici, ce n'est plus un jeu, comme dans le Sylvia Scarlett, de George Cukor (1935), où Katharine Hepburn se déguisait en garçon. L'obligation de porter une robe devant ses camarades vire à la blessure, à l'avilissement. Tomboy est un film sur l'apprentissage de la cruauté, comme l'était [le premier film de Céline Sciamma], Naissance des pieuvres, où une gamine faisait de la natation synchronisée pour être intronisée dans un groupe et approcher une belle blonde, fausse lolita, par désir. Déjà Céline Sciamma déclinait la difficulté pour une fille d'enterrer son soutien-gorge, sondait l'intolérance vis-à-vis de l'homosexualité, ou tout simplement vis-à-vis des protocoles sociaux."
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Télérama
" Mais voici le plus troublant : une fois établi que Laure est une fille, on continuera à « croire » en Michaël, comme les mômes du quartier. En ce sens, le film devient un passionnant traité de mise en scène, autant dire d'illusionnisme. De même que Céline Sciamma fait d'emblée exister, avec les moyens d'une petite production, la famille et les enfants qu'elle filme, Laure se montre experte à faire vivre Michaël, et avec trois fois rien. Un bermuda, des baskets, une expression de petit dur, de temps en temps. Le ruban rose que sa mère lui donne comme collier porte-clé ? Elle le remplace aussitôt par un lacet de couleur neutre. Elle observe que les garçons ôtent leur T-shirt et crachent pendant qu'ils jouent au foot ? Elle en fera autant le lendemain, après essais devant le miroir.
C'est l'ivresse et les affres de la création que l'on partage avec elle, poussée, dans le secret de sa chambre, à améliorer toujours plus la « véracité » de Michaël. Un après-midi de piscine se profile avec sa nouvelle bande d'amis : on la regarde, non sans effroi, fabriquer un slip de bain à partir d'un maillot de fille une pièce et glisser à l'intérieur de la pâte à modeler, façonnée en sexe masculin. Est-ce que ça marchera ? Est-ce qu'ils y croiront ? Et s'ils découvrent l'artifice, qu'arrivera-t-il ? Le film devient un thriller, un concentré d'angoisses et de terreur, alors qu'il n'y a à l'image que des enfants chahutant dans l'eau sous le soleil."
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Libération
"Comme dans un film de flic infiltré dans la mafia, le halètement de Tomboy tient à une série de casse-tête pour que le corps de Laure ne trahisse pas la psyché de Michaël. (...) Le meilleur du film est dans la turbulence de ses retournements : la spirale vertigineuse du mensonge qui n’est pas que souci, mais aussi franche rigolade. Surtout lorsque Jeanne, la petite sœur de Laure, Shirley Temple brune et beaucoup plus peste, devenue complice du subterfuge de sa sœur, navigue à vue entre gentil chantage au silence et surenchère de mythomanie."











Vous en parlez
Peut-être génial une fois passées les quinze premières minutes - personnellement je n ai pas réussi à tenir jusque-là.
Très touchant comme histoire...