Tout est pardonné

Réalisation

Pitch

En quatre saisons de la vie, des jardins viennois à la campagne de Corrèze, l'union et la désunion d'un couple déchiré par la drogue, jusqu'aux retrouvailles de leur enfant avec son père si longtemps invisible... Un premier film pudique et déchirant, prix Louis Delluc 2007.

Actions utilisateurs

Voir la fiche technique

Acteurs :

Equipe du film :

Dates :

Informations techniques :

  • : Couleur
  • : Long metrage
  • : Allemand

Bandes annonces et photos

Bonus

On vous en parle

Ils en parlent

  • Le Monde

    Le Monde

    "... les mots manquent pour définir l'admiration sans réserve que suscite ce film. Maturité ? Maîtrise ? Mesure ? Sans doute, encore que ces vocables font injure à la jeunesse et au tremblé de cette oeuvre. Elégance, limpidité, profondeur seraient plus opportunes pour caractériser la stupéfiante justesse de la mise en scène, aussi précise, sensible et fulgurante qu'un rayon laser (...)

    Comment une telle émotion peut émaner d'une oeuvre à ce point dénuée de pathos et au style si transparent ? Trois éléments, fortement liés, oeuvrent à ce résultat. Le rapport très audacieux au temps, où des ellipses impressionnantes voisinent avec le développement d'instants pas nécessairement forts mais toujours évocateurs.

    Le récit essentiel qui en résulte, selon une trame lacunaire qui s'accorde elle-même à la conscience subjective et parcellaire qu'en ont les personnages. L'extraordinaire justesse enfin des acteurs qui incarnent ces personnages, depuis Paul Blain (Victor) jusqu'à Constance Rousseau (Pamela adolescente), justesse d'autant plus grande que ce film ne juge pas ses personnages mais se nourrit des raisons de chacun.

    Le reste, qui est sans doute l'essentiel, tient au sentiment qui a inspiré ce récit à Mia Hansen-Love, où il entre autant de lucidité que de beauté, mais de cette sorte de beauté qui est la plus rare : celle de l'âme."
    Jacques Mandelbaum, Le Monde
  • Cahiers du Cinéma

    Cahiers du Cinéma
    " Tout est pardonné, qui n’a pas le moindre signe apparent de « film politique », est pourtant un rigoureux agencement de questions de liberté, au nom d’idéaux d’autant plus beaux qu’ils ne sont jamais statufiés mais toujours perçus « à la marge », comme à l’extrême bord d’un champ de vision qui ne semble focalisé que sur une « petite histoire de famille ». Il faut un art très exact et délicat de la mise en scène, de la composition de chaque plan, du rythme de déplacement des corps, de la modulation des voix, de la distance aux visages, pour faire advenir ainsi, sans jamais le dire, combien les tristes mésaventures d’un beau jeune adulte un peu mou, de sa méritante jeune femme, de leur petite fille devenue plus grande sont récits de vie (et de mort) pour chacun.

    Il faut, par exemple, y convoquer cette extrême simplicité de la narration, qu’on pourrait résumer d’un seul trait : filmer chaque scène comme si elle était la première et la dernière, comme si le sort du monde entier pouvait s’y jouer, comme si elle était tout le film. Tout est pardonné comporte très peu de « scènes clés » ou de climax, la « clé » est de croire que chaque moment de l’existence peut être d’une égale dignité, que tout se joue sans cesse, qu’on peut filmer un repas d’anniversaire, une promenade au jardin, une conversation au bistrot entre copines avec la même urgence, la même nécessité, la même disponibilité - y compris à l’égard de personnages qui n’apparaîtront que quelques secondes dans le film - que si le « destin » des personnages s’y jouait. Cette relation au monde, aux personnages, à l’histoire, rappelle Rozier et Eustache, sans doute, elle trouve ici une tonalité particulière, un peu plus en recul encore que du côté de Philippine ou du Père Noël. Elle laisse passer plus d’air, se donne comme encore plus accueillante à ce qui fait la texture et la couleur des instants. Plutôt que de simplicité, il aurait sans doute fallut dire « concrètement ». Le film fuit du plus loin tout ce qui ressemble à une métaphore ou à une généralité. Une feuille est une feuille, une famille est une famille, un visage est un visage..."

    Jean-Michel Frodon, Cahiers du Cinéma
  • Libération

    Libération

    "Il y a ici, dans la façon de marcher, de parler, de dialoguer, de chuchoter, de zigzaguer, un hommage naturel et non forcé aux grands insaisissables : Bergman, Garrel, (...) Comme chez eux, la maturité consiste ici à dire la fugue et ne lui faire aucun reproche. Comme film, il est à son tour irréprochable."

    Philippe Azoury, Libération
  • Libération

    Libération

    "... Les silences et les blancs laissés tels quels dans le cheminement d'un récit qui a la même élégance lacunaire qu'un livre de Stifter ou de Modiano. La fragilité des individus, leur désir de liberté et les erreurs qu'ils commettent au nom de ce désir, le sentiment du temps perdu et le bricolage hédoniste que cette perte entraîne vaille que vaille, la cinéaste affleure ses thèmes sans les imposer, plutôt comme Victor, l'air de rien, en douce.

    Si l'on cherche des filiations à Mia Hanson-Løve, critique aux Cahiers du cinéma, il faut regarder du côté de Philippe Garrel et Jean Eustache. L'impression d'un flottement au coeur des dialogues avec ce léger décalage dans la voix comme si les phrases allaient s'inscrire devant leur bouche tels les phylactères des enluminures est une marque de fabrique eustachienne dans sa peinture du désenchantement post-68, la Maman et la Putain. L'époque des seventies est remplacée par un présent qui ici paraît antidaté, encore trempé des suées froides de la révolte, toujours fidèle à l'idéal d'une existence affranchie (...)  La dernière partie tournée dans le Limousin ouvre le film sur des paysages d'été, d'une opulence et d'un calme absolu. L'élégance de la mise en scène, le choix des cadrages, des couleurs deviennent plus évidents encore. Et le film, dédié à la mémoire d'Humbert Balsan, se clôt sur quelques vers du romantique allemand Joseph von Eichendorff : «Ce qui décline aujourd'hui, fatigué/Se lèvera demain dans une renaissance/Bien des choses restent perdues dans la nuit/Prends garde, reste alerte et plein d'entrain !»

    Didier Péron, Libération
  • Télérama

    Télérama

    " Une sensation de clarté domine, étrangère à tout pathos (...) C’est dans un calme singulier que les sentiments sont mis à nu. Un calme intemporel – même l’image du shoot d’héroïne dans le bras de Victor échappe à la dramatisation. Un cycle est à l’œuvre, quatre chapitres associés à quatre saisons. Le déclin de l’automne et le gel de l’hiver pour le père ; l’espérance du printemps et la pleine maturité de l’été pour Pamela. Des jardins viennois à la campagne de Corrèze, on se promène beaucoup, à plusieurs souvent, dans Tout est pardonné. La promenade est toujours sinueuse et c’est Victor qui est devant. Lorsqu’il vient à manquer, sa fille se doit de tracer son chemin toute seule. Chemin escarpé mais verdoyant, prometteur de vie."

    Jacques Morice, Télérama

Vous en parlez

  • 10/03/12 | elPoto
      4/10

    Bof, bof. Les acteurs sont très beaux, mais inexistants, sans chair (sauf Carole Franck, toujours chouette). On se barbe.

A propos de

  • Mia Hansen-Løve

    Scénariste, réalisatrice, actrice française, née en 1981, Mia Hansen-Løve débute sous le regard d'Olivier Assayas et s'impose dans un registre où la sensibilité...

    En savoir plus

Affiche

Tout est pardonné

Produits

Location

  • windows
  • mac
  •  COMPATIBLE

Achat

  • windows
  •  COMPATIBLE
    WINDOWS UNIQUEMENT
UniversCinŽ maintenant disponible sur FreeboxTV, tablette et smartphone android, mac et pc et TV connectŽe

En ce moment

Restez connectés sur UniversCiné

Newsletter

Top

Top des ventes

  • 1 Tabou

    de Miguel Gomes
    à partir de 4.99€
    Tabou
  • 2 The Master

    de Paul Thomas Anderson
    à partir de 4.99€
  • 3 Les Invisibles

    de Sébastien Lifshitz
    à partir de 4.99€
  • 4 Foxfire

    de Laurent Cantet
    à partir de 4.99€
  • 5 Pure

    de Lisa Langseth
    à partir de 4.99€

Communauté

Faites votre cinéma

  • tanguys au sujet de : Tabou

      6/10

    dommage... c’est en 4:3 et non en 16:9...